Anti-US et anti-islamiste incurable.
Quant à mes ennemis, ces gens qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, amenez-les ici et égorgez-les en ma présence.
Signé : Jésus de Nazareth, in La Bible, Luc 19.27
Le problème est que vous êtes enfermé dans ce qui pour vous est "naturel".
Pourtant, si on nettoie le discours de ses scories "intellectuelles" et politiques, les situations sont claires et simples : un pays en occupe un autre. L’ancienneté de l’occupation, ses raisons et tout ce que vous voulez n’ont rien à voir.
Quand bien même je serais d’accord avec vous : pourquoi cette "liberté" de revendiquer n’aboutit-elle pas ?
Voudriez-vous dire que la faculté de revendiquer compense l’absence d’indépendance ?
En somme, la Corse et le Tibet ce n’est pas la même chose : les corses peuvent manifester mais n’obtiendront pas leur indépendance (et la France considère que c’est une affaire intérieure) mais les tibétains ne peuvent pas manifester DONC il faut que la Chine leur accorde leur indépendance ?
Prenons l’exemple de la "liberté d’expression". Oyez braves gens ! venez déguster la démocratie réelle ! venez savourer l’application des principes "zuniversels" et toutes les autres foutaises qu’on vous débite à la tonne et sans jamais rougir. Mieux : on s’offusque que les "autres" (ce foutu tiers-monde et ces musulmans bouchés) ne comprennent pas la subtilité de notre attitude faite de zigzags multiples et de mensonges en rafales.
Quand la meute de journalistes concierges, intéressée uniquement par l’audience est parie en croisade (oups) contre les musulmans fanatiques qui avaient la prétention de manifester contre les caricatures danoises, on leur a expliqué en articulant que la "liberté d’expression" (je frissonne d’émotion) n’est pas négociable.
Un juge a même décidé qu’en dépit du "caractère choquant, voire blessant, de cette caricature pour la sensibilité des musulmans" elle ne comportait pas de "volonté délibérée d’offenser" et qu’elle ne débordait pas "les limites admissibles de la liberté d’expression"
Le même juge a demandé, contreles réquisitions du parquet, l’interdiction d’affichage de la publicité représentant la Cène parce que "une intrusion agressive et gratuite dans les tréfonds des croyances intimes "et faisant "gravement injure aux sentiments religieux et à la foi des catholiques" plus 100 000 Euros d’amende par jour de retard.
Il s’agit de Jean-Claude Magendie Président du Tribunal de Grande Instance au moment de la parodie de la Cène et Premier Président de la Cour d’Appel de Paris au moment des caricatures.
Plus on monte en grade, plus on devient souple ?
En tous cas, la démocratie et la "liberté d’expression" en sortent grandies.