@Fergus Franchement, juste histoire de prendre un peu de recul et comprendre un peu ce qui — pour notre plus grand malheur — vous et nous arrive, il serait grand temps pour vous d’arrêter de vous limiter à avaler toutes les couleuvres servie par la propagande ukraino-atlantiste et dont nous abreuvent avec une belle unanimité la presse main-stream et ses « experts », surtout €uropéens d’ailleurs, la presse U$ restant nettement plus prudente et réservée quant aux probables issues du conflit.
D’abord, la « folie » mégalomaniaque de Vladimir Poutine relève de la pure fable occidentale qui tient d’autant moins la route qu’il ne décide pas seul de la politique et des options géo-économiques ou géo-stratégiques russes.
Ensuite, pourquoi donc chercherait-il maintenant à massacrer et détruire de manière indifférenciée la population et le territoire ukrainien, alors même que les troupes russes auraient déjà atteints de bien plus larges objectifs si elles n’avaient constamment cherché àépargner la population — pour large part russophone - et les infrastructures civiles ?
Pour rappel, si la destruction des infrastructures civiles a systématiquement été appliquée dès le premier stade des aventures militaires atlantistes (Serbie, Irak, Libye, ...), c’est seulement cette semaine que des centrales thermiques ont été frappées — juste histoire de ralentir les convois ferroviaires à destination du front -, alors même que la guerre dure depuis février et que le gaz à destination de l’€urope transite toujours librement par l’Ukraine.
Quant aux sanctions économiques, elles semblent d’après les chiffres nettement plus efficaces à ruiner et dévaster en un temps record ce qui reste encore d’industries et du tissu productif €uropéen — ce qui semble au passage fort bien arranger les intérêts de l’Oncle Sam — qu’à plomber l’économie russe dont les exportations, et notamment de pétrole vers les U$A (6 milliards de $ depuis février), ont rarement été aussi rentables, et ce d’autant plus qu’elle s’est rapidement trouvée une multitude de nouveaux partenaires et débouchés.
« ... plus il détruira, plus il remontera les Ukrainiens contre la Russie et les persuadera que leur salut est à l’ouest. » Contrairement à ce qu’on nous raconte, l’objectif de la Russie n’a semble-t-il jamais été d’envahir toute l’Ukraine, mais surtout de protéger sa souveraineté en empêchant qu’elle ne serve de base avancée aux missiles et autres installations de l’OTAN, et très accessoirement d’en protéger les populations russophones. Si l’opération militaire spéciale permet à la Russie de libérer, et le cas échéant d’annexer, les oblasts de Lougansk, Donetsk, Karkhov, et au sud de s’étendre jusqu’Odessa et la Transnitrie en contrôlant tous les rivages de la Mer Noire, et même le cas échéant de s’étendre jusque Kiev, il semble assez clair que la Russie ne souhaite en aucun cas s’embarrasser de l’Ouest de l’Ukraine qui lui est historiquement hostile et ne pèse économiquement d’aucun poids. On peut même imaginer qu’elle serait des plus heureuse d’en transférer la charge financière à l’€urope, tout ce qui y avait quelque valeur ayant déjà été systématiquement pillé par l’oligarchie locale.
Bref, je sais que ce n’est pas le discours officiel et je ne prétend pas balayer l’ensemble des enjeux, mais bien des spécialistes semblent s’accorder sur ces points.
Et croyez bien que je suis très loin de m’en réjouir, quand c’est à nous qu’il reviendra au final le soin de solder la facture de toute cette gabegie !
Bien à vous, en vous présentant mes cordiales salutations !
« Que dire de tous les soldats russes envoyés à la mort, que dire des soldats blessés, mutilés au cours de cette guerre ? »
Et que dire de ces milliers de civils des républiques du Donbass et de Lougansk massacrés depuis 2014 par les tirs de l’armée ukrainienne dans le silence assourdissant de la France et de l’Allemagne, pourtant censées garantir pour la partie ukrainienne le respect des accords de Minsk, soit non pas leur indépendance, mais leur autonomie administrative ?
... ou encore de ces milliers de civils russophones opprimés, martyrisés et torturés en toute indifférence occidentale et atlantiste par ces même milices ouvertement nazies qu’on nous présente maintenant comme les remparts des valeurs humanistes et démocratiques de l’€urope.
Bien sûr, la guerre est une malédiction probablement aussi vieille que notre humanité, et toutes coûtent leur prix de sang, de larmes et de malheur. Et je suis le premier à totalement vous approuver quand vous déclarez que la guerre est une boucherie qui déshumanise et avilit l’homme : l’histoire russe en a l’amère et très longue expérience, qui après avoir repoussée ses envahisseurs successifs - mongols, chevaliers teutons, ... - a su transformer en débâcle l’aventure napoléonienne et mettre à genou jusque dans sa capitale l’exterminateur nazi, ...
Autant la culture russe a pu dans le respect de sa propre tradition développer un humanisme (je vous renvoie à Tolstoï, et plus encore à toute la profondeur d’âme exprimée par la musique russe, pour plus amples développements) non-exempt - à l’inverse de celui développé par notre belle modernité - de spiritualité et d’un profond mysticisme, autant elle a au long des siècles su défendre avec toute la férocité guerrière nécessaire sa souveraineté, selon la très impitoyable logique présidant au jeu d’échecs.
