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Senatus populusque (Courouve)

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  • Premier article le 10/06/2005
  • Modérateur depuis le 14/04/2009
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Derniers commentaires





  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 11 avril 2013 22:47

    Le journaliste Luc Rosenzweig, aujourd’hui retraité du quotidien Le Monde, a fourni un témoignage précieux sur les années 1950. Dans sa chronique « Pêle-Mêle » de ce quotidien du 6 mars 2001, il interrogeait : 

    «   Pourquoi, vers le milieu du siècle dernier, a-t-on laissé « œuvrer » pendant plusieurs lustres, dans un prestigieux établissement public d’enseignement secondaire de Lyon, deux aumôniers catholiques, le Père A. et le Père G. dont les comportements nous semblent, aujourd’hui, sans équivoque ?  » Dans un e-mail, il me précisait : 
    «   Les aumôniers auxquels je faisais allusion étaient en fonction dans l’établissement que je fréquentais alors. Assistant, (à l’insu de mes parents, qui n’étaient pas catholiques) à des cours d’instruction religieuse en sixième, j’ai été alors intrigué, mais pas plus que ça, par les méthodes de ces deux abbés, qui prenaient les gamins sur les genoux pour leur caresser les cheveux, organisaient des séances de « confessions », à genoux sur un petit banc au fond de la classe, au cours desquelles ils faisaient raconter aux enfants leurs pratiques nocturnes avec force détails. En ce qui me concerne, les choses n’ont pas été plus loin, mais bien des années après, quelques anciens condisciples rencontrés par hasard m’ont confirmé que pour certains d’entre eux, notamment au cours des camps de scouts que l’un des aumôniers animait, on était allé bien plus avant dans des pratiques aujourd’hui qualifiées de pédophiles. Au milieu des années 60, ils ont, paraît-il, été discrètement mis à l’écart, sans que le scandale n’éclate publiquement...Tout cela, naturellement, demande à être vérifié, et fera peut-être l’objet d’une recherche que je mènerai […]. L’allusion faite dans ma chronique était, dans cette optique, destinée à déclencher des témoignages me permettant de l’amorcer.  »



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 11 avril 2013 22:46

    Manque au débat le petit évêque Gaillot ...

    Jacques Gaillot, ancien évêque d´Évreux, destitué par le Vatican en 1995 pour ses positions progressistes, reconnut, le 8 décembre 2000, qu´il était au courant du passé du père Denis Vadeboncœur, un prêtre québécois mis en examen et écroué, vendredi 1er décembre, pour viols sur mineur de moins de 15 ans et de plus de 15 ans par personne ayant autorité (Vadeboncœur fut condamné en novembre 1985 à 20 mois de prison au Québec pour abus sexuels). En 1988, il fut accueilli dans le diocèse d´Évreux et nommé, par Mgr Gaillot, curé de la paroisse de Lieurey (Eure). Un jeune homme de 25 ans [en 2000] porta plainte pour viols – des faits qui se seraient produits pendant cette période, avant et après 1990.

    Dans un entretien (Paris-Normandie, 6 décembre 2000), l´ancien évêque d´Évreux avait pourtant affirmé qu´il ignorait « tout de la gravité des faits » qui avaient valu sa condamnation au père Vadeboncœur : « Je ne l´aurais pas accepté dans le diocèse si j´avais su qu´il avait été condamné pour pédophilie. » Jacques Gaillot précisait qu´il avait reçu «  une lettre d´accompagnement favorable » émanant des supérieurs du prêtre au Québec. Ces dénégations suscitèrent une polémique au Canada. La congrégation des religieux de Saint-Vincent-de-Paul, à laquelle appartenait le prêtre, décida de rendre public, le 7 décembre 2000, l´échange de courriers qu´elle eut, en 1987 et 1988, avec l´évêché d´Évreux.

    Dans une lettre du 13 octobre 1987, l´abbé Jean-Jacques Latour, secrétaire de Mgr Gaillot, demandait des « renseignements complémentaires » sur le père Vadeboncœur. Le provincial canadien des religieux de Saint-Vincent-de-Paul lui envoya un long courrier, daté du 29 octobre 1987. Les agissements et la condamnation du prêtre québécois y étaient longuement détaillés :

    «  Au tout début du mois de février 1985, le père Vadeboncœur a été arrêté à la suite d´une enquête policière. Il était alors accusé d´actes de grossière indécence et d´agression sexuelle à l´égard de quelques adolescents, âgés de 12 à 17 ans, et d´un acte de sodomie avec un de ceux-ci. » Le père Pierre Lévesque, signataire de la lettre, estimait qu´il n´est pas « déraisonnable d´entretenir certains doutes sur [la] capacité [du père Vadeboncœur] de ne pas récidiver ».
    Dans un courrier du 24 février 1988, le secrétaire de Jacques Gaillot accusa réception de la lettre. Il expliquait, à propos du père Vadeboncœur : «  Nous espérons comme vous que ce changement de climat permettra un nouveau départ, au service de l´Évangile. »
    Revenant sur ses précédentes déclarations, Mgr Jacques Gaillot reconnut, vendredi 8 décembre [2000], dans un communiqué, qu´il avait été informé du passé du prêtre québécois : « Avant de décider de l´accueil de Denis Vadeboncœur à Évreux, j´ai reçu quelques informations fragmentaires et incomplètes sur la courte détention qu´il avait subie au Québec. (…) Ce n´est que plus tard que j´ai reçu des informations plus détaillées. Néanmoins, face à sa volonté de réinsertion et en l´absence de toute critique de ses paroissiens, je n´ai pas estimé devoir revenir sur cette décision d´accueil. »

    Contrairement à ce qui fut reproché à l´évêque de Bayeux, Mgr Pierre Pican, mis en examen pour non-dénonciation de crime et d´atteinte sexuelle sur mineur, Mgr Gaillot ne semblait pas au courant des [nouveaux] agissements reprochés au père Vadeboncœur à Lieurey [Eure]. Pour autant, l´attitude des évêques français suscite l´étonnement au Québec : « Comment a-t-on pu le nommer en paroisse ? s´interroge Jacques Côté, responsable de la communication de l´archevêché de Québec. Nous avons adopté chez nous le principe de la tolérance zéro : tout prêtre soupçonné de pédophilie est aussitôt signalé à la justice. »



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 9 avril 2013 18:03

    Il était possible de créer une institution parallèle, que l’on aurait pu nommer AMIAGE, pour satisfaire les couples homos envieux des avantages accordés aux couples hétéros.

    Mais, « amiage » ou « mariage », difficile de parler de mesure d’égalité quand le dispositif ignore les nombreux célibataires qui dans leur ensemble paient et paieront pour les couples mariés présents et à venir.



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 9 avril 2013 16:32

    Il n’y a eu de violences ni en 1974, quand les restrictions aux relations homos sont passées de la tranche d’âge 15-21 ans à la tranche d’âge 15-18 ans, ni en 1980 quand le délit spécifique d’outrage public à la pudeur par homosexuels a été abrogé, ni en 1982 quand les restrictions aux relations homos pour la tranche d’âge 15-18 ans ont été abrogées. Toutes ces reformes relevaient de la liberté.

    Aujourd’hui on nous propose un projet de loi dit d’égalité, visant à neutraliser l’institution du mariage en changeant le sens du mot, supprimant du Code civil les mots « mari » et « femme ». L’opposition à ce projet se comprend, et ce n’est pas une agression, aussi odieuse soit-elle, qui la fera taire.

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