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Rétif

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  • Rétif 21 juin 2014 07:22

    à épicure : bien sûr,il faut de la demande.Mais,une demande « moribonde » voudrais seulement dire que, dans un pays,les achats ne répondraient pas à une offre existante,qui ensuite,de ce fait,n’aurait plus de raison d’être.C’est tout !Mais il faut d’abord une offre pour décider l’envie d’achats.Cette absence de réponse peut provenir soit de ce que l’offre ne répond aux besoins,parce que l’on n’aura pas encore inventé la production adéquate, soit de ce que la population serait trop pauvre pour pouvoir acheter la dite production qui constitue l’offre.La seule solution c’est le travail.
    Parce que,si on veut(une idée comme autre)que les achats écopent l’offre,la production,et
    qu’on ne trouve pour ça que de donner de l’argent à la population,la question sera toujours de savoir d’où peut venir cet argent qu’il ne restera plus qu’à prendre à ceux qui ont juste un peu plus que les autres,ce qui n’augmentera pas la richesse nationale.



  • Rétif 20 juin 2014 19:30

    Il y a bien sûr les besoins matériels relativement pas si difficiles à satisfaire) et les désirs,le Désir humain,si c’est ce qu’on veut entendre par « demande ».
    Mais au delà du nécessaire,ce mot n’indique qu’une latence,très vague,très large,mais non pas une exigence audible qui viendrait en premier lieu et déterminerait les futures inventions techniques qui seraient ensuite,plus tard,proposées,offertes à cette demande.
    La demande attend !La demande ne s’exprime pas. c’est en ce sens que je dis qu’il n’y a pas, matériellement,effectivement de demande au sens d’un facteur actif du progrès matériel.
    Quand,de nos jours,on rentre chez un commerçant,on lui demande ce qu’il a,et non ce dont on rêve si ça n’existe pas.
    La demande ne fait pas exister ce qui n’existe pas.Ce n’est pas elle qui crée,ni l’objet,ni l’échange !
    De plus,ni le besoin ni le désir,ni donc la demande,ne sont un droit.
    Vous parlez comme si la civilisation était un fait acquis dès l’origine du monde et que dès les premiers temps,vision extrêmement romantique,la mère Nature devait s’occuper quas amoureusement de ses enfants,chacun n’ayant qu’à réclamer.
    On a le droit d’avoir des besoins et des désirs(souvent confondus),on ne peut pas,de toute éternité réclamer !
    Notre civilisation,grâce au progrès technique,a la possibilité de « venir en aide »,c’est normal,,non pas de satisfaire les réclamations de chacun par tous.
    On est d’abord homme sur terre pour se démerder,non pour réclamer.
    Je suis pour la déclaration de Kennedy : « Ne vous demander ce que l’Amérique peut pour vous,mais ce que,vous,vous pouvez pour l’Amérique » !
    Remplacez Amérique par République ou même par Humanité !



