»Et puis voici
un autre historien, Ammien
Marcelin, qui nous apprend
qu’en 357, les murailles d’Augustodunum étaient pourries de vétusté (Histoire,
Livre VI, 2)."
D’abord votre
référence est fausse, on n’a conservé l’oeuvre d’Ammien qu’à partir du livre
XIV, il s’agit de XVI, 2 ; on voit là votre absence de sérieux et surtout votre incapacité à lire les textes, vous ne faites que chercher des passages qui hors contexte peuvent sembler appuyer vos délires. Je vous l’ai déjà dit vous n’avez ni méthode ni logique.
Alors l’état de ces murailles ? Et bien c’est un
peu normal non, construite vers -20 ou -10 elle accusent 370 ans et ont été
sévèrement endommagées par le siège de 269-270. Par ailleurs si vous aviez fait
un peu d’histoire romaine vous sauriez que la vetustas du bâtiment que l’on
doit reconstruire est aussi une figure rhétorique habituelle, on la retrouve
sur de nombreuses inscriptions et cela nous permet de voir parfois son
caractère artificiel, bref dans un cas comme dans l’autre votre remarque
n’apporte rien.
Signalons aussi que
la ville s’est rétractée énormément depuis le haut-empire, l’enceinte primitive
est bien trop grande et ne sert plus, elle n’est plus entretenue, bref vous
surinterprétez ce texte et il ne permet pas vos délires.
»Et vous
voulez nous faire croire que cette ville puissante, riche de ressources, âgée
de moins de 400 ans d’après ce qu’on nous dit et aux murailles pourtant en
ruines, serait Autun !"
En 400 ans une
muraille s’use vite, surtout si comme celle d’autun elle entoure 200ha, il est
douteux que son entretien ait été fait. Je vous rappelle aussi qu’entre
l’opulence de pomponius mela et les problèmes de 357 il y a la crise du IIIe
siècle, le siège de 269-270, les problèmes d’arriérés d’impôts visibles dans
les panégyriques etc. En gros vous ignorez tout de l’histoire de la bourgogne
romaine et vous avez le culot de vouloir en parler ?
»Mais où
sont ces murailles en ruines ? Que cela soit dans les représentations les
plus anciennes de la ville comme aujourd’hui, je ne vois que des murailles en
bon état."
Quelles
représentations ? Vous parlez du plan de Belleforest ? Vous y voyez des
murailles en bon état vous ? Vous les voyez encore en bon état aujourd’hui ? Je
vous rappelle quand même que dans une muraille une brèche suffit pour la rendre
vulnérable, vous devriez un peu vous renseigner sur le domaine militaire de
temps en temps.
»Tout en
reprenant des textes antérieurs, le géographe grec Strabon - il a achevé son travail sous Tibère - ne manque pas de les
mettre à jour en signalant les modifications du « paysage » apportées
par les Romains. Force est de constater que cela se limite à la
Narbonnaise et à l’Espagne."
Non. Strabon ne met
pas à jour partout ses connaissances, et je vous rappelle que je vous ai démontré ses erreurs sur
le domaine de la gaule chevelue, erreurs que vous refusez de voir parce que
vous en fait des arguments délirants. Strabon n’est jamais venu en Gaule, il
travaille avec des sources de seconde main. Quelles sont ses sources pour la
gaule ?
- Poseidonios qui
écrit vers 80 av. J.-C.
- César qui écrit
vers 51 av. J.-C.
- La carte
d’Agrippa mais elle illustre seulement un réseau routier à grande échelle
centré sur lyon
- la source dite
»panégyriste d’Auguste" rien ne dit que cette source ait ressenti le
besoin de détailler la gaule chevelue
Bref rien
n’autorise à se fonder sur les silences de strabon : l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence, votre argument n’est qu’un sophisme qui échoue et ne peut masquer le fait que vous ignorez l’état réel des connaissances historiques et archéologiques.
»
Particulièrement précis quant aux réalisations d’Auguste, Strabon ne dit pas
que celui-ci ait réalisé quelque chose à Autun. En réalité, l’expression
Augustodunum signifie seulement que les Eduens ont consacré une ville à
l’Auguste du ciel. Ce n’est pas Autun."
Donc là vous mentez,
vous délirez : on l’a vu vous prêtez à Strabon une précision qu’il n’a pas nécessairement, vous vous fondez sur un argument e silentio sans grande valeur logique (et il n’y a silence que parce que vous ne voulez considérer que Strabon et ignorez toute l’archéologie !). Et surtout il n’a JAMAIS existé quoi que ce soit qui soit l’"Auguste
du ciel" c’est vous qui inventez, qui délirez, et vous me reprochez de ne
pas avoir de texte ? Vous êtes fou ? Dans la réponse AUTUN I j’ai expliqué le nom augustodunum, le lecteur pourra facilement voir mes arguments, j’attends avec impatience de voir comment vous allez justifier votre délirant « auguste du ciel » et peut être expliquerez-vous un jour le nom de stalingrad (ville de staline, c’est exactement la même formation que augusto-dunum) par un staline du ciel ? Cette comparaison est destinée à montrer au lecteur jusqu’où va votre falsification de l’histoire qui ignore le b-a ba et cache les réalités.
