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Une loi ne doit pas être proposée sans savoir ce qui se passe dans la réalité.
Je vous invite à télécharger les résultats de l’enquête anonyme mise en oeuvre en 2001 et 2003, avant la mise en application des lois belges et néerlandaises, par l’INED (Institut National d’Etudes démographiques), sur les pratiques médicales en fin de vie dans 6 pays européens.
http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/publications/pop_soc/bdd/pub lication/1223/
Il est très dommage que les médecins français aient refusé de participer à l’enquête mais chacun pourra y trouver quand même matière à réflexion.
Bonjour le Furtif,
Vous trouverez la preuve que l’aide au suicide n’est pas pénalisé en France en visionnant les vidéos de Badinter (16 septembre) et du Professeur Prothais (23 septembre) sur ce site :
www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/droits_malades/index.asp
Ce qui est interdit en France, c’est
- la provocation (= l’inciation) au suicide (art 223-13 du code pénal)
- la non-assstance à personne en danger (art 223-6 du code penal)
- la libre commercialisation des médicaments stupéfiants (art R5212-83 du code de la santé publique)
Vous avez le droit d’aider quelqu’un à se suicider pourvu que vous ne l’ayez pas incité à le faire, que sa volonté de mourir soit lucide, libre de toute pression extérieure, et irrévocable ; mais faute de pouvoir acquérir les subsatnces stupéfiantes qui permettent une mort douce, il ne vous reste que des moyens violents à lui proposer. Les médecins, avec le monopole de l’utilisation des médicaments stupéfiants, détiennent donc le monopole de la mort douce..
Dans l’esprit du public, une grande confusion règne sur les termes qui définissent les actes aboutissant à abréger la vie. Le sujet est déjà assez difficile comme ça à traiter, ne vaudrait-il pas mieux essayer de parler avec précision ?
Les définitions suivantes s’inspirent du rapport de l’Assemblée parlementaire européenne n° 10455 ou du Code Pénal Français :
- le meurtre est l’acte de tuer volontairement quelqu’un. C’est un "assassinat" s’il est prémédité. On ne parle d’euthanasie que si le moyen utilisé apporte une "mort douce" (sens étimologique).
- l’euthanasie peut être "passive", lorsque l’on omet ou interrompt un traitement de survie (= "débrancher" ou ne pas "brancher" )
- l’euthanasie est "active" lorsqu’elle résulte d’un acte médical entraînant la mort (injection d’une overdose de sédatif par exemple)
- l’euthanasie est "volontaire" lorsque la personne qui en est l’objet en a fait une demande incontestable (lucide, libre, éclairée et mûrement réfléchie),
- l’euthanasie est "non volontaire" lorsque la personne n’a pas pu donner son consentement (par exemple si elle est inconsciente)
- l’euthanasie est "involontaire" lorsque la victime ne l’a pas demandée alors qu’elle était en état de le faire (= "assassinat doux...." ).
- le suicide est le fait de se donner soi-même la mort.
- le suicide assisté est un suicide perpétré avec un concours extérieur. Ce peut être l’approvisionnement en hypnotique (suicide assisté suisse ou oregonnais) que la personne s’administre elle-même.
Dans l’état actuel de la législation française :
- le suicide et l’aide au suicide ne sont pas pénalisés en France. Il n’est pas condamnable de donner un revolver chargé ou une overdose d’hypnotique à une personne qui a décidé - de façon incontestable - de se suicider.
Si la personne n’est pas en mesure de porter le verre à sa bouche - si elle est paralysée par exemple - un proche peut, sur son ordre, lui faire boire le verre d’une façon ou d’une autre. Trop de personnes assimilent cela à une euthanasie, mais l’aidant n’agit que par esprit de solidarité, voire à son corps défendant. Est il acceptable qu’une personne bien-portante ait le droit de se suicider humainement et qu’une personne invalide ne l’ait pas ? Il est dommage que l’affaire Humbert n’ait pas été jugée car le Tribunal aurait bien dû dire si Marie Humbert a "assisté le suicide" ou procédé à une "euthanasie" de son fils en versant l’overdose d’hypnotique dans la sonde gastrique.
- seul le médecin a le droit de pratiquer une euthanasie et ce à sa seule discrétion :
*euthanasie passive (loi Léonetti : condamnation des soins disproportionnés), volontaire ou non.
