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Reflex

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Journaliste professionnel, épris du "terrain" comme de la diversité intellectuelle de ses approches, la politique et le droit furent mes premières amours. Avant, yeux grand ouverts et nez pincé, de plonger dans l’économie et, bien davantage, la "phynance" (hommage au Canard Ecnhaîné des origines) où mon savoir livresque s’est enrichi de l’observation quotidienne d’une Place singulièrement créative. Obéissant à un cycle de dix ans, c’est pourvu d’une culture nouvelle mais d’idéaux inchangés (humanisme, non-violence, socialisme libertaire) que je renouais, un étage plus haut, avec le et la politique.

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  • Premier article le 14/11/2007
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Derniers commentaires



  • Reflex Reflex 1er juin 2008 15:13

    Des centaines de réactions sur le thème des paradis fiscaux. Je crois rêver quand une place financière mondiale comptant parmi les cinq première de la planète ne réunit par 150 auditeurs sur le sujet. Soit il y a un spammeur fou, soit le thème passionne nos concitoyens en mal de pouvoir d’achat.

    Pour m’être professionnellement, des années durant, passionnés pour cette question, j’en ai tiré une et une seule vérité absolue : tout étant est le paradis fiscal de son voisin. En Suisse, la concurrence fiscale, le "moins-disant", se joue même selon les situations patrimoniales entre cantons. Ailleurs, certains états particulièrement désargentés tirent l’essentiel de leurs ressources des "facilités" qu’ils offrent à qui veut y domicilier ses avoirs et sociétés. Quant à l’ingéniérie fiscale, elle fait le bonheur non seulement des "big fours" mais également d’une foule d’intermédiaires, avocats d’affaires ou banque(tte)s.

    Croire à l’éradication de ces paradis relève de l’utopie. Puisque chacun est le paradis de l’autre et entend bien le rester. L’écueil fondamental git dans le capitalisme qui joue de la concurrence fiscale comme de n’importe quel matière première ou instrument financier.

    La flibuste fiscale est de tous les temps et ne disparaîtra qu’avec l’éradication du capitalisme.



  • Reflex Reflex 31 mai 2008 16:14

    Cher Ranjo,

    Un militaire qui preste durant presque quinze ans sans encourir d’invalidité porte un nom : tire-au-flanc. Si, non content d’avoir été nourri, logé et blanchi durant cette période par l’Etat, il est encore sur pieds qu’il considère qu’il n’a pas rempli sa mission de chair à canon.

    Sauf, bien sur, si des étoiles brillent sur ses épaulettes. En ce cas, il trouvera sans peine à pantouffler dans le privé avec, en prime, un parachute doré dans les multiples lobbies et industries de l’armement qui coûtent une fortune à la nation menacée par ses voisins belges, luxembourgeois, italiens, espagnols, voire allemands, tous membes de l’OTAN et de l’Union européenne.



  • Reflex Reflex 30 mai 2008 12:48

    Si l’on accepte de se limiter à l’immobilier résidentiel - l’immobilier professionnel s’est depuis belle lurette financiarisé -, il n’est guère surprenant qu’aucune tendance lourde ne se détache actuellement. Tant l’acquéreur que le vendeur Lambda se trouvent en position d’attente.

    Le premier mise sur une baisse des prix mais redoute une hausse des taux hypothécaires. Le second espère encore réaliser un jack-pott de la vente de son bien mais perçoit le vent mauvais qui se lèvera sans doute.

    En outre parler d’un marché immobilier résidentiel comme d’une entité relève de l’illusion. Il est clair que l’immobilier réagit par "bassin de vie". Un Bruxellois poussera des cris d’orfraie devant les loyers ou les prix de vente postulés dans la capitale européenne tandis qu’un Luxembourgeois les trouvera, ma foi, fort abordables. Quant au Parisien, il se grattera longuement le crâne avant de comprendre la raison des prix luxembourgeois : l’absence d’offre dans un pays qui importe quotidiennement des dizaines de milliers de travailleurs qu’il serait bien en peine de loger.

    Plus anecdotique. Dans une entreprise belge, située à un jet de la frontière française, 70% des travailleurs sont Français car la fiscalité dérisoire qui s’applique à eux est française. Les travailleurs belges sont, eux, vivement encouragés à s’établir en France. A l’inverse, les grosses fortunes françaises élisent la Belgique comme domicile en raison de l’absence de taxation des plus-values mobilières et de l’ISF.

    Plus prosaïquement, l’immobilier résidentiel est régi par des cycles longs, le plus souvent proches d’une génération. Une fois l’immeuble acquis, son propriétaire-occupant - même s’il se soucie de l’évolution du marché - obéira rarement à des considérations économiques pour le remettre sur le marché. C’est pourquoi, plutôt que de baisse des prix, il convient de parler de ressac avant qu’une nouvelle marrée générationnelle n’impose une reprise.



