Non, je suis d’accord avec le principe émis par H.Hum, le nourrisson à tous les droits possibles que la société est en état de concevoir, il doit être « élevé » pour en devenir un bénéficiant et surtout un pérennisant par les devoirs qu’il acceptera en contre partie et les devoirs qui perturberaient sa sensibilité sociétale feront le terreau des débats sur l’avenir de notre société.
On parle de nourrisson car les devoirs arrivent très tôt. J’ai deux petits fils et j’ai donc le loisir de les observer dans leur développement. N’étant pas limité par la condition parentale actuelle, comme ce fut le cas à mon époque pour moi même bien sur, il est tout a fait remarquable de voir (ils ont trois environ) la présence d’un potentiel éthique dans leur comportement vis à vis des autres, j’en suis le premier surpris, agréablement bien sur. De là la poussée vers, quel cadre va t’on proposer à leur conscience à l’âge ou il en prendront vis à vis du monde qui les encadrent ?
Toute ma « réflexion » politique, (basée sur l’éducation d’un fils de prolos qui à appris à lire à 30 ans), repose la dessus
Attention à ne pas penser uniquement les « droits et devoirs » comme des outils de coercition de dominants. C’est aussi un référentiel de construction de soi et de son individualité mais il faut un « contexte » sociétal qui permette la construction en soi de ce référentiel stimulant et non contraignant. Enfin c’est une vision perso, je ne suis absolument sur de rien mais il me semble à observer les humains de notre monde et aussi observer les stimulis qui s’offre à moi, en moi, que ces droits et devoirs peuvent avoir une toute autre résonance.
« Il n’y a d’ores et déjà plus de boulot pour tout le monde ! »
Hum faisons pas trop les malins avec ça, l’asie produit certes mais tous ça tient sur de l’instable, comme l’a bien démontré Pablo Servigne dans un de ses derniers ouvrage. Un peu crack d’ou qu’il viennent pourrait nous remettre facilement face à nos réel besoin que nous ne sommes plus apte à maintenir qu’à partir de nous même.
Et QUI finance (à une ère où effectivement la prédation par les
oligarques financiers n’est pas propice à la moindre générosité envers
le collectif..) ?"
Je ne crois pas que ce soit les oligarques que ça gènerait le plus, mais de toute façon ça ne se fera pas tant que nous ne serons pas affranchis de cette oligarchie et ce pour tout un tas de raison. Mais au cas ou, si ça devait couter 1000 euros pour garder la main mise ça ne serait pas trop cher payé.
D’ailleurs vous verrez qu’ils vont bien s’adapter au changement climatique pour finir même si ça n’est pas dans leur adn et verdiront leur pouvoir.
"un revenu universel ne serait envisageable que dans un esprit de
coopération et de « service mutuel », donc un « service social » là où
apparaissent de vrais besoins, il ne saurait en aucun cas encourager
oisiveté et assistanat«
Mais cela n’existe que peu dans la population française et sa culture sociétale actuelle, la tendance, a mon avis, serait plus à l’oisiveté pensée comme un mode de vie souhaitable surtout dans une certaines catégories de jeunes.
Comment faite vous pour »générer« cette compréhension du réel ?
De ce que je vois des gens qui sont exclus ou a la marge c’est l’indifférence et l’exclusion qui en mine la plupart et les fait entrer dans une spirale de déconstruction de soi, qui peut être irrémédiable arrivée à un certain stade.
Il y a une population éduquée et solidaire qui pourrait se servir de cette opportunité pour s’activer »en conscience« de coopération et désintéressée financièrement parlant, mais c’est très loin d’être une majorité et encore il y en a qui adopte ces idées par »rebel attitude" à voir quand ça deviendrait un engagement responsable comment il réagirait.
La dimension collective existe, a moins de penser comme Thatcher que la société n’existe pas et que nous ne sommes qu’un groupe avec des intérêts individuels. Si la dimension collective existe, elle se doit de créer un cadre pour favoriser un contexte qui permette à chacun d’y épanouir ses talents en en offrants ses réalisations, partagées ou individuelles, au contexte collectif et qui permetrait de faire évoluer celui-ci.