*euthanasie active (loi Léonetti : article L 1110-5 ou loi du "double effet" ) sans que la loi ait pris le moindre garde-fou contre l’euthanasie involontaire puisque c’est le médecin qui réunit le collège, prend la décision, l’inscrit dans le dossier médical du patient.... et signe le certificat de décès. Cet article de la loi Léonetti met les médecins honnêtes et disciplinés en porte à faux puisqu’elle les autorise à abréger la vie alors que le serment d’Hippocrate leur interdit de donner "délibérément la mort".
Les français qui se battent pour obtenir le droit de mourir, (je préfère dire : pour choisir leur fin de vie), ne font ils pas fausse route en optant pour le droit à l’euthanasie ? Celle ci perpétuera les euthanasies involontaires qui libèrent déjà depuis longtemps des places dans certains hôpitaux. Au contraire, en donnant aux patients le droit et la possibilité de mourir humainement lorsqu’ils l’auront décidé, une légalisation claire et nette du suicide assisté n’obligerait elle pas à la retenue les médecins expéditifs ?Dans l’esprit du public, une grande confusion règne sur les termes qui définissent les actes aboutissant à abréger la vie. Le sujet est déjà assez difficile comme ça à traiter, ne vaudrait-il pas mieux essayer de parler avec précision ?
Les définitions suivantes s’inspirent du rapport de l’Assemblée parlementaire européenne n° 10455 ou du Code Pénal Français :
- le meurtre est l’acte de tuer volontairement quelqu’un. C’est un "assassinat" s’il est prémédité. On ne parle d’euthanasie que si le moyen utilisé apporte une "mort douce" (sens étimologique).
- l’euthanasie peut être "passive", lorsque l’on omet ou interrompt un traitement de survie (= "débrancher" ou ne pas "brancher" )
- l’euthanasie est "active" lorsqu’elle résulte d’un acte médical entraînant la mort (injection d’une overdose de sédatif par exemple)
- l’euthanasie est "volontaire" lorsque la personne qui en est l’objet en a fait une demande incontestable (lucide, libre, éclairée et mûrement réfléchie),
- l’euthanasie est "non volontaire" lorsque la personne n’a pas pu donner son consentement (par exemple si elle est inconsciente)
- l’euthanasie est "involontaire" lorsque la victime ne l’a pas demandée alors qu’elle était en état de le faire (= "assassinat doux...." ).
- le suicide est le fait de se donner soi-même la mort.
- le suicide assisté est un suicide perpétré avec un concours extérieur. Ce peut être l’approvisionnement en hypnotique (suicide assisté suisse ou oregonnais) que la personne s’administre elle-même.
Dans l’état actuel de la législation française :
- le suicide et l’aide au suicide ne sont pas pénalisés en France. Il n’est pas condamnable de donner un revolver chargé ou une overdose d’hypnotique à une personne qui a décidé - de façon incontestable - de se suicider.
Si la personne n’est pas en mesure de porter le verre à sa bouche - si elle est paralysée par exemple - un proche peut, sur son ordre, lui faire boire le verre d’une façon ou d’une autre. Trop de personnes assimilent cela à une euthanasie, mais l’aidant n’agit que par esprit de solidarité, voire à son corps défendant. Est il acceptable qu’une personne bien-portante ait le droit de se suicider humainement et qu’une personne invalide ne l’ait pas ? Il est dommage que l’affaire Humbert n’ait pas été jugée car le Tribunal aurait bien dû dire si Marie Humbert a "assisté le suicide" ou procédé à une "euthanasie" de son fils en versant l’overdose d’hypnotique dans la sonde gastrique.
- seul le médecin a le droit de pratiquer une euthanasie et ce à sa seule discrétion :
*euthanasie passive (loi Léonetti : condamnation des soins disproportionnés), volontaire ou non.
*euthanasie active (loi Léonetti : article L 1110-5 ou loi du "double effet" ) sans que la loi ait pris le moindre garde-fou contre l’euthanasie involontaire puisque c’est le médecin qui réunit le collège, prend la décision, l’inscrit dans le dossier médical du patient.... et signe le certificat de décès. Cet article de la loi Léonetti met les médecins honnêtes et disciplinés en porte à faux puisqu’elle les autorise à abréger la vie alors que le serment d’Hippocrate leur interdit de donner "délibérément la mort".