  • Rétif 20 juin 2014 14:49

    Epicure
    je ne me permettrais pas de « simplifier » tes propos,étant donné que je n’y répond pas et ne m’y réfère nullement. Tu voudrais bien simplifier le mien par ce détour.
    Au fait,désolé pour le point d’interrogation,erreur de frappe.
    Bien sûr que le demandeur et l’offreur peuvent,éventuellement, être la même personne. Généralement une invention vient d’un qui cherchait à résoudre un problème ou une difficulté pratique.C’est toujours un bonhomme !
    Mais il est généralement seul,sauf à avoir des collaborateurs.
    L’invention,l’innovation, n’est pas le fait de la foule des gens vivant au quotidien en quête de survie,on ne peut pas tout faire.
    Je dis seulement que ce n’est que lorsque un objet existe après avoir été inventé quelque part qu’il peut être objet de demande.Il n’ y a donc pas de « demande » collective !
    On a beau rêver qu’on aimerait avoir un instrument plus performant pour son travail que celui dont on dispose,ça ne suffit pas à le faire surgir miraculeusement du néant. Il faut que quel qu’un s’y colle,la tête entre les deux mains,qui,avec ses connaissances,empiriques ou savantes,de la matière,mette au point un agencement d’éléments qui apporte une facilité complémentaire au travail.Quelqu’un qui a été sensible à une demande qu’il a senti,en fait non dite,en se disant que cela lui permettrait,en apportant son écot à la collectivité,il aurait,si son idée était bonne et bien reçue,de se faire bien voir et de s’enrichir.
    Celui-là a senti la demande non exprimée et ayant réussi à l’analyser en a découvert et mis en oeuvre la solution sous forme d’une machine nouvelle à laquelle personne n’avait pensé avant lui.
    La « demande » si on la considère au sens collectif,n’a aucune existence audible.
    Elle se révèle(y compris à elle même) devant la ,nouveauté (qu’elle n’attendait même pas)
    Qu’elle n’attendait pas,parce que ’elle ne pouvait l’imaginer à partir de rien.
    Et c’est elle qui,ensuite,fait le succès ou l’échec de l’invention,par son intervention qui en montre l’intérêt,ou sa non intervention,son désintérêt. Elle n’est que la pierre de touche de l’utilité de la nouveauté,manifestation de la tendance humaine à utiliser tout ce que la nature,ou le monde extérieur comme la nouveauté, offre comme possibilités de survie et d’amélioration de confort.
    Même avant le travail de fabrication humain,et le marché qui en résulte,seulement devant la nature,ce qu’on appelle le demande n’est en réalité que la faculté d’utilisation de ce qui existe,qui n’ nullement été demandé,mais dont tout le monde voudra profiter.
    La demande,c’est l’utilisation.Le mot n’ a de sens qu’après l’offre.Il ’y a pas de vraie demande audible avant la matérialité de l’offre.
    C’est vraiment le cas où l’existence précède l’existence( en fait,dans le vocabulaire) !
    Cro-Magnon n’ a demandé une pierre pour tuer son ennemi(à qui l’aurait-il demandée
    d’ailleurs ?).Il a aperçu une pierre et il s’en est servi.S’il trouve un fusil,il en fera le même usage,sans se poser de questions !
    C’est vrai,ça,mais à qui la demande s’adresserait-elle,en l’absence d’interlocuteur ?
    La seule vraie demande,c’est tout au plus,celle du nourrisson hurlant pour appeler sa mère et avoir son lolo ! Mais parce que,encore,il en connait l’existence !
    Plutôt que demande,je dirais,au plus,le besoin.C’est-à-dire,le manque,justement !

    Dans la nature,quand on a faim,demande ou pas,on ramasse ce qu’on trouve,et on mange ce qu’on peut. Pas la peine d’être exigent !Au resto,on demande(« commande ») quoi ? Ce qu’il y a sur la carte et pas autre chose !Un choix dans ce qui est offert,c’est tout !la demande se plie à l’offre,elle ne la détermine pas !C’est le contraire,l’offre qui détermine la demande.La demande n’est pas une exigence,c’est une opportunité.Mettons un choix, dans ce qui s’offre ! 



  • Rétif 19 juin 2014 10:11

    Il n’ y aurait d’ailleurs pas de contradiction que l’homme de la demande puisse être le même que celui de l’ offre ?
    En se prenant par la main :Ce que l’humanité fait,d’ailleurs depuis des millénaires.



