Dans le musée des Beaux Art de ma ville j’ai vu une expo temporaire qui exposait des prêts d’autres musées et je suis tombé en admiration devant un tableau suédois qui représentait une petite glaneuse. Elle se reposait, assise au bord du fossé, et avait enlevé ses sabots pour masser ses pieds douloureux.
Le tableau était simple et pourtant on sentait la chaleur de l’été à travers la lumière du paysage, la fatigue de la jeune fille et la joie paisible qu’elle éprouvait dans ce moment de repos. Pour faire passer toutes ces impressions au spectateur il faut beaucoup de talent et les avoir éprouvées soi-même. Il n’y avait besoin d’aucune "notice explicatives" pour comprendre ce tableau, le talent suffisait, évidemment quand il est absent...
Tout ce que j’éprouve devant l’art moderne est quelque chose qui ressort du glacé, de l’inhumanité si cela est le message envoyé : je l’ai bien reçu, mais pour tout l’or du monde je n’accrocherais pas "çà" chez moi !
Pour faire accepter l’ultra-libéralisme et son cortège de pauvreté et de restriction de liberté il faut avoir un épouvantail à brandir. L’URSS qui était parfaite pour le rôle à brusquement fait défaut, Al-kaida n’est qu’un pis aller ne fera pas longtemps illusion par contre pour ce rôle la Chine est parfaite !
Pensez-donc un pays dictatorial qui essait de se moderniser en tordant à son profit les règles de la concurence : pain béni pour la propagande !
Bien sûr on n’expliquera pas à ces ploucs que ceux qui investissent la-bas et en tire les plus gros bénéfices ne sont pas les chinois, mais çà c’est de la "politique", comme les jeux olympiques qui ont été attribués à la Chine par les mêmes. C’est là que se trouve la provocation et les chinois qui ont cru faire une bonne affaire se sont retrouvés piégés.
Ceci dit je considère la Chine comme une dictature mais comme ont dit : "Un train peut en cacher un autre".