Les français qui se battent pour obtenir le droit de mourir, (je préfère dire : pour choisir leur fin de vie), ne font ils pas fausse route en optant pour le droit à l’euthanasie ? Celle ci perpétuera les euthanasies involontaires qui libèrent déjà depuis longtemps des places dans certains hôpitaux. Au contraire, en donnant aux patients le droit et la possibilité de mourir humainement lorsqu’ils l’auront décidé, une légalisation claire et nette du suicide assisté n’obligerait elle pas à la retenue les médecins expéditifs ?Dans l’esprit du public, une grande confusion règne sur les termes qui définissent les actes aboutissant à abréger la vie. Le sujet est déjà assez difficile comme ça à traiter, ne vaudrait-il pas mieux essayer de parler avec précision ?
Les définitions suivantes s’inspirent du rapport de l’Assemblée parlementaire européenne n° 10455 ou du Code Pénal Français :
- le meurtre est l’acte de tuer volontairement quelqu’un. C’est un "assassinat" s’il est prémédité. On ne parle d’euthanasie que si le moyen utilisé apporte une "mort douce" (sens étimologique).
- l’euthanasie peut être "passive", lorsque l’on omet ou interrompt un traitement de survie (= "débrancher" ou ne pas "brancher" )
- l’euthanasie est "active" lorsqu’elle résulte d’un acte médical entraînant la mort (injection d’une overdose de sédatif par exemple)
- l’euthanasie est "volontaire" lorsque la personne qui en est l’objet en a fait une demande incontestable (lucide, libre, éclairée et mûrement réfléchie),
- l’euthanasie est "non volontaire" lorsque la personne n’a pas pu donner son consentement (par exemple si elle est inconsciente)
- l’euthanasie est "involontaire" lorsque la victime ne l’a pas demandée alors qu’elle était en état de le faire (= "assassinat doux...." ).
- le suicide est le fait de se donner soi-même la mort.
- le suicide assisté est un suicide perpétré avec un concours extérieur. Ce peut être l’approvisionnement en hypnotique (suicide assisté suisse ou oregonnais) que la personne s’administre elle-même.
Dans l’état actuel de la législation française :
- le suicide et l’aide au suicide ne sont pas pénalisés en France. Il n’est pas condamnable de donner un revolver chargé ou une overdose d’hypnotique à une personne qui a décidé - de façon incontestable - de se suicider.
Si la personne n’est pas en mesure de porter le verre à sa bouche - si elle est paralysée par exemple - un proche peut, sur son ordre, lui faire boire le verre d’une façon ou d’une autre. Trop de personnes assimilent cela à une euthanasie, mais l’aidant n’agit que par esprit de solidarité, voire à son corps défendant. Est il acceptable qu’une personne bien-portante ait le droit de se suicider humainement et qu’une personne invalide ne l’ait pas ? Il est dommage que l’affaire Humbert n’ait pas été jugée car le Tribunal aurait bien dû dire si Marie Humbert a "assisté le suicide" ou procédé à une "euthanasie" de son fils en versant l’overdose d’hypnotique dans la sonde gastrique.
- seul le médecin a le droit de pratiquer une euthanasie et ce à sa seule discrétion :
*euthanasie passive (loi Léonetti : condamnation des soins disproportionnés), volontaire ou non.
*euthanasie active (loi Léonetti : article L 1110-5 ou loi du "double effet" ) sans que la loi ait pris le moindre garde-fou contre l’euthanasie involontaire puisque c’est le médecin qui réunit le collège, prend la décision, l’inscrit dans le dossier médical du patient.... et signe le certificat de décès. Cet article de la loi Léonetti met les médecins honnêtes et disciplinés en porte à faux puisqu’elle les autorise à abréger la vie alors que le serment d’Hippocrate leur interdit de donner "délibérément la mort".
Les français qui se battent pour obtenir le droit de mourir, (je préfère dire : pour choisir leur fin de vie), ne font ils pas fausse route en optant pour le droit à l’euthanasie ? Celle ci perpétuera les euthanasies involontaires qui libèrent déjà depuis longtemps des places dans certains hôpitaux. Au contraire, en donnant aux patients le droit et la possibilité de mourir humainement lorsqu’ils l’auront décidé, une légalisation claire et nette du suicide assisté n’obligerait elle pas à la retenue les médecins expéditifs ?