  • Rétif 19 juin 2014 10:07

    Sauf qu’il ne suffit pas de demander.La demande ne fera rien surgir par elle-même.Dans tous ces malheureux dont vous parlez,il faudra qu’un jour il y en ait qui aient au moins une idée,et l’envie de la réaliser.
    Et ce n’est pas parce qu’on leur aura demandé à eux plus qu’à d’autres : ce sera parce que, par l’étude et la connaissance de la nature,ils auront trouvé un moyen qu’on avait pas encore trouvé pour transformer de la matière en objet.C’est là que le demande,virtuelle jusque là,commence à jouer un rôle : soit l’objet ou l’instrument inventé sera pratique et pas trop cher,lisez,pas trop compliqué à fabriquer,les gens en auront envie ou pas.La demande,alors,jusqu’ici muette et impuissante,fera à ce moment,le succès ou l’échec de la nouvelle invention.Elle sera sans doute la nouvelle souveraine,mais avant cela,elle n’est rien.Elle n’est pas prévisible.Disons que la demande,c’est le problème,d’ailleurs informulé.
    Et rationnellement,la solution viendra d’un hasard heureux mis en oeuvre.

    Mais,rassurez-vous:dans tous vos gens,obnubilés par la survie immédiate,il y en aura toujours qui préféreront,au lieu de travailler pour des résultats, commencer par rêvasser,puis tenter de comprendre les mécanismes naturels,pour s’amuser,et tomberont sur des idées et des inventions dont eux-mêmes parfois,ne sauront même pas quoi faire,alors que les gens plus pratiques,leur trouveront,fut-ce par hasard,une utilité parfois inattendue et voudront en avoir en quantité.Il n’y a pas forcément de rationalité entre le besoin et l’invention.Tel objet s’est trouvé inventé,pour la simple curiosité, sans savoir pourquoi,c’est alors la demande qui s’en empare.Sans compter la mode !
    Un original s’est mis un jour,au lieu de marché pieds nus,à mettre une plaquette sous ses pieds,et bientôt,tout le monde en a fait autant.Avant cela,personne n’y pensait,on avaot dela peau dure sons les talons et on s’en contentait.
    La chaussure était née.Etait-ce un besoin,une demande ? Pas forcément,peut-être pas du tout.Mais cela apportait soudain un confort,tout le monde s’est trouvé preneur dans la tribu,puis,de tribus en tribus,la qodasse a conquis la terre.
    Les besoins de l’homme ne sont pas prévisibles,très élastiques,ils peuvent très restreints ou infinis.
    La demande dès lors,ne veut rien dire.Comme on dit que l’occasion fait le larron,c’est l’opportunité qui fait l’utilité.On n’imagine quand même pas un homme un jour arrivé à la satisfaction de ses besoins et super équipé d’un uniforme de robot eu de cosmonaute,mâtiné de plongeur sous marin.
    Il y a-t-il eu une demande pour aller dans la lune ? Etait-ce un besoin ? Si oui,on est alors très loin des besoins quotidiens lesquels,entre nous,sont nettement plus modeste,voire ascétiques,non ?
    Pourrait-on envisager de faire une liste complète des besoins humains,en tirant un trait à la fin ?
    C’est l’évolution,le progrès technique,très aléatoire,qui nous a apporté en occident,tout ce que nous avons.Dans d’autres continents,les gens auraient continuer à vivre sans nous sans nos désirs ni nos tentations,tant qu’il ne les connaissaient pas.
    ET le fil à couper le beurre,alors, c’était un besoin ? Quand on a eu du beurre,mais qui a inventé le beurre ? etc...Trouvailles aléatoires tout cela !
    Ce n’est qu’après qu’arrive la demande.
    On a vécu des siècles sans électricité,ni frigidaire,ni télé:est-ce que ce sont des besoins ,
    Imaginons que les indigènes de la Nouvelle Guinée,vivaient comme ils pouvaient,mais vivaient sans nous,sans rien demander à l’extérieur,qu ils ignoraient,jusqu à ce qu’on leur apporte des tas de choses des chez nous,d’où ils on déduit le culte du Dieu Cargo
    En fait le vrai nom de la demande en économie,c’est celui de la tentation
    Mais on ne peut -être tenté que parce qu’on voit.C’est donc bien l’offre qui suscite la tentation,le désir de posséder,donc,d’acheter.Autrement dit,l’offre c’est le diable !
    Mais il se fait payer !

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