Il semble par ailleurs que le vocabulaire du Kremlin commence à évoluer, et que d’une « opération spéciale de police » visant bien plus à préserver la souveraineté russe en endiguant les velléités occidentales et atlantistes à ses frontières ukrainiennes qu’à envahir cette dernière, on passe désormais à la reconnaissance d’une « guerre globale » de valeurs engageant la Russie - et bien d’autres nations dans son sillage - contre l’ensemble du Bloc Atlantico-Occidental et se menant tant sur le territoire ukrainien que sur l’ensemble du front géo-économique mondialisé.
Tout les camps y laisseront certes des plumes, mais il semble bien que nonobstant la propagande dont on nous abreuve, le Bloc Atlantico-Occidental et plus encore l’Union €uropéenne, nous compris, aient bien plus à y perdre qu’escompté par l’hubris démesurée de nos dirigeants occidentaux.
« Et les êtres humains, les familles meurtries ? C’est quantité négligeable ? Combien de Russes morts au combat ? Mieux vaut éviter d’en parler... » Le fatalisme de l’âme slave, et si çà compte de Vladimir Poutine lui-même, vous répondrait probablement que ce n’est jamais - et pas moins pour leur adversaire que pour eux - « quantité négligeable », mais qu’ainsi va la guerre dont ils ont une si longue expérience, et que c’est le « destin ».
@Rinbeau "Qu’on puisse affirmer la cocufiction de Joseph par le saint Esprit dans
les sphères Papales, bien que soit disant les voies du Seigneur soient
impénétrables, relève d’une bassesse politique laissant croire que
celles de Marie le fussent également !«
Hors tout irrespect et pour élémentaire rappel aux ignorants ou autres imbéciles, c’est la notion même de « paternité biologique » qui est en soi un pur non-sens ! Si destiné dès l’aube du néolithique à garantir et affermir par toutes règles et institutions un système de transmission patrilinéaire, le feu patriarcat naît de l’établissement de la compréhension du lien entre relation sexuelle et procréation, au contraire de l’indéniable filiation biologique matrilinéaire, il ne peut déterminer l’évidence biologique du géniteur et y substitue en conséquence l’évidence légale et juridique de la paternité.
Si dans le meilleur - ou le pire - des cas géniteur et père se confondent en une seule et même personne, il n’y a pas à confondre entre les deux : le premier relève des lois de la biologie et de l’hérédité - qui dépendent comme on ne le sait que trop bien aux PTT de nombreux « facteurs » ou autres plombiers -, quand le second est pur sujet de droit !
Je trouve personnellement plaisant et extrêmement significatif que, relevant pleinement de l’ère patriarcale et y instituant une Église destinée à la perpétuer dans l’ère chrétienne, le mythe chrétien nous rappelle toute la force de cette évidence en prenant la peine de souligner l’incarnation d’un Jésus-Christ né de géniteur inconnu - qu’il s’agisse du »Saint-Esprit« ou de l’Archange »Gabriel", en référence à la sphère kabbalistique Geburah dont un des attributs est la force mâle dans son aspect indifférencié, important au final fort peu.
L’invention au début des années ’80 du test génétique de parenté biologique et la possibilité d’une détermination scientifique et sans équivoque du géniteur met techniquement et définitivement terme à l’ère patriarcale, ainsi qu’à toutes structures et institutions visant à la conforter, comme nous pouvons désormais quotidiennement le constater.
« ... jusqu’à très récemment c’était une lecture littérale des événements bibliques qui était proposée par la chrétienté … »
De fait ! Mais ce ne semble être le cas que depuis la Renaissance, probablement sous l’influence de la Réforme qui privilégie tout à la fois une interprétation littérale et essentiellement moraliste du texte tout en réduisant l’effectivité du rituel et de la transmission sacramentelle à des niveaux presque exclusivement symboliques, comme par exemple en ce qui concerne le mystère de la transsubstantiation des espèces.
Au moyen-âge et en continuité avec la tradition hébraïque, puis kabbalistique du Pardès, une part au moins des lettrés catholiques perpétue l’interprétation à quatre niveaux des Écritures. Dans une telle perspective, les questions d’historicité du mythe importent au final fort peu : le discours mythique n’a pas à être interrogé dans la mesure où il est essentiellement destiné à alimenter les imaginaires individuels et collectifs de son cadre référentiel pour mieux édifier les consciences en les guider vers la Révélation et le salut des âmes.
A noter d’ailleurs, quand tout le rituel et l’accès aux écritures - étroitement limité aux manuscrits des copistes — s’opèrent exclusivement en latin, l’extraordinaire foisonnement, l’immense richesse et les trésors de sagesse que nous transmettent l’iconographie - architecturale, sculpturale et picturale pour ce qui nous en reste - médiévale développée par le génie de l’Occident Chrétien et visant tout à la fois à enseigner, illustrer, vivifier et perpétuer le mythe dans une société peu alphabétisée et où prédomine encore très largement la tradition orale.
Bien à vous, en vous présentant mes respectueuses salutations !