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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 4 février 2010 00:22

    Alchimie,

    Si vous avez vu que l’euro protège contre les variations de valeur du pétrole ou d’autres matières premières, sans méchanceté aucune, vous ne devez pas payer votre essence , votre gaz ou vos métaux très souvent.

    Une monnaie indépendante dont la Banque Centrale répond aux décisions des autorités politiques, a des capacités de protection, avec d’autres inconvénients, que l’euro n’a pas.

    Le cas du dollar américain, du RMB chinois ou NT$ taïwanais est exemplaire sur ce point.

    Si cela ne vous apparaît pas évident, c’est que les faits passés ne vous ont pas encore dessiller les yeux des menonges passés sur les supposées vertus de l’euro qui sont en réalité l’exact opposé de la réalité.

    Mais, votre commentaire prend une saveur ici très surréaliste et déconnectée des faits les plus manifestes.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 4 février 2010 00:14

    Ba,

    Votre analyse est rigoureuse et imparable.

    Concernant maintenant les possibilités matérielles pour le FMI d’aider la Grèce, et demain d’autres Etats, j’avoue la perplexité pour deux motifs :
    1- les capacités financières du FMI qui risque aussi de voir ses fonds moins abondés dans un futur proche pour des raisons évidentes que la crise mondiale en développement génère.
    2- Si le FMI intervient- et sous quelles conditions politiquement et socialement génératrices de problèmes internes en Grèce même-, ce sera un appel d’air pour les autres pays dans un état similaire ou proche. En clair, si le FMI intervient, aura-t-il ensuite les moyens et la volonté politique de financer d’autres déficits publics BIEN PLUS LOURDS ? Et encore si oui, quelles pourraient être les exigences du FMI sur les Etats et sur la BCE derrière eux ?

    Pour synthétiser, une intervention du FMI pour le cas de la Grèce serait-il en fait un engagement dans un processus plus dangereux encore, mettant en danger à terme le FMI, sans pour autant régler la crise qui progresse ?

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 4 février 2010 00:05

    Bigre,

    Ce que vous exprimez sur l’ampleur du déficit budgétaire est très intéressant et riche au niveau argumentaire.

    J’avoue que j’avais cru que les choses expliquées dans l’article n’étaient pas assez claires. En fait, avec la lumière très pertinente que vous apportez, je m’aperçois que l’article aurait en effet dû intégrer un ratio budget-déficit, afin de permettre une meilleure mesure et compréhension des problèmes abordés.

    Je vous remercie sincèrement de votre commentaire ici d’une très grande pertinence. Je retiens cet élément de ratio avec son efficacité pédagogique pour les lecteurs et commentateurs.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 22:44

    BA,

    Nouriel Roubini n’est pas un spécialiste de la très complexe et parfois illisible législation européenne et surtout celle qui régit la BCE, mais c’est un des meilleurs connaisseurs des processus économiques mondiaux, bien plus compétents que les « économistes » français dont l’un des gros défauts est d’être directement dépendants d’établissements bancaires et/ou des autorités politiques, ce qui ne garantit pas une indépendance de pensée et d’analyse véritablement en phase avec des réalités constatées par les autres qui travaillent pour des structures de recherches et de réflexion libres.

    C’est donc dans ce contexte qu’il vient de donner son avis- en général pertinent et clair- sur la crise de l’euro : il accorde entre un à deux ans à l’euro avant son effondrement ou naufrage (en anglais : collapse), ou un éclatement de l’union monétaire.

    Lien : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601085&sid=aQCWfCxlcvv8

    Venant d’un économiste qui a prévu tant de faits qui sont effectivement arrivés, les quelques « euroistes » aveugles et sourds devraient se poser de légitimes et urgentes questions...

    On apprend aussi ce soir que la dette actuelle de la Grèce (corrigée des falsifications découvertes, calculée en pourcentage de son PIB, se monte à 120% de ce dernier. Donc, pour faire simple, disons que la dette publique de la Grèce est à 2 fois le taux autorisé par l’UE et les règles posées par la BCE pour faire partie de la zone euro !

    Nouriel Roubini estime aussi que les banques européennes ont encore beaucoup d’actifs pourris qu’elles n’ont pas montrés. Exemple qu’il donne : la Société Générale. banque française privée. Il estime aussi que d’autres Etats européens vont suivre l’exemple de la Grèce et que la crise va devenir incontrôlable, ou impossible à juguler dans le cadre de la zone euro avec ses règles.

    D’autres experts, notamment en Asie, partagent son opinion et vont même parfois plus loin en accusant carrément l’euro d’avoir été créé comme une arme monétaire pour enrichir les plus riches en UE, appauvrir les pauvres et faciliter la désindustrialisation des Etats membres de l’UE. Pour eux, l’euro a été- avec le recul des faits- un outil qui a été une aide formidable aux spéculations, notamment dans l’immobilier et le système financier fictif.

    Il semble que les spécialistes du monde entier ouvrent les yeux sur le genre spécial d’outil que l’euro est et a été. Et en France ?

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 février 2010 22:03

    Bigoudi 7,

    Voilà ce qu’en économie, on appelle un commentaire à la fois hors sujet et décalé des réalités vivantes, doublé d’un raisonnement binaire d’une pauvreté affligeante et d’un mépris envers les autres lecteurs et commentateurs qui n’est pas très sain.

    Mais, pour le plaisir de relever vos incongruités amusantes :
    - les frontières inter-européennes, qui, depuis 1954, ont été assez ouvertes entre les 6 premiers Etats fondateurs de la CECA, ont été totalement ouvertes -aux seuls citoyens des Etats de l’UE- bien avant la constitution de la zone euro. Le rapport invoqué est donc sans objet. Signalons que les étrangers hors UE sont eux de moins en moins accueillis et de plus en plus mal, soit dit en passant sur le caractère international de l’UE.
    - la différence qui existerait entre les générations en Europe sur l’UE et l’euro est un mythe amusant quand on s’intéresse aux sondages sur ces sujets. Mais, il est aussi vrai qu’asséner sans preuves, ni chiffres, est un droit qui est libre, ici comme ailleurs.
    - quant à l’euro, formidable outil d’efficacité et de liberté, les jeunes des 27 pays ont peut-être une vision un peu plus réaliste, avec la précarité massive et les taux de chômage 18-30 ans qui oscillent, officiellement (donc largement sous-estimés) entre 25 et 70% selon les pays ! Sans parler des perspectives de salaires en baisse avec un pouvoir d’achat qui s’écroule, de retraites qui reculent et diminuent sans cesse, de dettes qu’ils auront à payer pour les fautes commises maintenant et auparavant....

    Etre un seul individu et parler au nom de toute une génération donnée ( sans préciser ses limites exactes), génération européenne très pluraliste qui ne vous a pas mandaté(e), est à la fois présomptueux, vain et ici très égotiste.

    A tous âges, malheureusement, il existe des gens qui croient que leur opinion est celle du monde entier. Ils font erreur. Comme vous ici.

    Bien cordialement,

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