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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

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  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 14 novembre 2013 18:46

    @ Pepe de Bienvenida


    Vous écrivez avec raison : « Ne voir dans la crise actuelle qu’un problème franco-français, c’est regarder par le petit bout de la lorgnette. La croissance des pays émergents ne doit pas cacher la forêt. Le problème est aujourd’hui planétaire, et changer l’équipage ne fera pas illusion longtemps, parce que ça fait longtemps que ce n’est plus l’équipage qui choisit la destination. »

    Commençons par changer l’équipage. Les fruits sont pourris. Ils tomberont de toute façon, mais rien n’interdit de secouer l’arbre pour aider à la manoeuvre. La loi de la gravitation est universelle. Nul n’y échappe.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 14 novembre 2013 18:41

    @Gabriel

    Ergo. Itaque. Urge igitur. Bien vu.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 14 novembre 2013 18:32

    @ Non 667 (j’aimais bien le 6)


    « Le FN, produit endogène des alternances sans alternative ».

    « La montée du FN n’est pas autre chose que le cumul en longue période de ces échecs répétés de la représentation, le produit endogène des alternances sans alternative qui pousse, assez logiquement, les électeurs à aller chercher autre chose, et même quoi que ce soit, au risque que ce soit n’importe quoi. »

    F. Lordon

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-front-contre-le-front-extraire-135237



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 14 novembre 2013 18:28

    @ Luc Le Raz (...) du Finistère, sans doute.


    Vous écrivez : « Donc, la solution ne peut venir que de l’Union Européenne qui en s’unissant, aura , ainsi, le poids nécessaire pour imposer ses règles face aux cartels de la finance internationale et ce n’est certainement pas en faisant l’escargot rentrant dans sa coquille hexagonale, qui va résoudre le pb. »

    Deux observations :
    -L’UE telle qu’elle s’est constituée est arrivée en butée, sur tous les plans, politique, économique, financier, social.
    C’est une merveilleuse idée à laquelle je suis très attaché, mais certainement sous sa forme actuelle, définie , déterminée et conduite par des acteurs non élus, cooptés, qui roulent (et le terme est faible) pour des intérêts qui vont précisément à l’encontre des intérêts européens, i.e. de l’Europe et de ses habitants.

    -Nous nous heurtons, en France, dans la majeure partie des pays de l’UE qui souffrent de la crise financière, à ceux que Paul Jorion appelle « les prêtres d’une religion féroce ».
    Ces gens, qui sont des tueurs sans âme, cooptés, non élus, qui ne tiennent leur légitimité que d’eux-mêmes.
    Lisez, je vous prie, ce qu’en dit Paul Jorion, « j’ai vu et entendu au Parlement européen, deux membres de la Troïka, et pas des moindres puisqu’ils dirigent l’équipe qui « s’occupe » de la Grèce : Servaas Deroose pour la Commission européenne et Klaus Masuch pour la Banque centrale européenne, et là, mon opinion sur la Troïka a tout à fait changé.

    Il ne m’est plus possible désormais d’imaginer qu’il pourrait s’agir avec eux de gens se trompant de bonne foi : je n’ai en effet entendu que des camelots de foire débitant des boniments, appelant « victoires », des déroutes sanglantes, qualifiant de « chiffres encourageants » la mesure quantitative de l’effondrement de la zone euro, prenant appui sur les preuves rétrospectives de leurs errements passés pour appeler à un effort supplémentaire dans la même direction et, à bout d’arguments devant les démentis que leur offre la réalité, blâmant les Grecs qui « refusent de faire ce qu’on leur demande ». http://www.pauljorion.com/blog/

    Voyez qui ils sont, car ils ont des noms, des visages, ces « ennemis » que le Président a identifiés : Servaas Deroose pour la Commission européenne et Klaus Masuch pour la Banque centrale européenne. Mais voyez surtout, bonne nouvelle, qu’ils ne sont pas aussi intouchables qu’on on pourrait le croire :

    http://www.marianne.net/Un-journaliste-irlandais-met-K-O-un-representant-de-la-BCE_a215184.html

    Alors imaginez ce que quelqu’un de déterminé pourrait faire, à partir d’une puissance économique comme la France, pour revoir de fond en comble ce qui n’est qu’un édifice qui ne tient debout que par habitude, sur des pratiques et des concepts éreintés, avec des gens d’une autre époque, qui ne représentent qu’eux-mêmes : un succès, et la restauration effective d’une grande, vraie puissance économique, financière, sociale, riche de ses capacités exceptionnelles, de ses facultés, de sa confiance en l’avenir, en ses propres forces, capable d’offrir à l’ensemble de ses citoyens les perspectives tangibles d’une vie construite sur l’optimiste plutôt que sur le déclinisme.








  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 14 novembre 2013 18:01

    @ Taverne


    « Ouvrir le dialogue démocratique à la société civile ». Plus qu’évident et nécessaire dans un pays qui non seulement sait lire et écrire, mais qui réfléchit et qui, surtout, a une idée assez précise de ce dont il ne veut pas (ou plus)...

    Ce billet très intéressant signé « Odile », paru sur Agoravox, précisément, en 2007.

    « Sans doute convient-il d’user de procédés de démocratie directe avec mesure et discernement, d’autant que les régimes pratiquant à l’excès le référendum voient leurs électeurs se lasser, et finir par bouder les urnes. 

    Il n’empêche que ces procédés sont des bouffées d’air frais salutaires lorsque des citoyens se sentent par trop impuissants et dépossédés de leur destin - ce qui est tragiquement le cas en notre France, et explique pour une bonne partie le pessimisme ambiant, et le discrédit, aussi bien du Parlement (pas vraiment perçu comme défendant « l’intérêt général ») que du gouvernement (qui a un peu trop tendance à croire qu’il est omnipotent). A ce titre, ils permettent peut-être de s’éloigner de dangers bien plus graves. Par exemple, on a vu le « parti national » (le peuple et les philosophes des Lumières) être obligé de se radicaliser face à une aristocratie et des « Parlements » refusant de consentir d’abord aux Etats Généraux, puis au fameux « vote par tête », au lieu de « vote par Ordre ». Cette « radicalisation » a provoqué, insidieusement, une « guerre » entre Ordres, d’autant plus brutale que le roi ne jouait pas son rôle de « temporisateur », d’arbitre, et surtout de source unitaire, puisque perçu comme partial, et favorable qui plus est aux aristocrates honnis par ses sujets. Et on peut, sans trop de difficultés, considérer que cette radicalisation de la société portait en germe les prémices de la violence révolutionnaire, et le contre-coup de celle-ci, l’apparition d’un régime tyrannique, qu’on a d’ailleurs appelé logiquement « la Terreur ».  »

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