»Et puis sur
quel texte vous appuyez-vous pour nous faire croire qu’Autun a été fondée par
l’empereur Auguste ? Il n’y en a pas !"
Non il n’y en a
pas. Mais il est malhonnête de partir de la documentation lacunaire de
l’antiquité pour inventer du n’importe quoi. Je résume le raisonnement
- Augusto-dunum :
augusto : racine latine qui n’apparaît qu’avec Auguste dans le nom des villes
et des fonctions ; dunum racine celte pour ville ou forteresse. Le nom même
d’Autun c’est « ville d’Auguste » donc oui il n’y a pas de texte mais
il y a le nom d’Auguste (je montrerai tout alors l’aspect délirant de votre interprétation de ce nom). La double composition latine et celte du nom montre bien qu’Auguste est ici le nom propre de l’empereur, si auguste désignait un dieu on l’aurait dit en gaulois comme dans lug-dunum. La présence du nom de l’empereur est un phénomène bien attesté ailleurs :
augustonemetum chez les arvernes, augusta emerita en lusitanie, caesareaaugusta
à saragosse, et on peut ajouter Aoste, Augsbourg etc etc. Ce n’est pas très différent d’Aquae Sextiae où on retrouve le nom de Sextius. Tout cela est connu de tout le monde et accepté de tout le monde, il faudrait un minimum d’honnêteté pour votre lecteur et lui dire « contrairement à ce que tout le monde accepte je dis que… » et il faudrait expliquer pourquoi Augustodunum serait différent des autres noms de villes intégrant Auguste dans leur étymologie… Encore une fois vous ne faites que des sophismes.
- Tous les
empereurs s’appellent Auguste, alors lequel est-ce ? Facile : Tacite Annales III, 43
nous assure qu’Autun existait déjà sous Tibère en 21, Tibère est arrivé sur le
trône en 14, sauf à imaginer une ville poussant en 7 ans…
- Il y a des cas
similaires : les arvernes a la même époque ont Augustonemetum avec le même
mouvement de l’oppidum la ténien vers la ville romaine. Ce n’est pas pour rien
qu’Auguste soigne le centre urbain des deux peuples les plus puissant de gaule…
- la stratigraphie
d’autun commence aussi réellement sous Auguste
- les portes de la
muraille d’Autun sont très clairement du style caractéristique du règne
d’Auguste, il suffit pour cela de les comparer à celle de nimes qui sont bien
datées par une inscription, même style, même technique, où à celle de Fréjus qui datent aussi d’Auguste.
Quand Anténor dit :
»En ce qui concerne Autun, il est très probable que la grande enceinte avec ses portes monumentales datent de l’époque d’Eumène. On ne trouve d’ailleurs plus dans les murs d’Autun ces fameuses rangées de briques alternées qu’on retrouve dans tant d’autres sites « gallo-romains »«
Il raconte n’importe quoi et ignore visiblement la diversité des techniques de construction romaine et la manière dont on les date, il prétend réinventer à lui tout seul sans rigueur aucune des procédures archéologique qui ont des décennies de validité solide (voir l’article de 1963)
(on cherchera en vain sur celle de Nîmes les briques d’Antenor qui prétend parler de la construction architecturale dans l’antiquité sans rien en savoir).
Ainsi tout le monde pourra voir ce qui est la connaissance minimale, depuis les connaissances archéologiques se sont énormément accrue (nombreuses fouilles, lycée militaire, mosaïque des philosophes, etc)
Mourey : »Que dit Pomponius Mela que vous évoquez bien
imprudemment ? qu’Augustodunum est une ville éduenne très riche et
puissante - opulantissima (Description de la terre, livre III, II). Et vous
voulez nous faire croire qu’il s’agit d’une ville d’Autun dont la décision de
construction date de moins de 50 ans. Avez-vous vraiment le sens des
réalités ?"
