Ce que je voulais dire, c’est que si une personne affamée ou dans une zone en guerre quasi perpétuelle aura plus à faire que de prévenir les autorités ou qui que ce soit d’autres.
Il y a aussi des peuples, qui, la nuit tombée, sont en train de dormir plutôt que sur les routes d’où probabilité plus faible de voir quoi que ce soit.
Enfin, statistiquement, une observation a plus de chance d’être rapportée dans une zone à forte densité de population plutôt que dans le désert.
« Démontrez-moi que les besoins n’étaient pas antérieurs à l’iPad et donc que ce produit a créé le besoin (consumérisme) »
- Je n’en sais rien, j’achète selon mes besoins et le côté pratique. Avant mon Archos, j’avais un portable. Mêmes fonctionnalités, poids réduits, autonomie -> avantage tablette.
- Je ne fait pas d’études de marché. Mais on peut réellement penser que 80% des acheteurs de l’iPad n’en ont pas besoin.
« Démontrez-moi que des entreprises comme cette société de simulation de pilotage n’y ont pas trouvé un intérêt supérieur à tous les manuels. »
- Sais pas, j’ai pas de société de simulation de pilotage, et je ne pilote pas. Les habitudes ont la vie dures : que fera un pilote formé sur iPad sans iPad ? Surtout dans une situation critique. Où trouver immédiatement l’info vitale dans les kilos de manuels sans les avoirs jamais vu ?
Tout d’abord, je ne suis ni pro ni anti iPad. Je n’ai pas d’iPad, mais une tablette Archos 9 modifiée (SSD, Win XP) bien plus adaptée à l’utilisation que j’en ai qu’un iPad (limité dans ses fonctionnalités et incompatibilité de mes fichiers RAW Canon). Elle a remplacée mon ordinateur portable, car plus légère et moins encombrante (appréciable dans un avion, et dans le sac photo entre 2 boîtiers et quelques cailloux très lourds).
En ce qui concerne la pollution, non, je ne suis pas à côté de la plaque. Je connais et les process de fabrication en électronique, et les process de fabrication de la papeterie, pour pouvoir dire que l’électronique est largement plus polluante que le papier (formé chez Thomson-CSF, puis carrière chez France-Log, Sagem, et retour chez Thomson devenu Thalès et revendu à Altrel. Et j’ai travaillé chez Enso, un papetier finlandais). L’industrie papetière recycle énormément : les boues primaires sont de plus en plus utilisées par les cartonniers, et les boues d’encrage utilisées comme fertilisant compte tenu de leur non toxicité. Les papetiers ont également une politique de gestion de la matière première en très nette hausse par le reboisement et la gestion durable de leur parcelles. Il suffit de voir une zone d’extraction d’élément rares pour comprendre les ravages.
Le recyclage du papier donne du papier et des boues utilisées intelligemment. Le recyclage électronique donne ça :
Cependant, pour les périodiques et surtout les journaux, l’utilisation d’une tablette ou d’un ordinateur est, c’est vrai, plus appréciable compte tenu de leur faible durée de vie. J’ai moi même 2 abonnements électroniques.
Les pannes, bien que rarissimes (quoique !!!), sont probables. Certes, une tablette propose des images. Qu’elle belle affaire si vous n’avez plus de batterie. L’eau ? Des cartes plastifiées existent, des pochettes étanches également. Tombez dans l’eau sans protection de votre tablette et d’une carte. Devinez qui fonctionnera le mieux tout de suite après... Certes, l’IGN fait des cartes logicielles. Mais continue cependant d’en créer en papier ... D’un côté ludique, la tablette remporte le match. D’un côté pratique et sécuritaire, le papier a encore de beaux jours devant lui et remporte le match. Même équipée d’un TwoNav intégrant les cartes IGN, je part avec une carte et un truc ancien et simple qui se nomme boussole. Je ne partirai quand même pas avec mon Archos ou tout autre tablette.
C’est vous qui êtes à côté de la plaque puisque vous n’avez pas lu la phrase précédent l’espace dans une bibliothèque. Une encyclopédie, c’est aussi des livres !
Il faut aussi prendre en compte le côté économiquement arnaqueur pour l’auteur du livre électronique. Un exemple :
Un livre chez Pea**** - Papier : 26,60 - PDF : 23,80
L’impression, la manutention, etc. ne coûte que 2,80 € ??? L’éditeur réduit ses coûts, augmente sa marge, et l’auteur reste au même point de royalties.
Mes réponses ne vous apportent aucune preuve : c’est votre avis...
« Démontrez-moi que cet iPad ne sert pas la cause du développement durable en évitant toute la chaîne pour la fabrication, la distribution puis la destruction et ou le recyclage des produits imprimés. »
- Apple n’est franchement pas en tête des entreprises vertes. Les composants électroniques contiennent des ingrédients pas franchement tops pour la nature et la santé. Un appareil en panne, c’est bien souvent le remplacement pur et simple de la carte compte tenu du taux de miniaturisation et d’intégration qui rendent quasi impossible une réparation classique. Une carte HS, c’est souvent le départ pour l’Inde ou la Chine où les conditions de recyclage ne sont pas du tout aux normes environnementales et sanitaires. Même avec un recyclage aux normes, c’est quand même polluant. Un livre n’a pas besoin d’être rechargé, un livre peut tomber : son écran ne cassera pas, un livre peut être rayé sans que cela ne pose de gros préjudice à la lecture, un livre ne tombera jamais en panne, etc.
« Démontrez-moi qu’avec les cartes IGN cela n’a pas d’intérêt pour faire des chemins de grande randonnée. »
- Vous avez déjà fait des GRANDES randonnées ? La carte papier pèse moins lourd qu’un moineau qui mange pas (merci RS !), la carte papier, comme le livre, n’a pas besoin d’être rechargée et ne tombera pas non plus en panne, contrairement au magnifique joujou d’Apple (ou autre) qui lui vous laissera l’air un peu con au beau milieu de nul part au moment où, loi de Murphy oblige, vous en auriez le plus besoin.
« Démontrez-moi que par son application ibook cela ne permet pas de se cultiver avec toutes les encyclopédies et cela à meilleur compte que l’achat des livres, que cela n’a pas d’utilité pour visiter un musée. »
- Un livre papier s’achète, se prête, se conserve, se donne, s’offre avec une dédicace, ou se revend. Tandis qu’un livre électronique nourris aux DRM ... Une encyclopédie papier, ça en jette dans la bibliothèque. Un iPad, ça fera un grand espace vide autour et tout le monde dira : qu’il est beau ton cadre photo !