Votre article est une bonne approche de la problématique traitée.
Je voudrais ajouter quatre points très importants à mes yeux :
1/ Il y a quand même une différence entre donner la mort, comme Fourniret, à quelqu’un qui ne demande qu’à vivre, ce qui est le pire des crimes , et donner la mort à quelqu’un qui vous supplie de la lui donner comme Chantal Sebire. Toute personne qui confond les deux actes, et c’est le cas de Roselyne Bachelot quand elle dit que le médecine n’est pas là pour "tuer", fait preuve de la plus grande des mauvaises fois. Les juges et les jurés font d’ailleurs bien la différence. Ce sont les politiques qui ne la font pas.....
2/ On ne peut pas traiter le problème sans poser la question fondamentale : à qui appartient la vie ? Une république laïque devrait répondre que c’est au citoyen, ce qui n’empêche pas les croyants d’en tranférer la propriété à Dieu, s’ils le veulent. Dans l’état actuel de la loi Léonetti, la vie appartient au médecin puisque c’est lui qui détient le pouvoir de décider en dernier ressort. S’il y a des médecins qui refusent d’aider leurs patients à mourir, et je le respecte totalement, il y en a qui la donnent beaucoup plus facilement, surtout quand on manque de lit dans l’hôpital.... J’en ai été le témopin. C’est indamissible.
3°/ Si c’est vers le médecin qu’on se tourne quand on veut mourir, c’est parce que c’est lui qui est techniquement le mieux armé pour nous offrir une mort "douce". Nous avons tort, car ce n’est ni sa vocation, ni sa mission. Je suis partisan de donner à un juge qu’on saisirait comme on saisit le juge des tutelles pour contrôler que notre volonté de mourir est libre et lucide, pour "authentifier" notre désir de mourir. Nos volontés anticipées devraient avoir force de loi et ne pas être seulement des informations à la disposition du médecin.
4°/ Les soins palliatifs ne s’opposent nullement au suicide assisté. C’est pure mauvaise foi là encore d’en faire les deux termes d’une alternative. Les soins palliatifs sont faits pour adoucir la fin de vie, le suicide assisté pour adoucir la mort. Rien à voir entre l’un et l’autre. Il est vrai que si les soins palliatifs étaient plus accessibles, les demandes de mort seraient moins fréquentes, mais on peut vouloir anticiper la mort soit par ce que les soins palliatifs sont inopérants, soit pour un tas d’autres raisons qui n’ont rien à voir avec la douleur.
Banissons ce terme d’euthanasie qui fait trop référence aux euthanasies nazies dans la conscience populaire et sème la confusion. Parlons plutôt d’autodétermination, cette "dernière liberté" qui nous reste à conquérir.
Ma mère est morte en 1950 d’un cancer. Le médecin - déjà ! - lui faisait de la morphine pour qu’elle ne souffre pas. Elle n’a en effet pas beaucoup souffert mais elle passait sa journée à dormir et lorsque ma soeur ainée a voulu un jour lui parler de son fils, elle a dit "mais je n’ai pas de fils !". Quel est le sens d’une telle fin de vie ? Une personnalité aussi affirmée que celle de Chantal Sebire pouvait vouloir éviter cela. Elle était très consciente et organisée. Elle aurait voulu éviter de se suicider pour ne pas donner l’idée à ses enfants de recourir au suicide lorsqu’ils seront en but aux difficultés de la vie. Elle l’a dit sans ambigüité, ses paroles résonnent encore à mes oreilles, ce n’est pas un mensonge. J’ai personnellement beaucoup d’estime pour Mme Sebire et pour son attitude et j’ai souffert en lisant cet article et certains commentaires. Je serais très fier d’être capable de mourir comme elle, non pas pour la médiatisation qui l’a entourée, mais pour son panache. Sa perception de la dignité est très proche de la mienne.
Pour moi, le véritable probléme posé par Chantal Sebire, celui qui divise, est dans cette question : à qui appartient la vie ? A Dieu ou au mécréant ? Dieu impose une morale, chaque mécrént à son éthique. L’article n’a fait, quoiqu’en ait dit son auteur en introduction, qu’animer la polémique. C’est bien dommage.
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