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Spitoven

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Autodidacte de la pensée et sélectionneur de mes propres sources d'informations, qui sont les plus diverses possibles, j'étudie scrupuleusement ce que le monde a de meilleur et de pire à offrir en matière d'idées, je confronte et je déduis, dans un but humaniste, avec un seul mot d'ordre : "La certitude ne passera pas !" Ma pensée est en constante évolution car la vérité n'est pas pour ceux qui s'arrêtent en chemin.

Tableau de bord

  • Premier article le 27/12/2012
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Derniers commentaires



  • Spitoven Spitoven 3 janvier 2013 23:35

    Pour la suite, en ce qui concerne le Gender à proprement dit :

    "Là encore, ne confondons pas les causes et les effets : le mouvement de fond est que de plus en plus de gens se sentent humain avant d’être humain sexué. La plupart des situations rencontrées (et cela s’accentue avec les relations dématérialisées, y compris de travail) ne nécessitent pas un comportement sexué. Le sexe a finalement de moins en moins d’importance hormis dans les relations intimes et l’on finit justement par s’offusquer qu’en dehors de ce cadre, des gens vous traitent différemment selon le genre que vous arborez.

    Voilà pour le causes, lointaines, profondes, lourdes. Les gender studies en sont juste le témoignage. Ce n’est pas en les supprimant et en les censurant, ni même en les critiquant que l’on changerait le phénomène de société décrit.

    Ces études passionnantes ne visent par à nier toute différenciation sexuée, mais à dénoncer le détournement identitaire et communautariste qui prenait jadis le sexe pour alibi, dans des domaines où rien ne justifie plus les discriminations."

    Je suis totalement d’accord avec ces principes. Mais ils ne sont en rien l’apanage du Gender, et, personnellement, je ne m’étais rien figuré d’autre que tout cela avant d’avoir jamais entendu parler de cette thèse. La spécificité du Gender, et son acception populaire, réside avant tout dans on aspect scientifique, l’aspect sociologique n’en étant qu’une conséquence et relevant également d’autres mouvements de pensée.

    Scientifiquement, qu’avons-nous donc ?

     - Ce que l’état actuel de la science nous dit, en synthèse :
    Les différences biologiques et psychologiques entre hommes et femmes ne permettent pas de les cantonner à un rôle social prédéfini. [Pour autant, ces différences restent importantes.]
    Si le cerveau est majoritairement vierge à la naissance de l’individu, [certaines différences physiologiques y sont déjà visibles en fonction du sexe]. De plus, à partir de l’adolescence, les hormones « sexuées » et les différences physiologico-morphologiques entre les deux sexes, bien que n’ayant qu’un impact biologique direct extrêmement faible sur le développement cérébral, [ont d’un point de vue psychologique une influence directe non négligeable sur l’individu tout au long de sa vie - car comme le soulignent les philosophes et épistémologues Merleau-Ponty et Michel Henry, « Je n’ai pas un corps, je suis mon corps ».]
    [Dans ces marges, on remarque que différents facteurs scientifiquement établis orientent globalement les individus vers une identité psychologique conforme à leur sexe biologique de façon plus ou moins marquée, même si ces facteurs ne sont pas absolus et que] l’on trouve aussi de façon naturelle des personnes dont l’identité psychologique s’oppose à leur sexe biologique de façon plus ou moins marquée également, mais pas réellement de personnes ayant une identité psychologique asexuée.
    Pour ce qui est de la question de l’orientation sexuelle, la science ne sait pas encore grand-chose aux dernières nouvelles, [quoi que l’on pourrait supposer - avec d’infinies précautions - qu’elle se rattacherait au même système de causalité relative, mais que les facteurs décisifs ne se situeraient pas aux mêmes endroits.]

     - Ce que les scientifiques acquis à la cause LGBT nous disent :
    La même chose, mais en passant sous silence les informations placées ci-dessus entre crochets. En clair, c’est la négation antiscientifique de toute influence biologique dans la construction psychologique de l’identité de l’individu, ce qui permet à divers sociologues, en se basant sur ces conclusions erronées, d’imaginer que les différences psychologiques liées au sexe de l’individu auraient des origines exclusivement sociales - même s’il est indéniable que la société joue indéniablement un rôle important, dès le plus jeune âge. Et c’est cette version qui est généralement présentée sous le terme de « Gender ». Remarquons toutefois que même parmi ces personnalités, extrêmement rares sont celles à affirmer que la société ne doit pas maintenir un minimum de différence normative entre les sexes pour le bien individuel et collectif, la plupart maintiennent même le contraire.

