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Journaliste professionnel, épris du "terrain" comme de la diversité intellectuelle de ses approches, la politique et le droit furent mes premières amours. Avant, yeux grand ouverts et nez pincé, de plonger dans l’économie et, bien davantage, la "phynance" (hommage au Canard Ecnhaîné des origines) où mon savoir livresque s’est enrichi de l’observation quotidienne d’une Place singulièrement créative. Obéissant à un cycle de dix ans, c’est pourvu d’une culture nouvelle mais d’idéaux inchangés (humanisme, non-violence, socialisme libertaire) que je renouais, un étage plus haut, avec le et la politique.

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  • Premier article le 14/11/2007
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  • Reflex Reflex 1er avril 2008 18:11

    Denis Robert, journaliste courageux ? Assurément. Denis Robert, journaliste téméraire ? On n’oserait dire moins. Denis Robert, journaliste crédule ? Ces termes sont inconciliables et l’excluent d’une profession qu’il prétend exercer.

    En effet, tout est parti d’une attaque particulièrement mal argumentée à l’égard de la chambre de compensation Clearstream, alors luxembourgeoise, depuis filiale de la Deutsche Börse. Un cadre remercié et largement "démonétisé" sur une place où habituellement le haut management manifeste sa solidarité au travers de la très puissante Association des Banques et Banquiers Luxembourg. Alléché par les allures barbousardes que son informateur entendait imprimer à l’affaire, Robert a plongé, profond et sans bouteille.

    Tous les journalistes financiers de la Place - il en existe d’honnêtes et scrupuleux - ont laissé tomber son bouquin, décidément trop léger. Pourtant, ils ne portaient pas en leur coeur le patron suisse d’alors Lussy. Puisqu’il fallait une victime expiatoire face au feu déchaîné dans une France qui ignorait tout de Clearstream, Lussy a payé de sa place. Coriace, il s’est rapidement retourné contre Robert, son informateur et son employeur. Au passage, la Deutsch Börse jouant cavalier seul fit main basse sur la poule aux oeufs d’or, Clearstream, un des principaux acteurs de la place luxembourgeoise, un pivot de la finance mondiale.

    Depuis, devenue affaire d’Etat française, Clearstream a gagné tous ses procès, sauf contre Lussy restauré dans son honneur. Robert est vu comme un pestiféré pour avoir oublié la règle d’’or qui veut que ne soit publiée qu’une information maintes fois recoupées.

    Par honnêteté, on lira son dernier pensum. En souhaitant y trouver des faits, encore des faits, toujours des faits, avant une argumentation revancharde ou puérile.



  • Reflex Reflex 31 mars 2008 16:02

    Dans le genre neu-neu, on en avait déjà lu de belles depuis qu’Alphonse Allais proposait de "délocaliser" - le terme n’avait pas encore fait flores - les villes à la campagne. Certes, on ne va pas jouer à l’intello branché, au gastronome français penché en décembre sur ses asperges à la flamandes, à son homologue nippon en juillet sur les carbonades tout aussi "made in Vlanderen waar de Vlamingen thuis ziijn". Après tout, c’est vrai, l’acier est pondéreux et coûte cher à déplacer, les sidérurgistes y avaient d’ailleurs pensé qui délocalisèrent une fois houille et minette épuisées en Lorraine leur hauts fourneaux à proximité de la voie d’eau susceptible de les approvisionner à moindre prix. Mais, la tonne d’acier pesant toujours 1.000 kilos, situons-nous en droite ligne de la plume d’acier de l’auteur : réveillons les forges dans les villages, produisons-y nos clous, nos rembardes, nos cages à lapin. Non seulement nous sauverons de l’emploi local qualifié mais nous combattrons la désertification des campagnes.

    Bravo, continuez sur cette prometteuse lancée, Pétain vous le rendra au centuple.



  • Reflex Reflex 31 mars 2008 15:05

    Enfin, un médecin qui affirme que la souffrance n’est pas un motif d’euthanasie. S’il dit s’y refuser, l’auteur en appelle néanmoins à un autorité médicale mais ne réfute pas la stupide équation voulant que la souffrance ne trouve de remède que dans l’euthanasie. Sans doute pourrait-on aussi sommairement lui rétorquer qu’il en va de même de l’urticaire ou du psoriasis…

    Et, faire le jeu pervers des adversaires d’une mort librement consentie. Car il est vrai que les morphiniques et autres dérivés du pavot apportent le plus souvent une réponse satisfaisante à la douleur, dusse-t-on pour la rendre tolérable augmenter considérablement les doses. Pour avoir moi-même fait l’expérience de ce que les thérapeuthe nomment le "coup de poignard" de la pancréatite, pour avoir tenté de gommer cette douleur avec la pharmacopée habituelle, force m’est de reconnaître qu’un dosage massif d’opiaciées m’a permis de surmonter cette douleur, tout comme la maladie qui la provoquait. Cela sans ombrer dans le délire ou la perte de conscience.

    Vivant dans le deuxième pays à avoir légiféré en matière d’euthanasie, jamais je n’ai pensé, alors que je souffrais, y recourir. Tout simplement parce que j’étais persuadé de guérir. A l’inverse, et aux termes de la loi, j’aurais émis de manière consciente et réitérée ma volonté de mourir ainsi que vient de le faire le grand auteur flamand plus connu pour avoir été l’époux d’Emmanuelle la fantasmée que l’écrivain du "Chagrin des Belges".

    Aujourdhui, la loi est entrée dans les moeurs médicales belges et ne concerne pourtant qu’une infime minorité des mourants. Souvent les soins palliatifs lui servent de cache-sexe face à l’opposition de la religion crachant au visage des mourants comme naguère des saltimbanques.

