Comme je le faisais remarquer plus bas sur un commentaire de Finwë, il est possible de diminuer la facture des dépenses courantes (nourriture, entretien), mais en achetant dans plusieurs enseignes (2 minimum). Comme je le disais, il faut réévaluer la répartition de temps en temps. La différence sur les produits n’est pas de l’ordre du centime d’euro, mais de 20% à 50% selon les produits, sans perte de qualité (voire en l’augmentant).
Je compense le désagrément de la visite de plusieurs enseignes en stockant, de façon à ne pas avoir à faire les courses tous les jours. Le gain est substantiel.
Cela fonctionne actuellement parce que les grandes surfaces ne peuvent pas s’entendre sur la totalité des produits.
Le système que je proposais devrait fonctionner car il faut bien que les enseignes se distinguent les unes des autres et il y a forcément une limite à l’entente. De plus, cela aurait l’avantage de mettre plus facilement en évidence les ententes sur les prix : le travail de la répression des fraudes en serait facilité.
Merci à l’auteur pour cet article sur cette crise que je ne connaissais finalement que sur ses derniers effets et pas sur ses causes profondes. Je pensais que les banques étaient les principales responsables, mais votre article met en évidence que les responsabilités sont plus graves, puisqu’elles impliquent les organismes de régulation de l’économie américaine.
On en revient toujours à la même source de problème : lorsque l’on abandonne les fondamentaux, les règles de bon sens qui servent de base au système, on se prend toujours le revers de la médaille dans la figure.
Comme le dit le commentaire de Forest plus haut, beaucoup "d’experts" économiques disaient que tout allait bien l’an dernier, jusqu’à récemment. Certains continuent d’ailleurs, tel Marc Touati interviewé sur Boursorama le 29/02/2008 : "Mon scénario global est simple : cette crise ne dégénèrera pas en récession mondiale ni en risque systémique.[...]je confirme ma prévision d’une croissance américaine qui, après un premier trimestre 2008 difficile, connaîtra une reprise."
Personnellement, je suis d’accord avec ronchonaire : ce n’est pas le rôle de l’état et de plus, sur le plan pratique, cela soulèverait beaucoup de questions. Bref, cela me paraît être un gros chantier.
Il me semble aussi qu’il faudrait clarfier le système opaque qui existe aujourd’hui et mettre en évidence les ententes.
Le titre de votre article parlait de "solutions" au pluriel et je m’attendais à en trouver plusieurs, mais comme dirait l’autre, si c’était facile, on n’en parlerait plus.
J’ai une proposition intéressante, ce serait de pouvoir trouver sur Internet un affichage des prix dans toutes les grandes surfaces de France (prix réels en magasins et non prix d’achat via Internet). DPour réaliser cela, on pourrait :
- Soit utiliser la bonne volonté des gens qui font leurs courses, mais cela me paraît difficile en pratique (manque d’exhaustivité, risques de trollage, risque de décalage entre la récolte de la donnée et le dépôt sur le site, etc.).
- Soit créer un modèle économique qui permettrait d’employer des gens pour faire cette récolte (bon Ok, là, je rève peut-être, amis pourquoi pas ?).
- Soit imposer aux grandes surfaces de faire elles-même ce travail.
En faveur de cette dernière possibilité, il y a plusieurs arguments :
1/ Il existe des métiers où l’affichage des prix est obligatoire.
2/ Les magasins eux-mêmes font réaliser et distribuer régulièrement des catalogues en papier pour afficher leurs promos et autre produits moins promos.
3/ Il existe des moyens informatiques qui permettraient d’automatiser cette tâche, les informations existant déjà dans les système de gestion des grandes surfaces.
4/ Cela mettrait fin aux discussions et aux renvois de balles de toutes parts (voir les dernières contestations médiatisées).
Je confirme ce que dit Finwë, ayant moi-même fait ce type d’évaluation après le passage à l’euro, en observant le marché avec un moins bon rapport cependant.
L’inconvénient, c’est qu’il faut revoir les offres de temps en temps, les données ne restent pas constantes par enseigne.
Les inégalités ne résultent pas seulement de la croissance. Nous ne sommes plus dans les trente glorieuses. Je m’explique.
Comme je le montre dans un commentaire plus haut, la rémunération du capital s’accroît au détriment des salaires. Concrètement, on paye mieux l’investisseur (mais aussi le spéculateur) que celui qui travaille.
Il ne s’agit pas de prendre aux riches pour distribuer aux pauvres, contrairement à ce qu’affirment certains, parce que c’est un non-sens économique (cela revient à taxer la réussite et donc à faire fuir ailleurs les entrepreneurs).
Mais il s’agit plutôt de rétablir l’équilibre entre l’augmentation de la rémunération du capital et l’augmentation de la rémunération du salarié.
En ce qui concerne la croissance : il n’est plus possible de l’attendre comme un messie qui résoudra nos problèmes. En effet, pour prendre des chiffres, la croissance moyenne a été de 5,6% dans les années 60, de 3,7% dans les années 70, de 2,2% dans les années 80 et de 1,8% dans les années 90.
Sur 40 ans, elle ne cesse de décroître. On reparlera de votre proposition quand (si ?) la courbe s’inversera.