Dess révolutions il y en aura. Et dans le sang, bien sûr. Mais pour rétablir l’ordre ancien, le rêve matérialiste ou bien le fanatisme religieux.
Les révolutions participent de l’effondrement politique, mais je doute qu’elles soient le résultat d’un mouvement collectif vers plus d’écologie et de sobriété. Il n’y aura pas de révolution écologiste, car il n’existe même pas de vote écologiste, qui est pourtant bien moins contraignant.
Absolument aucun « service » n’est décorellé d’une production matérielle. Les serveurs informatiques, par exemple, sont des gouffres énergétiques, ils nécessitent la production de réseaux câblés, de satellites, de terminaux informatiques etc.
Bref, tout point de croissance supplémentaire nécessite de consommer de l’énergie.
Au rythme actuel (4% mondial par an), dans 300 ans il faudra l’énergie thermonucléaire totale du soleil pour subvenir à nos besoins. Or, notre modèle économique est actuellement basé sur ces 4% de croissance annuels.
En revanche il existe, en gros, deux types d’alternatives : la décroissance en douceur, faite de sobrité et d’énergies renouvelables.
Ou la grave crise économique et politique, accompagnée d’un effondrement de la civilisation industrielle.
Alors si vous pensez que l’homo sapiens aura la sagesse de choisir la première solution, je vous souhaite bon courage.