Absolument. La
ville est très riche. dans l’esprit des romains la ville reflète la valeur du
territoire, la cité éduenne était très prospère on pourrait donc penser que
pour Méla parler de la ville c’est parler par métonymie de toute la cité des
éduens. Mais il n’y a pas de raison de mettre en doute son avis :arguments :
- dès sa fondation
augustéenne Autun fait 200 ha, c’est énorme
- sa muraille est
monumentale, elle caractérise à elle seule l’opulence de la ville
- les éduens sont
les premiers gaulois de gaule chevelue à entrer au sénat romain sous Claude, il
y avait donc plusieurs millionaire chez les éduens au début du premier siècle
de notre ère (un sénateur a au moins 1 million de sesterce en terre, en général
bien plus)
- Tacite, Annales
III, 43 parle d’Autun sous Tibère parmi les villes endettées : l’opulence que
méla décrit a couté très cher, oui en 50 ans la ville a grandi très vite, a eu
une parure monumentale exceptionnelle (qui prolonge l’exceptionnelle précocité
de la basilique de bibracte) mais la politique fiscal de Tibère et cet
investissement urbain entraîne un endettement de certains des aristocrates
éduens d’où la révolte de 21. Vous voyez le texte de mela et son témoignage
s’inscrit parfaitement dans l’histoire réelle d’autun
- l’archéologie :
les marqueurs stratigraphiques corroborent tout à fait cette chronologie. Si
vous les contestez il va falloir argumenter sérieusement contre eux, prouver
que telle céramique, telle amphore n’est pas augustéenne ou julio-claudienne,
là je vous attend, mais vu votre incapacité à parler sérieusement des amphores
et des monnaies de bibracte…
Bilan : l’argument de Mourey ne repose sur rien, il se heurte à la fois à l’analyse des textes, au contexte historique large (ce que l’on sait par ailleurs sur toute la période) et aux trouvailles archéologiques
« Vous avez donné vos arguments qui vous autorisent à placer Bibracte au mont Beuvray. Ils sont très faibles. J’ai expliqué pourquoi il fallait les interpréter autrement. »
Décrétez que mes arguments sont faible ce n’est pas y répondre : vous n’avez pas répondu sur les monnaies, sur les amphores, sur le cout des murailles, sur la superficie, sur la basilique… certes avec cette capacité d’argumentation vous devez en convaincre du monde. Et par contre « vous avez expliqué pourquoi » vous n’avez rien expliqué du tout, vous avez déliré sur les églises, les atlantes, sur les fouilles du XIXème et sur un prieuré clunisien du Xeme siècle. Sans aucun fait…
« L’identification de ce champ de bataille a toujours été considérée comme le critère à partir duquel la localisation de Bibracte pouvait être prouvée. Vous avez balayé cet argument d’un revers d’un main. C’est un peu facile. »
Ben non ce n’est pas facile, c’est du bon sens. Il n’y a que dans votre tête que le lieu de la bataille est « Le » critère. Qu’est-ce qui est le plus facile à identifier archéologiquement : un centre urbain considérable ou un lieu de combat éphémère. Donc d’où doit-on partir à votre avis pour savoir où est quoi ? C’est vous qui inversez sans arrêt la logique, votre reconstitution de la bataille ne repose sur rien d’autre que des postulats dont le premier est de placer la capitale d’un peuple d’époque laténienne dans un prieuré clunisien postérieur de 12 siècle. Bravo…
Vous brouillez le débat. Vous nous envoyez de multiples liens et vous ne vous rendez même pas compte qu’ils contiennent des éléments qui vont à l’encontre de certaines de vos thèses beuvraysiennes.
… tiens donc ?
« Mais, Monsieur, le contour des oppidum de Manching et de Reims sont de la même famille que ceux de Mont-Saint-Vincent et du Crest... mais aussi de celui de Tell Balata, en Samarie. Ce contour d’oppidum ovale, où se trouve -t-il au mont Beuvray. Oui, il s’y trouvait. L’avocat Garenne, que vous méprisez, l’avait repéré avant que vous en supprimiez la trace. »
Je vous attendez exactement sur ce point, vous êtes tellement prévisible. Relisez l’article vous verrez que ce contour n’apparaît que là où le terrain le permet, en terrain plat surtout. Le contour rond d’une ville on le retrouve en samarie, on le retrouve à Hatra, on le retrouve en Afrique, en europe du nord : il n’a pas de signification en lui-même c’est juste que c’est une figure géométrique de base qui correspond à une facilité d’organisation de l’espace. Faites un peu de géométrie : si des aménagements spatiaux partagent des points communs ce n’est pas forcément qu’ils sont les héritiers l’un de l’autre, mais que les mêmes solutions simples sont retrouvés partout. Si la forme des villes étaient très particulière et spécifique on pourrait suivre votre raisonnement, mais une forme ronde !! Même les villages masaï l’adoptent spontanément. Ce point est le parfait révélateur de votre délire d’interprétation.
Quand à la forme que Garenne a cru voir, j’aimerai bien que vous me prouviez à partir des faits (plan de fouille, stratigraphie) :