J’en rajoute un soupçon dans la tonalité du commentaire de votre article (que vous m’avez fait l’honneur de commenter) de ce jour.
L’arrivée à notre connaissance des petites (ou grosses) saloperies de l’Histoire que l’on nous avait jusqu’alors soigneusement cachées dans le cadre d’un story-telling, comme y disent les Anglosaxons, ne peut que nous plonger dans un profond désarroi...
Finies les certitudes rassurantes (ô combien) de Vercingétorix à Jeanne d’Arc, les grands mythes fondateurs de Napoléon (un Corse !!) à Jaurès, les « penseurs » et littérateurs variés qui faisaient le bonheur des artistes sur billets de banque... Entre statue bidonnée des uns et petits cadavres dans les placards des autres, la déconstruction du « Sentiment National » y progresse à grandes enjambées... De même que le doute quand à la conduite que nous eussions dû tenir si nous avions vécu ces époques..
A l’instar de J-J. G, le grand penseur et philosophe de la fin du vingtième siècle, je répèterai ses mots :
« On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres Caché derrière nos apparences L’âme d’un brave ou d’un complice ou d’un bourreau ? Ou le pire ou le plus beau ? Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau S’il fallait plus que des mots ?
Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps D’avoir à choisir un camp »
J’adore voir un peu partout les références à l’Histoire (Avec son grand Hache !)
On peu les tordre dans tous les sens selon la théorie à laquelle on souhaite aboutir et qui n’est en réalité qu’un présupposé subjectif...
Mais, en écoutant toutes les versions disponibles, il est parfois intéressant de voir émerger des sensibilités différentes... Reste à trier le bon grain de l’ivraie...
Pourtant, rares sont les n’alyses qui ne soient pas empreintes de la sensibilité de leur époque.
Une approche plus « objective » consisterait, à mon sens, à se replacer au plus près de l’état d’esprit, social, économique, moral des populations au moment des faits relatés..
Une seule solution : la Machine à Remonter le Temps...
J’ai, dans le voisinage immédiat de la campagne qui m’entoure, quelques jolis noms de lieux-dits, du genre : « Tranche Gorge », ou « Branle Culotte » ou encore « La Goutte de Bran » qui vous évoqueront immanquablement des connotations morbides ou sexuelles graveleuses...
Pour les gens que je connais, qui y vivent et voient quotidiennement leur nom associé à ces dénominations « atypiques »,ce n’est pas plus perturbant que d’être logé à « Elysée » ou « Matignon »...
Au nom de quelle bien-pensance devra-t-on bientôt débaptiser les lieux-dits qui dérangent ???
« La France n’a pas été attaquée mais a fait une opération publique pour avoir l’air attaquée. Même Jaurès a été bluffé »
Ben, quel coup de génie : laisser enfoncer ses frontières sur 2 a 300 Km de profondeur, y subir des dévastations sans nom, des stigmates centenaires (on radiographie encore des arbres abattus de peur qu’une de ces coûteuses lames de scie à haute vitesse ne se fracasse sur un éclat d’obus incrusté...), atomiser des villages, des bois, des champs, y laisser des « reliques » capables de vous péter à la gueule bien après la mort du dernier des poilus,
Juste pour « faire semblant » !
Elle est bien bonne celle là !
Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu...
A l’instar des banques prédatrices « Too big to fail », ne serions nous pas ici en face de la même logique ?
Le projet pharaonique a dévoré tant d’argent public, pendant une telle durée qu’aucun des bailleurs ne serait prêt à envisager de laisser tomber et s’asseoir sur les milliards engloutis. Sans compter la honte absolue de reconnaitre d’une façon ou d’une autre, qu’on s’est laissé balader..
Je pense aux Avions « Renifleurs », aux Pieds-Nickelés du Rainbow Warrior et autres pantalonnades nationales sur lesquelles on n’a jamais rien eu comme informations...