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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 13:17

    Steph,

    Vous avez bien vu Irlande dans le texte- paru dans le Wall Street Journal- de Roubini. C’est bien et c’est vrai.

    S’inspirer de ce qu’écrit Roubini ne signifie pas reprendre ce qu’il a écrit et le copier en le collant ici. C’est pour cela que j’ai mis l’Italie pour le I majuscule.

    La raison en est simple et limpide : l’Italie est bien plus « engoncée » dans la crise actuelle et son importance est bien plus essentielle dans la situation actuelle. D’ailleurs, Roubini, qui est un économiste, mais que l’on peut ne pas copier sans réfléchir, indique aussi que l’Italie est dans une situation inquiétante du fait de la NON-FIABILITE de ses comptes publics.

    L’Irlande (du Sud) est en effet elle aussi bien en difficulté, mais son rôle est quelque peu secondaire dans ce chaos, quoique les aides au vote oui au Traité européen aient participé de la dégradation générale de la zone euro et cacher un certain temps des problèmes de fond.

    Sur les chiffres que vous citez, il est bon de préciser deux choses puisque vous évoquez avec raison la fiabilité :

    1- Ces déficits publics sont les pourcentages par rapport au PIB du pays, et non par rapport au budget des Etats cités.

    2- Ce sont les données officielles qui sont, pour le moment, sujettes à la plus grande prudence vu la tendance générale des Etats de la zone euro à camoufler par des artifices comptables les données réelles.

    Bien cordialement,




  • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 13:05

    Zen,

    On peut évoquer les agences de notation, mais ce ne sont pas elle qui produisent la crise. A la limite, on peut considérer qu’elles peuvent aggraver les choses, mais elles n’en sont pas les génitrices.

    Bien amicalement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 12:37

    Lemiamat,

    Bien sûr, sortir de la zone euro, abandonner l’euro, est possible, voire même la probabilité la plus évidente en conséquence de la crise actuelle, même si les textes européens ne rendent pas la chose aisée.

    Ceci étant, la zone euro, privée de tous les Etats qui sont en-dehors des lignes jaunes fixées par ces textes, cela signifie 0 membre dans la zone euro, l’Allemagne glissant elle aussi rapidement vers les mêmes problèmes que les pays dits du Sud.

    En clair, le Titanic coule avec tout le monde ou personne.

    Le fait est que le Titanic coule et que, comme dans tout naufrage maritime, le sauvetage s’organise autour des femmes et des enfants d’abord -pays déjà au bord de la faillite-, puis des hommes et membres de l’équipage (pays dits du Nord et BCE).

    Bref, l’euro-Titanic sombre, mais personne ne veut couler bas avec lui.

    Comme personne ne veut ORGANISER dès maintenant une sortie maîtrisée et préparée de la fin de l’euro, le risque est que tous se précipitent aux canots de sauvetage en même temps, ce qui pourrait avoir des conséquences dramatiques.

    C’est maintenant qu’un plan avec une structure ad hoc est nécessaire pour gérer la fin prévisible de l’euro et de sa zone.

    C’est là le sens de cet article pour les politiques.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 11:49

    Lemiamat,

    Une monnaie commune à 16 Etats, cela signifie que tout le monde est sur le bateau qui coule, Allemagne incluse.

    Personne ne peut, sur un bateau qui sombre, dire : « je suis Allemand, donc je ne coulerai pas avec le navire ».

    Toute la zone euro est en crise, et cette crise est aussi, de facto, celle de l’Allemagne.

    Séparer les passagers du Titanic entre PIGS et « vertueux » n’a aucun sens dès lors que c’’est le bateau entier qui fait naufrage ?

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 11:43

    Lemiamat,

    La zone euro est une entité monétaire d’un genre particulier, qui ne peut se comparer en tous points avec un Etat disposant de sa propre monnaie indépendante.

    Ceci étant, la monnaie est un outil économique essentiel et les théories économiques les plus habituelles (qu’elles soient fondées sur le marxisme ou le libéralisme) lient un Etat avec une monnaie propre, laquelle bien sûr n’appartient pas au peuple (celui-ci l’utilise), mais laquelle monnaie est « gérée » (pour simplifier) par l’Etat et sa banque centrale.

    La BCE n’a pas du tout les fonctions habituelles, traditionnelles, d’une Banque centrale d’Etat. Notamment parce qu’elle n’est pas l’émanation d’un Etat, ni d’ailleurs de 16 Etats, mais une entité indépendante des choix politiques nécessaires au devenir de la société.

    Autrement dit, la BCE est une aberration au sens strict et sur de nombreux plans. Sa fonction première est de bien concrétiser le transfert du pouvoir des Etats, donc des politiques élus, au profit des errements libérés de ce qui est appelé « les marchés ».

    La BCE est donc le point de départ d’un processus de crise inévitable depuis le début. L’euro est son enfant, conçu pour permettre aux « marchés » d’agir à leur guise complète au détriment de 16 Etats, 325 millions de personnes, de leurs emplois et économies, bref de les pousser vers un désastre programmé.

    BCE et euro sont liés comme un nouveau-né à sa mère : ils sont indissociables.

    Croire que l’euro a une fonction autre que de favoriser les spéculations financières au détriment de l’économie réelle dans sa zone d’influence, cela revient à expliquer à des crédules naïfs qu’un monstre économique et politique (la BCE) aurait enfanté par miracle un ange blanc, probable faiseur de miracles incompréhensibles.

    Bien cordialement,

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