     - Ce que les militants de l’ultragauche nous disent, en synthèse :
    Il n’y a aucune différence psychologique d’origine biologique entre homme et femme ; l’orientation sexuelle est plus importante que le sexe biologique ; le « genre », c’est-à-dire le sexe psychologique des personnes, est ce qui définit l’état d’homme ou de femme, et non le sexe biologique.
    C’est ainsi que l’on voit apparaître dans les manuels scolaires de SVT des assertions totalement politisées telles que : "Ce n’est pas parce qu’un individu est de sexe masculin ou féminin qu’il est pour autant un homme ou une femme."...Le summum du contresens scientifique.
    Le jour où la science considèrera que la psychologie est première sur la biologie, la Terre sera certainement à nouveau plate.

    Voilà pourquoi je me méfie de ce que l’on appelle le « Gender », qui peut passer, selon l’interlocuteur, de données scientifiques réelles et d’idées sociologiques fondées à une monstrueuse idéologie conquérante basée sur l’escamotage, la déformation et les déductions absconses.

    En ce qui concerne « les causes et les revendications des minorités », à vrai dire, je ne suis pas encore très informé et n’ai aucun avis là-dessus pour le moment (chaque chose en son temps). Ce sont des questions qui n’ont aucune influence sur la vérité scientifique, bien qu’elles semblent en avoir sur ce qui en est retourné au grand public.



  • Spitoven Spitoven 3 janvier 2013 22:32

    Totalement d’accord avec le début. Vient ensuite :

    "Même dans une vision bornée aux quarante dernières années, l’égalité a progressé encore sans perdre de sa légitimité. Il faut dire aussi que la mécanisation a fini par limiter les travaux de force et les travaux dangereux (nous les délocalisons). Les raisons d’une différence de statut s’étiolent ainsi avec le progrès technique (chariots transporteurs, direction assistée, tout ça...).

    La libération sexuelle, que vous dites non égalitaire, a permis à la femme de revendiquer son plaisir, de s’approprier son corps et sa fécondité, et de choisir librement si elle veut ou non un enfant. On passe d’une maternité subie à une maternité choisie. L’essentiel de la révolution sexuelle est là. Le reste, le plaisir, les communautés, l’affranchissement des contraintes conjugales, n’en sont que les conséquences.

    C’est un bien, auquel s’opposent évidemment ceux qui peinent à faire jouir leur partenaire et qui ont de quoi s’inquiéter de ses découvertes extraconjugales, ainsi que les vieux cons nostalgique de cette survivance du servage où l’acte de mariage valait acte de propriété sur la femme. Je croyais leurs cadavres pourrissant dans les poubelles de l’histoire mais leurs zombies semblent avoir appris à poster sur Agoravox (je ne dis pas ça pour vous, Spitoven).

    Il faudrait dire un mot également de l’accroissement de l’espérance de vie et du poids croissant qu’elle a pesé sur la conception de la fidélité conjugale, de l’adultère, finalement dépénalisé, et du divorce, admis enfin par consentement mutuel depuis  1974.

    Vous semblez ne pas avoir conscience des changements induits aussi au bénéfice du mâle : toute la législation du travail, notamment, toutes les normes, tout ce qui éradique la dangerosité a été inspiré au législateur avec l’idée que les travailleurs à protéger étaient en partie des femmes. Or, ces normes nous profitent abondamment.

    Dans ce courant de modernité, les misogynes s’aveuglent sur combien les normes sociales ont évolué et se sont adaptées, bien avant qu’il ne faille que la loi en tire les conséquences en se réformant enfin."

