« Ca manque de formaldéhyde, aluminium et mercure... »
C’est sans doute la premiere chose qu’un etudiant en pharmacie apprend : « C’est la dose qui fait le medicament ». Une molecule trop diluee n’aura aucun effet, une molecule trop concentree peut etre dangereuse. Un des moyens les plus utilises par les gens se suicidant est la boite de somniferes : un comprime nous permet de dormir paisiblement, cent comprimes d’un coup conduisent souvent au cimetiere.
Une molecule va donc etre consideree comme toxique non pas en fonction de la possibilite ou non de tuer (boire 15 litres d’eau peut aussi tuer), mais en fonction de la dose dangereuse. L’ethanol (l’alcool classique) sera considere comme moderement toxique (ca devient vraiment dangereux a partir de 4 a 5 grammes par litre de sang), le mercure qui est deja plus toxique devient dangereux vers quelques dizaines de milligrammes par litre (ca depend sous quelle forme il est).
Mais meme une molecule tres toxique peut avoir un interet pharmaceutique quand on reste en dessous de la zone dangereuse. Il faut savoir que le plus puissant poison connu (incomparablement plus toxique que le plutonium, la strychnine ou le cyanure) est classiquement employe en medecine, et en medecine « recreative » qui plus est (bien sur il est alors extremement dilue). Il s’agit du fameux botox.
Donc pour conclure, donner une liste de 50 produits chimiques contenu dans un vaccin n’a rien d’impressionant etant donne que le moindre de nos aliments en contient autant. Et dire que parmi ces 50 produits, certains sont toxiques n’a pas de sens non plus tant qu’on ne precise pas la dose a laquelle ils sont presents...
« Au sujet du SIDA, un nouveau projet de vaccin vient d’être abandonné suite à son inefficacité, en effet à l’occasion des essais, le sida a été inocculé à certains des volontaires. »
Heureusement que les vaccins ne sont pas testes comme ca, il y a des regles tres strictes pour ce genre de tests.
Pour ce genre d’études, on vaccine des gens parmi une population à haut risque (prostituées thailandaises, jeunes femmes en Afrique du Sud, etc...). On prend un grand nombre de volontaire parmi ce groupe, la moitié recoit le vaccin potentiel et l’autre moitié un placebo. On attend ensuite un ou deux ans et pendant ce temps là certaines personnes parmi cette population vont être naturellement en contact avec le virus. Au bout de cette période, on regarde combien de personnes sont tombées malades parmi les deux groupes et on en déduit si le vaccin testé marche bien, mal ou pas du tout. En l’occurence, il y avait quasiment autant de malades dans les deux groupes, donc le vaccin testé est passé à la poubelle.
Aujourd’hui j’ai mangé une pomme (sans doute bio).
Elle contenait de la phénylalanine, du fructose-6-phosphate, du palmitate de sodium, de la cytosine, de la superoxyde dismutase, du tryptophane, du saccharose, du phosphate de calcium, de l’acide glutamique, de la trypsine, du pyruvate, du myristoate de potassium, du glycerol, de l’isocitrate, de la méthyltransférase, du manganèse, du cuivre (I), du sélénium, du sn-(3-myristoyl-2-hydroxy)-glycerol-1-phospho-sn-1’-(3’-myristoyl-. 2’-hydroxy)-glycerol, des phytoecdystéroïdes, de l’ATP-synthase, de la guanosinetriphosphate, du stigmasterol, de l’acide alpha-linoleique, de l’uroporphyrinogène-synthase etc...
@ l’auteur
A mon sens, il est evident que l’Etat doit assumer les consequences quand une vaccination obligatoire a des effets secondaires graves chez une personne. Je ne sais pas comment ca se passe en pratique mais ca me semble normal.
Cela dit, je ne cache pas qu’en pratique ca peut etre beaucoup plus complexe, notamment pour ce qui est d’etablir un lien entre la vaccination et un effet posterieur. Si il n’y a pas trop de doute en cas de choc anaphylactique peu apres la vaccination, ca peut etre autrement plus delicat en cas de SLA qui se declare six mois apres la vaccination (savoir si c’est ca ou autre chose qui a declenche la maladie sachant que ca reste une maladie tres mal comprise, ca me semble impossible a l’heure actuelle)
« Il faudrait en effet inverser la charge de la preuve de l’innocuité de chaque acte vaccinal, charge qui devrait incomber totalement à celui qui l’impose. Le doute doit bénéficier à celui qui subit, non à celui qui impose comme c’est le cas aujourd’hui. »
Je rebondis sur un point en particulier. L’innocuité à 100% n’existe pas dans le domaine médical. Quand on attrappe une rougeole, le medecin va prescrire quelques medicaments anti-symptomes (et du repos !) mais il y a toujours le risque qu’on fasse partie des 1 cas pour 1000 où la maladie tourne très mal. Même chose pour un simple herpes buccal. Un médicament ultra-banal comme l’aspirine peut dans un certain nombre de cas causer des problèmes (je prends d’ailleurs le pari que l’aspirine a fait plus de morts dans le monde que n’importe quel autre médicament/vaccin et d’autant plus que l’aspirine est en vente libre quasiment partout).
Parler d’innocuité (donc de risque zero) n’a donc pas de sens. Le but d’un traitement est de réduire le risque au maximum : pour reduire le risque a zero, il faudrait que tous les humains soient clones les uns des autres et qu’ils repondent tous pareil a un meme medicament et encore ca ne suffirait pas forcement.
Pour savoir si un médicament/vaccin est utile ou non, il est donc indispensable d’évaluer les risques causés par un traitement et de comparer à ce qu’il se passerait en l’absence de ce même médicament. Un médicament anti-rougeole qui tue 1% des patients et guérit 99% des autres est totalement inacceptable. Un médicament anti-cancer qui tue 1% des patients et guérit 99% des autres serait un miracle.
C’est bien le role des longues phases de tests (de l’ordre de 7 a 10 ans). Et l’immense majorité des traitements qui sont testés sont in fine éliminés parce qu’ils sont toxique/inefficaces etc... Ca fait 15 ans qu’ « on » (enfin, « les medias »...) dit qu’un vaccin anti-sida est en phase de test et qu’il sera bientôt disponible en pharmacie. Si on ne voit toujours rien arriver, c’est parce que tous les vaccins essayés jusqu’à présent ont été éliminés sur la base des précédents critères.