L’expérience n’est pas facile à trouver quand tant de modèles adultes se proposent de la stériliser ou de réduire sa marge. L’éducatif a pris là un rôle abusif. Pendant qu’il est intrus sur le terrain de la vie privée, l’enseignement ne s’occupe pas de ses missions ni de l’échec scolaire. A l’arrivée, les problèmes sont encore amplifiés pour les adolescents et les jeunes adultes.
Loin, très loin des comportements suicidaires, il peut se développer des attaches imaginaires sans aucun lien ni affection : de l’intellectualisme creux. L’article et l’auteur, Azür, heureusement, n’en sont pas encombré par eux-mêmes. Il y en a au contraire qui accumulent les références, et toujours des plus classiques. Mis à part se faire plaisir en tendant un miroir à l’autosatisfaction, cela revient à consommer des valeurs et à n’en créer aucune. Quand on a lu quelque chose, il n’est pas AUTOMATIQUE que cela signe du travail personnel. Souvent, ça part en caca... La bonne cuisine, c’est autre chose, c’est comme savoir écrire ou savoir vivre aussi. Et je m’arrête là, car je suis nuancé. Bref, il faut encore assimiler (dépasser du lien imaginaire).
Votre constat est franchement réaliste. Vous connaissez l’histoire de redistribution que voilà ? Il y a un curé, un pasteur et un rabbin. Le premier : « - je trace une ligne sur le sol. Je jette l’argent de la quête : ce qui tombe à droite, je le donne aux pauvres » ; le second « - moi aussi, mais je distribue ce qui tombe à gauche et je garde pour mon Office, ce qui va à droite. » ; le troisième : « - je me tourne vers le ciel, je jette les pièces en l’air. Ce qui retombe, c’est pour moi ».
Le problème de la Redistribution serait simple à corriger sous une forme aussi schématisée : il suffirait de mieux partager.
Mais le problème se retrouve perdu au niveau d’instances qui se disputent leur existence propre sous prétexte moral. Ainsi plus il est redistribué, plus le Marché des intermédiaires se développe.
Ces instances, entre le budget et le « bénéficiaire », il faut absolument les supprimer et laisser la Police régler les abus, et une psychiatrie (libre et médicale) traiter le petit nombre restant. Et pour l’essentiel, les gens doivent être soutenus dans leur prise de responsabilité sociale. Au bout d’un certain temps, il faut aussi cesser de les harceler et diminuer d’une partie le montant des Aides. En Belgique, Jacques Marseille notait il y a dix ans qu’un RMIste touchait deux fois plus en coûtant autant qu’en France... Qui s’est enrichi d’après vous ?
Un prof du Stand AFPA, dans une récente Foire à la Création d’Entreprise, adressait à mes amis : « - Vous n’avez pas remarqué : il y a plus de Stands et d’animateurs que de Créateurs potentiels. Et c’est toujours comme ça. »
Non.. je n’avais pas remarqué
J’aime bien cet article , original et inattendu, comme un autre commentaire l’a remarqué. En conclusion, vous auriez pu tout aussi bien, inviter les gens à être plus attentifs à leurs (vrais) proches. Le souci, « Sorge » me paraît souligné au cours de votre propos. Je dirais qu’il serait temps, après avoir ce que l’on aime, d’aimer ce que l’on a.