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Pierre93

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  • Pierre93 14 mars 2010 15:06

    C’est une constante de la politique des USA de contrôler tous les organismes « internationaux », FMI, OMC, ONU, AIEA, etc... pour donner une apparence démocratique à leur politique Impériale. C’est brillamment décrit par Jean ZIEGLER dans ses différents ouvrages.



  • Pierre93 14 mars 2010 12:57

    Pendant que le « Monde Occidental » est dominé par les USA, eux-même dominés par leurs lobbies-militaro-Industriel (Irak, Afghanistan, Pakistan, bientôt Iran) et Financier (Goldman Sachs), la Chine avance.

    " Modèle ou pas, la Chine suit sa propre voie

    Alors que la Chine a effectué une très bonne performance pendant la crise financière, la pire que le monde ait connue depuis la Grande Dépression des années 1930, sa trajectoire de développement, qui se résume comme modèle chinois, est devenue l’un des sujets les plus fascinants pour les économistes et les universitaires.

    QU’EST-CE QUE LE MODÈLE CHINOIS ?
    Cette phrase est issue d’un ouvrage qui s’appelle « Consensus de Beijing » (« Beijing Consensus »), et elle est utilisée pour résumer la montée du « miracle chinois » au cours des dernières décennies. Joshua Cooper Ramo, un universitaire né aux Etats-Unis, est convaincu que la Chine avait une voie de développement qui convenait aux conditions de la nation et aux besoins de la société, car elle vise l’équité sociale et la croissance de qualité.

    Son explication dans « Consensus de Beijing » indique que ce qui se passe actuellement en Chine pourrait servir de modèle non seulement pour la Chine elle-même, mais pourrait être aussi une occasion de refaire l’ensemble du développement international, de l’économie, de la société, et par extension, de la politique dans le monde.

    Ramo a donné trois caractéristiques principales, qui sont les signes distinctifs du «  modèle chinois », ou le consensus de Beijing, - une volonté implacable d’innover et d’expérimenter, une défense des frontières et des intérêts nationaux sans compromis, et l’accumulation très réfléchie de la projection de puissance et des outils asymétriques.

    Beaucoup d’économistes ont attribué le succès économique de la Chine à une combinaison d’approches non conventionnelles du développement - une combinaison de régimes de propriété mixte, l’intervention du gouvernement à chaque étape des réformes et l’esprit d’expérimentation.

    Zhang Yu, professeur à l’Ecole de l’Economie à l’Université Renmin de Chine, a indiqué que le concept du « modèle chinois », se répand aux systèmes de base et aux mesures politiques que la Chine avait adoptées dans le cadre de la réforme et de l’ouverture au cours des trois dernières décennies, notamment la réforme économique, le développement et l’ouverture économique combinée au socialisme avec des caractéristiques chinoises.

    UN MODELE CHINOIS ?
    Dans le dictionnaire, le mot « modèle » est défini comme « une norme ou un exemple à imiter ou à comparer » Peut-on appeler « modèle » la voie de développement de la Chine ?

    Depuis que la Chine a entamé sa réforme et son ouverture en 1978, le pays est resté déterminé à se frayer un chemin qui est propre à lui en se servant de la méthode surnommée « traverser la rivière à tâtons ». Le sens de cet idiome, c’est de libérer l’esprit des gens, réformer et devenir innovant.

    A la suite de cette idéologie, la Chine a connu une transformation d’une société fermée ou semi-fermée vers une société qui s’intègre complètement dans le paysage mondial, d’une économie agricole vers une économie industrielle et d’une économie planifiée vers une économie de marché. Par ailleurs, durant ce processus de transformation, la Chine a vraiment construit sa propre voie, a déclaré Zhou Ruijin, l’ancien rédacteur en chef adjoint du Quotidien du Peuple, le journal officiel du Parti communiste de Chine.

    Au cours des trois dernières décennies, l’économie chinoise a connu un taux de croissance annuel d’environ 10%. En 2008, le pays a dépassé l’Allemagne pour devenir la troisième puissance économique mondiale après les Etats-Unis et le Japon. En 2009, elle a dépassé l’Allemagne en devenant le premier exportateur du monde.

    En plus de l’essor économique, la Chine a vu réemployés 30 millions de travailleurs, qui ont été licenciés, 50 millions de paysans partis dans les villes de la campagne, et 120 millions de travailleurs ruraux qui subsistent entre les villes et les campagnes. Toutefois, « la Chine a réussi à maintenir sa stabilité pendant la transition sans connaître de véritables turbulences, ce qui fait refléter le miracle dans son modèle de développement », a indiqué Zhou.

