On mesure difficilement mieux les évolutions de la société que par le discours des politiques.
L’homosexualité, hier un secret honteux, est aujourd’hui un argument électoral, autant pour Monsieur K (dans la perspective des régionales), que pour son patron, Monsieur S : en effet, le ministre ne se lasse pas de répéter que c’est "la tolérance et l’ouverture d’esprit" du Président qui l’ont incité à faire enfin son coming-out...
Par contre de là à parler de "l’homosexualité comme modèle de société"... Je ne comprends même pas ce que ça veut dire.
C’est exactement ce que j’ai dit : la violence des affrontements actuels en Palestine n’a jamais eu d’équivalent en Afrique du Sud.
Je ne vois pas où est votre désaccord ?
"La crise actuelle ayant été causée par l’éclatement de la bulle du crédit dans le secteur privé, est-ce justifié de la combattre en créant une nouvelle bulle, celle du crédit mais dans le secteur public ?"
A mon avis oui, du moins sur le court terme. L’éclatement de la bulle pourrait provoquer un effondrement économique brutal d’une ampleur comparable à celui du début des années 1930, et dont les conséquences seraient dévastatrices (n’oublions pas que la dernière fois, ça s’était fini par une guerre mondiale...).
Le secteur public ayant "les reins plus solides" que le secteur privé, l’ effondrement immédiat sera évité... Mais il faudra le payer par des années d’austérité et de croissance plus faible, le temps de se désendetter. Une fois l’urgence écartée, nous devrons tous nous mettre à la bière blanche et sortir les casques à pointe, les Américains les premiers.
Entièrement d’accord avec la dernière phrase : l’école ne doit pas enseigner des vériés toutes faites, mais apprendre à forger une opinion basée sur des faits. Et c’est bien là le problème : le créationnisme ne se base sur aucun fait... Ses partisans ne s’opposent pas juste à "une théorie", mais bien à la raison elle-même, qui est selon eux sans valeur face à la "vérité révélée".
Quant au "dessein intelligent", la question est plus compliquée. En théorie, il n’y a rien de mal à vouloir rechercher dans la nature des indices d’une volonté divine : après tout, la science moderne a en grande partie pris son essor grâce à des savants qui, comme Newton, concevaient l’étude de l’Univers comme un moyen de comprendre Dieu... Le problème est que dans la pratique, les partisans de cette théorie ont souvent tendance à vouloir frapper les esprits impressionables avec des arguments bien peu scientifiques : "ooh, regardez comme c’est compliqué une cellule, vous croyez vraiment que tout ça aurait pu se former par hasard ?"
A mon avis, le créationnisme et le dessein intelligent peuvent avoir leur place au catéchisme, ou peut-être en cours de philosophie, mais pas en cours de sciences.