    Comment nommer sinon le paisible décès dans son sommeil de ma mère octogénéraire, fervente catholique, entrée dans une maison de soins relevant de l’évêché pour y accueillir la douce mort qu’elle nous semblait mériter et qu’elle revendiquait hautement face à l’acharnement thérapeutique.

    Le drame de l’euthanasie réside en Belgique, plus dans la loi qui l’autorise, que dans la pratique quotidienne des soignants. En effet, exiger un consentement éclairé et à de multiples reprises manifestés, notamment en tout fin de vie, revient à exclure de cette euthanasie les séniles précoces, les victimes tétraplégiques d’accidents, bien d’autres altzeimer encore. Au point que la question se pose, non pas du testament de vie appel à l’euthanasie exercée par le corps médical mais bien de la compréhension trop restrictive qui en est donnée.

    C’est que le législateur, dans sa bienveillante sévérité, a voulu écarter toute tentation d’eugénisme dont on connaît les ravages dont cette doctrine s’est rendue coupable. Sur le métier, il fait peu de doute qu’il remettra son ouvrage, terrifié cependant par le droit de vie et de mort qu’il accorde à chacun sur lui-même.



  • Reflex Reflex 24 mars 2008 17:28

    Bravo ! Obtenir plus de 100 réactions sur un sujet aussi aride devraient inciter Charles Dereeper à délaisser le trading au bénéfice d’une plume qu’il a enjouée et remarquablement vulgarisatrice. Face au déchaînement des lecteurs, on ne peut que s’incliner devant le talent de l’auteur.

    Avec un bémol, inhérent à sa démarche. Vulgarisation rime avec simplification comme l’illustrent trop de réactions à chaud et manifestement réduites à un duel US-France chez les plus obtus, US-UE chez les plus délurés.

    Les premiers découvrent la lune et le déficit commercial américain doublé d’un déficit budgétaire endémique. Car, dans un système bipolaire, on constate inévitablement que la gauche prend en charge les mesures impopulaires, arrivant à la suite d’une droite laissant exsangues les Etats qu’elle a gérés au bénéfice des nantis. Le dernier président socialiste français n’avait pas peu déchanté lorsqu’il lui avait fallu épouser "la rigueur". Qui succédera à un Sarkozy constatant que les caisses sont vides et s’empresse d’encore les épuiser davantage, se trouvera en butte à la même désillusion, ramenant encore la droite au pouvoir…

    Ce cercle si peu vertueux n’est pas l’apanage de la France. Les Etats-Unis, hérauts du libéralisme, crient aujourd’hui de partout à la rescousse. En Afganistan d’abord, en Irak ensuite, ils tentent d’attirer l’OTAN dans leurs déboires militaires. La planète financière subit un sort comparable, Wall Street s’asphyxiant et appelant les marges des riches bailleurs que sont les fonds souverains.

    Toutefois, en 2000 aux yeux de tous, la donne a changé avec la diffusion publique de l’euro et, surtout, l’émergence du conseil des finances. Si — il est vrai — ces politiques se heurtent aux prétendues indépendance et neutralité des banquiers centraux régentant la Banque Centrale Européenne corsetée dans sa mission anti-inflationniste, la monnaie européenne constitue aujourd’hui une alternative ô combien crédible au billet vert. Cabriolant en tête du système monétaire mondial, l’euro contraint à droite un dollar érodé sur sa gauche par le yen et le yuan. Cet étau, s’il daignait s’articuler, pourrait forcer la Federal Reserve à porter le fer dans un système bancaire américain obsolète, responsable des pires crises financières qui sporadiquement démontrent que le libéralisme ne survit que grâce à la nationalisation récurrente des pertes.

    Cette nationalisation fait cependant l’impasse sur ses premières victimes, les "salariés pauvres" américains avec lesquels les banques ont cruellement joué. Aujourd’hui privés de logement, demain de moyen de locomotion, ils ne tarderont pas à perdre leur qualité de salarié pour rester simplement pauvres. On peut comprendre l’urticaire du patron de Fortis contraint d’acter plus de trois milliards d’euros de dépréciation de ses créances américaines quand il vient, avec deux compères, d’acquérir un fleuron historique de la banque hollandaise. On voudrait qu’au vecteur US du risque systémique mondial qui menace les moins malsaines des économies, celles-ci imposent une mise sous tutelle de longue durée. Ce pourrait être le rôle de la Banque mondiale si celle-ci n’avait montré si souvent le mauvais exemple.

    Il faudra donc se résoudre à trouver de nouvelles ficelles pour rafistoler le système financier américain et rendre espoir à ses victimes. Aujourd’hui proie du dollar faible, la vieille Europe détient néanmoins un pouvoir dont elle n’a plus joui depuis l’orée du XXe siècle. Osera-t-elle en faire usage pour contraindre son partenaire américain à un véritable assainissement de sa situation de faillite virtuelle ? L’heure n’est-elle pas venue, une fois ratifié le traité de Lisbonne, d’imaginer une Banque européenne pour la reconstruction et de développement des USA ?



  • Reflex Reflex 8 janvier 2008 14:22

    Vous êtes trop bon de nous dévoiler votre luxembourgeoise qualité. D’en profiter pour vous en prendre à quiconque voudrait se lancer sur vos terres nourricières. Et d’en profiter pour qualifier, in spirito, un journaliste de barbouze.

    Voilà qui ressemble fort à la schizophrénie douce qui envahit les travailleurs étrangers au Luxembourg. A la fois très heureux d’engranger et honteux d’en profiter quand son pays d’origine décline. Allons, Sigefroid, dites-en nous davantage sur les filons dont vous usez pour au Luxembourg demeurer. Pour ma part, je fus viré...

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