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Romain Baudry

Adulescent de 28 ans, sciences-potiron, esclave en droit international et européen, écrivain imaginaire, girouette chronique, apérivore, voyageur statique, angéliste sceptique, asianisant, dilettante diversifié, photodépendant mais vespéral, quelque peu gynocentrique, partageant de nombreux traits de caractère avec le requin-baleine. De façon générale, complètement inutile.

Tableau de bord

  • Premier article le 17/10/2006
  • Modérateur depuis le 14/11/2007
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Derniers commentaires



  • Romain Baudry 30 octobre 2007 13:34

    Je pense qu’il est très exagéré de dire que le pouvoir de « définition » du Président rendrait impossible une nouvelle cohabitation. On connaît la liberté que prend la pratique de la Vème République avec sa lettre. Si le Président se retrouvait face à une majorité parlementaire hostile, il n’aurait pas d’autre choix que d’accepter un Premier Ministre du camp opposé et sa maîtrise de la politique nationale se verrait réduite à peu de chose.

    Je ne vois pas bien pourquoi tant de gens affirment que laisser le Président s’exprimer devant le Parlement serait mauvais pour l’équilibre des pouvoirs (qui n’a pas besoin de ça pour se porter mal). Le Président n’a de toute façon pas besoin de ça pour dominer le Parlement. Nicolas Sarkozy ferait certainement de ces discours de grandes occasions médiatiques, mais il n’y a pas là de quoi grimper aux rideaux. Il est au fond logique que celui qui est - la plupart du temps - le principal inspirateur de la politique nationale puisse en rendre compte devant le Parlement (c’est ce que fait chaque année le Président américain, qui n’exerce pas sur les parlementaires le même contrôle que son homologue français).

    L’argument selon lequel détenir un mandat local permettrait aux parlementaires de garder contact avec les réalités quotidienne est régulièrement avancé... par les parlementaires eux-mêmes, pour des raisons d’intérêt personnel bien comprises. Il me semble personnellement que les parlementaires ont les moyens de garder contact avec les citoyens de base sans pour autant être maire de telle ou telle commune. Il me semble aussi que le travail parlementaire est suffisamment important pour qu’on s’y consacre exclusivement. Citons un exemple voyant : comment un député (et qui plus est un président de groupe parlementaire) comme Jean-François Copé pourrait-il exercer convenablement sa fonction alors qu’il est également maire, président de communauté d’agglomération et avocat d’affaires ?

    Enfin, comme le souligne Candidat 007, le pouvoir d’initiative populaire est soumis à des conditions telles que son usage sera extrêmement rare. Une telle procédure ne peut aboutir qu’avec le soutien du parti majoritaire (qui n’a aucune raison d’agir ainsi) ou du principal parti d’opposition, lequel ne soutiendra que les propositions proches de ses idées. Il faut de plus mobiliser et recueillir les signatures d’un dixième du corps électoral, ce qui est absolument énorme.



  • Romain Baudry 30 octobre 2007 12:55

    N’oubliez pas que les deux principaux partis auront également le droit d’avoir des députés élus à la proportionnelle ! Et le seuil de 5 % les laisserait se tailler la part du lion puisqu’il élimine tous les petits partis qui tournent entre 2 % et 4,5 %. Des partis comme le FN ou le Modem bénéficieraient effectivement de cette dose de proportionnelle, mais ça ne leur vaudrait guère que 3 ou 4 députés.



  • Romain Baudry 29 octobre 2007 22:12

    Je suis assez d’accord avec vous en ce qui concerne la politique étrangère : la différence entre Républicains et Démocrates n’est pas aussi grande qu’on le souhaiterait !

    En ce qui concerne Al Gore, il n’a jamais vraiment été « aux commandes ». Le pouvoir théorique du Vice-Président est à peu près inexistant lorsqu’il ne remplace pas le Président. Dick Cheney fait à cet égard figure d’exception.



  • Romain Baudry 29 octobre 2007 14:46

    En conclusion, vous auriez aussi du rappeler que le Traité européen va faire rentrer la Turquie dans l’UE, va nous submerger sous des hordes de plombiers polonais et va interdire l’avortement.



  • Romain Baudry 29 octobre 2007 13:23

    Comme Seespan, je pense que Romney essaie pour le moment de prendre l’avantage sur Giuliani, qui est en meilleure position que lui pour devenir le candidat républicain à l’élection de 2008. Il vise Hillary, bien sûr, mais il vise également son rival immédiat en barrant à droite toute. Giuliani n’est pas exactement un gauchiste, mais il a divorcé plusieurs fois et il est plus progressiste que ses collègues républicains sur des questions comme l’avortement ou les droits des homosexuels. Romney pense sans doute qu’il peut gagner les primaires en s’appuyant sur la frange la conservatrice de l’électorat républicain. Ensuite, bien sûr, il lui faudrait se modérer au moins un peu pour avoir une chance d’emporter les élections.

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