Depuis le film Le jour d’après , tout le monde devrait savoir que la fonte des glaces provoque un ralentissement du Gulf Stream, et sa dérive vers le sud.
Premier point : vous vous étonnez des cours stables et élevés du pétrole. Explication : les cours sont maintenus par l’OPEP en ajustant la production. C’est à peu près le seuil de rentabilité maximal. En dessous, le non conventionnel devient inexploitable et l’OPEP est obligée d’augmenter les volumes et d’épuiser leurs stocks. Au dessus de 100$, c’est l’économie mondiale qui entre en récession. Je répète, ce prix a été déterminé « artificiellement », en quelque sorte.
Deuxièmement : Vous arrivez à un chiffre moyen de 11 mbj de pétrole de schiste pendant 20 ans. Et ce serait une solution ? Déjà, ça ne couvrirait que 10% de la consommation actuelle. Et si vous escomptez sur une croissance perpétuelle (à moins d’être un décroissant, mais c’est un gros mot), alors ce ratio diminuera progressivement. En supposant que la part du conventionnel augmente également, ce qui n’est évidemment pas le cas.
Selon moi, on ne dépassera jamais les 100 mbpj. La production baissera, quelque soit les sommes et l’énergie engloutie. Je suis un peu d’accord pour dire que l’EROI ne peut pas être la seule grille d’analyse. Nos « chers » milliardaires seraient prêts à faire tourner une centrale nucléaire entière juste pour extraire le kérosène de leur jet privé. Mais malgré tout, ceci fait monter le risque systémique de façon exponentiel. Et nul ne sait d’où, ni quand, le clash viendra.
A Nantes, une adolescente vient de se suicider parceque ses camarades de classe la traitaient de moche à longueur de temps. Au delà de la sexualité, c’est leur apparence que l’on met en avant en permanence.
Oui mais c’est toujours facile. Le petit peuple se raccroche à un truc qu’il comprend à peu près. La politique, l’économie, la culture c’est trop compliqué (du moins c’est ce qu’on voudrait qu’ils pensent). Alors intéressez vous au foot, ça y’en a être simple. Il y a une spécifité que l’on rencontre dans les médias concernant le foot, c’est le ton du commentateur. Il semble complètement en transe, exacerbé, d’un enthousiasme sans retenue. Or, dans quel autre domaine retrouve t’on une telle passion aujourd’hui ? Et c’est particulier au foot (ou aux sports collectifs ?), car en tant que pratiquant de combat libre, je me vois mal m’exciter pour un combattant en particulier, agiter des drapeaux ou courir nu dans le rue pour fêter la victoire d’un inconnu dans ma petite lucarne.