    Cela, ce ne sont que les effets positifs. Qui, normalement, auraient dû être les seuls. C’est sans compter sur la récupération du phénomène par la ploutocratie, ce qui a fait l’objet de la fin de l’article. Le libéralisme comportemental dans la société, qui est en soi un progrès indéniable, a été dévoyé principalement de deux manières :

     - Reprise de l’argumentation pour justifier l’extension continue du libéralisme en matière d’économie, ce qui a donné naissance à l’ultra-capitalisme, selon la doctrine : chacun a le droit de faire tout ce qu’il veut s’il ne nuit pas directement à autrui - ce qui, en matière d’économie moderne, est particulièrement pernicieux puisque les nuisances sont généralement indirectes et vastes, surtout avec le système spéculatif, et a donné lieu à d’innombrables excès dont les pires sont encore à venir.

     - Encouragement exclusif et systématique auprès des citoyens des pratiques augmentant la consommation (hyperactivité sexuelle, hédonisme, impulsivité, individualité forte, irresponsabilité sociale), en les poussant jusqu’à l’excès inverse du point de départ (ascèse, restrictions et soumission autoritaires) pour créer des individus tout aussi abîmés que les précédents, voire même plus encore à cause du choc de la nouvelle idéologie avec les anciennes (en opposition radicale), ainsi que de la perversion de la notion de liberté (puisque ce mouvement promeut de façon excessive un seul type de comportement et dévalorise les choix de vie différents, neutralisant ainsi la liberté mentale de l’individu sous l’effet de la pression sociale - comme c’était le cas auparavant -, tout en présentant le type de comportement encouragé comme la définition même de l’exercice de la liberté individuelle, qui reviendrait donc à céder à tous ses désirs et pulsions plutôt que d’effecteur un choix raisonné).

    Non seulement aucun de ces deux points n’est généralement admis par les initiateurs et les héritiers des changements sociaux que vous avez soulignés, mais en plus le second est souvent lui-même considéré en tant que progrès social... Bien entendu, il ne s’agit pas de les rendre coupables d’avoir initié de ces dérives, puisqu’elles sont du fait de l’action ploutocratique, mais il faudrait au moins qu’ils cessent de les ignorer - ou pire, de s’en féliciter -, et qu’ils contribuent à redresser la barre.



  • Spitoven Spitoven 3 janvier 2013 01:00

    Être « réactionnaire » n’est pas une tare en soi.

    « réactionnaire /ʁe.ak.sjɔ.nɛʁ/ masculin et féminin identiques(Politique) Qui sert à opérer une réaction ; qui travaille à une réaction politique : à un mouvement d’opinion qui agit dans un sens contraire au mouvement qui a précédé. »

    Posons-nous la question : Au début des années quarante, qui étaient les « réactionnaires » (souhaitant un retour à l’ordre précédent), et qui étaient les « progressistes » (soutenant le renforcement de l’ordre actuel) ?



  • Spitoven Spitoven 1er janvier 2013 22:31

    Et à part ça, on peut aussi s’en ficher complètement d’être Français.

    On peut aussi s’en ficher complètement de ces débats soporifiques.

    On peut même poster des messages à contre-courant du consensus ambiant pour essayer d’introduire un peu de réflexion dans ces considérations potagères.



  • Spitoven Spitoven 1er janvier 2013 22:27

    Quand on est Français, on peut aussi attendre de la France le respect qu’elle doit à ses citoyens. Or, depuis l’élection de François Hollande, Gérard Depardieu n’arrête pas de payer auprès des socialistes son soutien affiché à Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, par des propos désobligeants et des manoeuvres douteuses, dont la surmédiatisation de tout ce qui le concerne fait partie. Dans ces conditions, à la vue de tels conflits d’intérêt de la part d’un gouvernement censé être responsable, il n’est pas anormal de vouloir changer d’air.

    Quand on est Français, manifester sa volonté de ne plus l’être peut, dans certains cas, constituer un acte de résistance en montrant que la France n’est plus désirable.

    Quand on est Français, on peut faire l’effort d’aller voir se que la France a à offrir, en se disant que si elle a choisi un acteur pour incarner une de ses productions, ce n’est peut-être pas au citoyen lambda de remettre son jugement en question sur ordre d’un tapage médiatique.

    Quand on est Français, on peut peut-être étendre son esprit à des considérations plus hautes que l’argent, et se dire que ce n’est peut-être pas ce qui motive tous les choix de chacun...

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