  • Reflex Reflex 27 mai 2008 19:45

    Ou comment se heurter par l’absurde sur l’ensemble des murs naguères baptisés frontières dans la Vieille Europe.

     

    Celle-ci crût, à bon droit, se dévarasser du spectre des conflits franco-britannico-germaniques qui mirent le 19e sècle à feu et à sang. Un astucieux tampon amortirait les chocs entre des belligérants par trop potentiels.

    Hélas, ce tampon, déjà travaillé par ses démons communautaires ne réolut rien. Il se contenta d’exciter la convoitise de ses géniteurs par ses indéniables succès technologiques (métallurgie, chimie, mine), commerciaux (chemins de fers de Russie et de Chine) et de précurseurs du commerce mondial des denrées (blé, sucre, café). Sans oublier les larmes d’or et de diamant tirées à vigoureux coups de schlagues des populations éternellement taillables puisque converties au christianisme du Congo. Bref, lorsque Bwana Léopold II enfin trépassa dans la haine rassie de ses sujets, son petit pays était devenu la cinquième puissance commerciale et industrielle de la planète.

    Le cirque est fini

    Le capitalisme le plus sauvage régnait et il fallut attendre la fin du premier conflit mondial pour assister aux prémices d’une émancipation ouvrière que d’aucuns, dans le bas clergé flamand surtout, crurent pouvoir assimiler à une émancipation de la Flandre. Ce qui en conduisit des cohortes dans les bras des tenants de la pureté de la race. Plus filous, les bourgeois et nobliaux francophones jouèrent la carte du Christ Roi, tenant d’une réaction proche des phalanges de M. Mussolini. Heureusement, une résistance fort opportune permit au pays de se ranger dans les rangs des vainqueurs. Bien plus, il fut de toutes les aventures supranationales d’après-guerre, de l’imaginatif Bénélux à la portée sur les fonts de l’ONU, sans oublier un rôle majeur dans la naissance de l’OTAN et, surtout, surtout, de l’Union Européenne.

    Dépourvu de ses béquilles africaines et de son industrie lourde, la Belgique se trouve en proie à un crise profonde, existentielle même, puisque les trois comunnautés qui la fondent (flamande, wallonne et germanophone) prétextent querelles le moindre froncement de sourcil d’un parti fort de quelques milliers de voix ! Bruxelles, atout que l’on croirait, partout ailleurs, à même de résoudre la crise n’est autre que son abcès ! Depuis un an bientôt, malgré le bal masqué qui tient lieu de conseil des ministres, la Belgique , n’est plus gouvernée, apparaît sans lendemain.

    Les tristes clowns qui, de part et d’autre de la frontière linguistique, voient dans les géniteurs du pays ses sauveteurs feraient bien de démonter le chapiteau. Le cirque est fini. Seule issue de secours l’Europe, en proie à des dissensions plus fortes encore que la Belgique, pourrait faire de ce territoire en lambeaux, un laboratoire de ses rêves de demain.

     



  • Reflex Reflex 26 mai 2008 11:25

    Les chauffeurs français ne sont ni meilleurs ni pires que leurs collègues étrangers. Ils ont le grand tort de se retrouver aux commandes de véhicules vétustes, affrétés par des opérateurs peu scrupuleux de voyages internationaux pour une clintèle désargentée.

    Ces mêmes opérateurs se comportent comme des escrocs ; chaque année, des groupes attendent vainement le car qui doit les mener en Afrique du Nord. Et, à "l’agence" où ils ont acquis leur billet les candidatsvoyageurs trouvent portent de bois.

    Et, si un car est bel et bien au rendez-vous, il s’agit fréquemment de véhicules poussifs immatriculés au Maroc, en Algérie ou en Tunisie dont on connaît le laxisme des autorité. Les chauffeurs, payés au lance-pierre, sont contraints à des horaires infernaux engendrés par le système du troisième conducteur fantôme.

    Toute comme le pélerinage à la Mecque donne lieu à un juteux mais honteux commerce, le traditionnel retour annuel au pays des immigrés ouvre la voie à toutes les dérives. Allez donc faire un tour à Bruxelles aux alentours de la gare du Midi, où fleurissent les prétendus tours opérateurs, où s’entassent dans des cars poussifs des familles entières chargées des ustensiles et meubles les plus invraisemblables, où les chauffeurs tentent de charger et charger encore plus haut que la gueule leurs ancêtres rouillés.

    Chaque année, certains opérateurs et chauffeurs se font pincer. Chaque année, on les retrouve sur le même marché mais sous un autre nom…

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