    Toutefois, Zhao Qizheng, qui est membre de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) et porte-parole de la session annuelle du Comité national de la CCPPC actuellement en cours, n’est pas d’accord avec le concept du modèle chinois. « Le cas de la Chine est une expression plus appropriée, car le terme « modèle » signifie quelque chose qui peut être échantillonné ou copié », a indiqué Zhao. « Cependant, la Chine n’a jamais voulu être un exemple pour qui que cela soit ».

    Li Junru, l’ancien vice-président de l’Ecole du Parti communiste chinois du Comité central, a fait écho du point de vue de Zhao, en affirmant que «  La Chine est toujours impliquée dans le processus de réforme et de développement, et son système n’a pas été finalisé, ni mis au point complètement ».

    « C’est contra-factuel et dangereux de fixer un modèle chinois dans telles circonstances », a déclaré Li, qui est également membre du CCPPC.

    LA POURSUITE DE LA REFORME
    Malgré les débats houleux dans le milieu universitaire, le gouvernement chinois garde un profil bas sur la question.

    Ce genre de débats – « modèle ou pas » et « exportable ou non » - n’influera aucunement sur la détermination de la Chine à élaborer et poursuivre son propre cours, selon les analystes.

    Martin Jacques, l’auteur de « Quand la Chine dirige le monde » (« When China Rules the World »), a déclaré que la conscience des difficultés à affronter en Chine était « très impressionnante ».

    « Je pense que la Chine a été extraordinairement auto-disciplinée, consciente et attentive sur la façon dont elle s’est comportée, notamment depuis la fin des années 1970, le début de la période des réformes », a-t-il indiqué.

    La psychologie aiderait le développement à long terme de la Chine, car le pays était encore en développement avec plusieurs défis et incertitudes qui lui sont posés, a-t-il indiqué.

    Bien que la Chine ait réussi à récupérer, la crise financière a également révélé des problèmes qui sont profondément enracinés dans l’économie chinoise, et de ce fait, la restructuration de l’économie pour qu’elle soit plus orientée sur le marché intérieur reste une tâche urgente pour le gouvernement chinois.

    «  La Chine va approfondir les réformes dans les secteurs clés et s’efforcera à faire de nouvelles avancées », a déclaré le Premier ministre Wen Jiabao dans son rapport d’activité du gouvernement, qui a été présenté à l’Assemblée populaire nationale, l’organe législatif suprême du pays.

    « Les réformes que nous entreprenons sont complètes, avec notamment des transformations dans les systèmes économiques et politiques, ainsi que des changements que nous effectuons dans tous les autres secteurs », a déclaré Wen.

    Le Premier ministre s’attend à ce que l’année 2010 soit « une année cruciale mais complexe » pour la Chine, car le pays continue à lutter contre la crise financière tout en transformant ses modes de développement économique."
    Source : Le quotidien du peuple en ligne





  • Pierre93 14 mars 2010 09:46

    Un nouveau problème va se poser pour les Israéliens maintenant qu’il est devenu territorialement impossible de créer un Etat Palestinien, que faire des indigènes Palestiniens, les mettre dans des réserves ?

    « Un État palestinien est devenu impossible »

    Par Adrien Jaulmes
    06/01/2010 | Mise à jour : 17:15

    Réactions(351)

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    Sari Nusseibeh en mai 2009, lors d’une cérémonie à l’université de Louvain. Crédits photo : AFP
    INTERVIEW - Pour le pacifiste palestinien Sari Nusseibeh, Israël n’aura bientôt d’autre choix que d’intégrer sa population arabe.

    Sari Nusseibeh, doyen de l’université al-Qods à Jérusalem et intellectuel palestinien engagé, avait été l’auteur en 2002 d’un plan de paix cosigné avec Ami Ayalon, ex-chef du Shin Bet, le service de sécurité israélien.

    LE FIGARO. - La question de Jérusalem, qui a ressurgi en 2009, ne complique-t-elle pas la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens ?

    SARI NUSSEIBEH. - Tout le monde n’a eu de cesse de reporter la question de Jérusalem. On redécouvre soudain que c’est sans doute le principal problème. Et aussi que les données de ce problème ne sont plus les mêmes. Alors que les négociateurs travaillaient dans leur bulle à une solution de paix, la ville a profondément changé : la situation de 1967 n’existe plus aujourd’hui, et le partage est devenu beaucoup plus difficile.

