@Fergus Attention à la définition de « cas ». Entre « porteur du virus » et « malade du virus », il y a une différence, et tout l’enjeu est de savoir combien de porteurs déclareront la maladie cet été et au début de l’automne. Si la réponse est « aucun ou presque », alors, paradoxalement, c’est maintenant qu’il faut laisser circuler le virus, pour que les gens développent des anticorps. En revanche, le laisser se répandre en hiver est à l’évidence plus dangereux (même si la nature de la « population cible » incite de toute façon à l’optimisme.) Cette pandémie n’étant pas la première de l’histoire, ni la plus grave (et de loin), il doit bien exister un phénomène de régulation naturelle. Sinon, nous ne serions pas là pour en parler, parce qu’une de ces pandémies, à des époques où on n’avait ni tests, ni antibiotiques ni techniques de réanimation, aurait fini par tuer tout le monde. Bref, isoler les porteurs, en ce moment, pourrait bien être une mesure contre-productive. Idem pour le confinement, même très localisé. Le problème, c’est que les autorités politiques et sanitaires, après un plantage phénoménal, ne peuvent pas se déjuger. Du coup, on fait à la fin (même provisoire) de l’épidémie, ce qu’on aurait dû faire au début. PS : Dans le même ordre d’idées, ne pas confondre « deuxième vague » et « récurrence saisonnière ».
@foufouille Donc, il faudrait interdire le paracétamol, qui est lui potentiellement mortel à une dose très proche de la dose thérapeutique. Dans le même ordre d’idées, il conviendrait de bannir quatre-vingt-dix pour cent des médicaments, qui sont eux aussi mortels à forte dose. Essayez d’avaler un flacon entier de rivotril, par exemple.
@V_Parlier Le Monde y arrive presque. Je recommande une tribune pourrie sur le dézingage de la loi Avia. Les journaleux de ce torchon pleurent à chaudes larmes.