@velosolex J’aimerais bien savoir, mais je n’ai pas trouvé ces chiffres, quel est le taux de présence et de circulation du virus de la grippe (et des autres maladies infectieuses) hors des périodes d’épidémies — le plus souvent automne/hiver sous nos latitudes. Ce qu’on sait, en tout cas, c’est que certaines de ces maladies, dont les plus contagieuses, ne se déclarent pas « hors saison ». C’est à voir, mais quoi qu’il en soit, votre génèse de la deuxième vague est loin de tenir la route. Un dernier point : lors des dernières pandémies mondiales, sans confinement ni fermeture des frontières, il n’y a pas eu d’hécatombe. Là non plus, d’ailleurs, mais il faudra attendre la fin de l’année pour savoir exactement ce qu’il en est.
Quel monde d’après ? Les épidémies ont jalonné l’histoire humaine, et il y en a eu de bien pires que celle-là. A des époques, en plus, où nous n’avions quasiment rien pour nous défendre (les grandes pestes, la grippe espagnole avant les antibiotiques). Le monde, il changera si nous en avons la volonté, pas à cause d’un virus. Enfin, il changera dans le bon sens, parce qu’il changera de toute façon, comme depuis l’aube des temps.
Autre chose : quand un auteur juge « inutiles et spécieux » les « touchers de mains » j’ai comme le sentiment que ça pue l’intégrisme islamiste. Sans être un excité sur le sujet, comme trop de gens de nos jours, j’ai toujours dit que le « bonheur de tous » dans la « soumission à Allah » n’est pas ma tasse de thé et qu’une dictature religieuse (toutes confessions confondues) serait un des rares choses susceptibles de me pousser à la violence.
« L’Allemagne renouera avec le leadership et sera, vraisemblablement, la nouvelle puissance du vieux continent, grâce à une bonne santé économique et une gestion quasi irréprochable. Il y a fort à parier qu’elle détrônera la Grande Bretagne et la France. »
Pardon ? L’Allemagne n’a aucun besoin de « renouer » avec le leadership, vu qu’elle l’a déjà et depuis longtemps. Au contraire, dans un monde où l’exportation risque de ne plus payer autant qu’avant, ce qui menace l’Allemagne, c’est la perte de sa domination. D’autant qu’à moyen terme, elle sera plus impactée par la récession généralisée que les autres pays d’Europe. Enfin, quand on parle de « détrôner la Grande-Bretagne et la France », ce qui est déjà une ânerie en soit, on évite la référence au « vieux continent », vu que la GB, justement n’est pas continentale, et qu’elle n’appartient même plus à l’UE. On dira que je pinaille, mais que penserait cet auteur si j’affirmais que l’Algérie est une province de la Chine ?
N’oubliez pas un élément capital, qu’on pouvait déduire de ce qui se passait en Italie. Les cibles de ce virus sont très particulières : grand âge, seniors avec comorbidités (âge médian des décès de 84 ans, selon les derniers chiffres à ma disposition) et grands malades. En dessous de 65 ans (cinquante millions de Français, quand même) on compte environ 2000 morts, sans précision sur les comorbidités. Donc, on a paralysé le pays et tout bousillé (le pire est à venir) pour protéger une population qui ne risquait presque rien (adultes) ou strictement rien (enfants). Aujourd’hui, c’est là-dessus que doit porter le débat. Pour protéger les cibles, c’était assez simple. Les résidents des Ehpad étaient déjà confinés, et les seniors, enclins à la peur, ce qui est normal (ils se déconfinent d’ailleurs assez mollement, semble-t-il) se seraient aisément laissés convaincre de ne pas trop sortir.
Ces éléments sont essentiels pour la prochaine fois, car il y en aura une, avec ce virus ou un autre, parce que d’autres confinements ruineraient le monde.
Enfin, l’argument de ne pas déborder le système de santé est irrecevable. S’il est si facile à déborder, c’est parce qu’on le sabote depuis vingt ou trente ans. Or, Philippe et Cie sont bien décidés à ne pas changer de cap. Traduction : ils sont prêts pour un nouveau désastre.