    Quels sont ces changements ?

    Géographiquement, la surface de l’agglomération est passée de 20 km² à 50 km² : dans cette grande Jérusalem, les Israéliens ont construit à l’est 13 nouveaux quartiers, où vivent à présent 250 000 Juifs, reliés entre eux par des voies rapides. Ils entourent les secteurs arabes de Jérusalem-Est et les séparent les uns des autres. Les Israéliens ont aussi créé de toutes pièces le concept de la « cuvette sainte », qui regroupe le quartier musulman de la Vieille Ville et les quartiers avoisinants, qui forment le noyau de la Jérusalem arabe. Ils y mènent une politique active d’expulsions, de destructions et d’expropriations, rendant de plus en plus difficile une éventuelle partition de Jérusalem.

    La solution de deux États est pourtant soutenue par le monde entier ?

    En 1967, l’un des premiers partisans de la solution à deux États était Uri Avneri (figure historique de la gauche pacifiste israélienne). Il n’avait à l’époque aucun soutien. Quatre décennies plus tard, ses idées ont eu un immense succès, puisqu’elles sont aujourd’hui partagées par le monde entier, jusqu’au président américain. Mais, pendant ce temps, la possibilité de créer deux États s’est évanouie. Même si je n’exclus pas la possibilité d’un miracle, je ne considère personnellement plus cette perspective comme réalisable.

    C’est le résultat de la politique de colonisation israélienne ?

    Les Israéliens ont appliqué en Cisjordanie la même politique qu’à Jérusalem. Cette extraordinaire ingéniosité coloniale s’est faite au détriment des populations. Les sionistes ont réussi en termes de béton et de macadam, de ce point de vue, ils existent. Mais en ce qui concerne la chair et le sang, ils restent des étrangers. Plus ils réussissent à bétonner, moins ils parviennent à créer une vraie démocratie et à s’enraciner dans la région.

    Que vont devenir les Palestiniens sans État ?

    Nous sommes toujours là, et c’est un paradoxe : en 1948, les Israéliens voulaient créer un État sans Palestiniens, et ils étaient presque parvenus à les chasser. En 1967, leur victoire a réunifié les réfugiés avec ceux qui étaient restés en Israël. Nous étions dispersés, ils nous ont réunis. Les Israéliens sèment leur propre échec par leurs succès. La colonisation de Jérusalem et de la Cisjordanie, qui rend impossible une solution à deux États, va obliger Israël à cohabiter avec une importante population arabe et à remettre en cause son système démocratique.

    Pourquoi les Palestiniens ont-ils échoué ?

    Nous avons échoué, c’est vrai, en partie à cause de notre incapacité à négocier, ou à comprendre la négociation, et en partie à cause de notre corruption. Pis encore, en jouant à la politique, en courant après un État, nous avons laissé se dégrader de façon considérable les conditions de vie de notre population. Il y a vingt ans, les Palestiniens de Gaza n’avaient aucun droit politique, mais ils pouvaient se rendre en Cisjordanie, ou même à Tel-Aviv, pour y travailler, aller à la plage, au restaurant. Mais nous avons aussi échoué à cause de l’autre partie, qui ne voulait rien nous donner. Aujourd’hui, la dynamique israélienne va à l’encontre de toute concession. Ils ne voient plus la nécessité d’un compromis. Les Israéliens ne pensent plus que de façon machiavélique, considérant que la force est la seule chose importante, qu’elle est la seule garantie de leur survie. Pourquoi seraient-ils intéressés par des négociations ?

    Votre plan de paix conçu avec Uri Avneri est-il encore réalisable ?

    J’en ai proposé plusieurs ! Le meilleur était sans doute celui que j’avais envisagé dans les années 1980, en demandant qu’Israël annexe purement et simplement les Territoires palestiniens. Au lieu de ça, ils ont pris le territoire, mais nous ont laissés sans droits. J’ai donc travaillé, avec Ami Ayalon, sur la solution de deux États. Nous nous étions mis d’accord autour de six principes, que nous avions choisis parmi les concessions les plus douloureuses, pour que tout le monde les voie bien et que les gouvernements soient contraints à les accepter. Jérusalem figurait parmi ces points. C’est à cette époque que Mahmoud Abbas a signé la Feuille de route, en 2003. Je pensais déjà que c’était une erreur.

    Que préconisez-vous aujourd’hui ?

    Le dernier plan que j’ai proposé est une lettre que j’ai envoyée il y a six mois à Obama et à George Mitchell. Je leur propose d’arrêter immédiatement des négociations devenues inutiles : toutes les questions ont été plus ou moins réglées, ne restent que les points insolubles. À la place, les États-Unis devraient proposer eux-mêmes la solution aux problèmes restants. Chaque camp proposerait ce plan par référendum à sa population. Le vote aurait lieu le même jour, et la réponse serait conditionnée à l’acceptation de l’autre partie.

    Quelle perspective reste-t-il aux Palestiniens ?

    Ma prochaine proposition sera de demander à Israël de nous annexer, en nous acceptant comme des citoyens de troisième catégorie. Les Palestiniens bénéficieraient des droits élémentaires, le mouvement, le travail, la santé, l’éducation, mais n’auraient aucun droit politique. Nous ne serions pas des citoyens, seulement des sujets.



  • Pierre93 13 mars 2010 15:46

    Pour ceux qui s’intéressent à essayer de comprendre ce qui se passe en Israël, outre la lecture des écrits de l’historien Juif Israélien Shlomo SAND, il est aussi important de s’intéresser aux manoeuvres Britanniques lors de la 1ére guerre mondiale qui ont promis à la fois l’indépendance aux Palestiniens et la Palestine aux Sionistes.-----------------------

    Arthur Balfour Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
    Arthur Balfour

    Arthur James Balfour (25 juillet 184819 mars 1930), 1er comte de Balfour, Premier ministre du Royaume-Uni et chef du parti conservateur, célèbre pour son action en tant que ministre des Affaires étrangères pendant la Première Guerre mondiale.

    Né à Whittingehame, en Écosse (East Lothian), il siégea à la Chambre des communes dans les rangs unionistes (conservateurs) de 1874 à 1905.

    Il devint premier lord au Trésor et chef de la majorité gouvernementale à la Chambre des communes en 1891.

    Lorsque son oncle, Robert Arthur Talbot Gascoyne-Cecil, 3e marquis de Salisbury, se retira en juillet 1902, Balfour prit la tête du gouvernement. Des dissensions à l’intérieur du parti unioniste provoquèrent sa chute en décembre 1905.

    La Première Guerre mondiale ayant éclaté, il oublia les querelles de parti et entra dans le premier cabinet de coalition dirigé par le Premier ministre Herbert Henry Asquith en 1915, en tant que premier lord de l’Amirauté. Lorsque David Lloyd George devint Premier ministre en décembre 1916, Balfour fut nommé au ministère des Affaires étrangères.

    Chargé d’obtenir le soutien des États-Unis aux puissances alliées, il dirigea, en 1917, la mission de guerre britannique en Amérique du Nord.

    En novembre 1917, il publia une lettre d’intention, devenue célèbre sous le nom de déclaration Balfour, qui indiquait que le Royaume-Uni favoriserait la création en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif. Il a été dit que l’objectif était de rallier le soutien de la communauté juive américaine à l’entrée en guerre des États-Unis au côté des alliés. Cependant, les U.S.A sont entrés en guerre le 2 avril 1917, tandis que la déclaration a été faite sept mois plus tard (le 2 novembre 1917). Néanmoins, durant cette période la Grande-Bretagne a mené une politique ambiguë visant à la fois, à rallier les Arabes de Palestine (contre l’Empire Ottoman) et les Juifs d’Amérique (contre l’Allemagne). Pour cela, la Grande-Bretagne promit à la fois l’indépendance au palestiniens et un état juif en Palestine aux Juifs du monde entier. La déclaration Balfour s’inscrit dans le cadre de cette diplomatie. Il a également été avancé que Lord Balfour avait de la sympathie pour un courant idéologique appelé sionisme chrétien.

    Après la Première Guerre mondiale, il représenta son pays à la conférence de paix de Versailles, en 1919 (voir Traité de Versailles (1919)), puis l’année suivante, à la première conférence de la Société des Nations, et dirigea la délégation britannique à la conférence de Washington en 1921.

    En reconnaissance de ses services, Balfour fut nommé chancelier de l’Université de Cambridge en 1919. En 1922, il fut fait Ier comte de Balfour.

    Il fut Président de la British Academy de 1921 à 1928.

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