Le principe de précaution est formulé, dans un sens autre que scientifique, pour la première fois en 1992 dans le Principe 15 de la Déclaration de Rio : « En
cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de
certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour
remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir
la dégradation de l’environnement. »
En France, la loi Barnier de 1995 précise que « l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques
du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et
proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et
irréversibles à l’environnement à un coût économiquement acceptable ». La France a ajouté à la définition de Rio les notions de réaction proportionnée et de coût économiquement acceptable. La Charte de l’Environnement
de 2004 a modifié à nouveau cette formulation, en lui donnant un sens
sensiblement différent : les autorités publiques sont les seules à
pouvoir appliquer le principe de précaution qui est devenu un principe
d’action et non d’inaction : face à l’incertitude, il faut développer
des programmes de recherche pour lever le doute. La science reste donc
une réponse et ne peut être entravée au nom du statu quo.
Son interprétation reste difficile et controversée. Au sens juridique du terme, le principe de précaution provient du droit de l’environnement et du droit de la santé, ayant été développé à la suite d’affaires telles que celle du sang contaminé ou de la « vache folle » 1.
Ce principe existait à différents degrés dans les chartes et les conventions internationales comme dans certaines lois nationales. C’est dans le domaine de la santé2 et de la santé environnementale (par exemple la question du réchauffement climatique ou des zoonoses ou maladies émergentes)
qui fournissent l’essentiel des sujets d’inquiétudes « graves » et
« irréversibles », et donc de la matière d’application de ce principe,
mais la crise économique a aussi reposé la question de la précaution
dans la gouvernance de l’économie, des bourses et des banques.
@Daniel Roux Daniel, sans compter votre attaque personnelle initiale qui déteint par rapport au reste de votre argumentation, je pense qu’on ne peut pas céder à un état de guerre permanent. « Tant que nous serons en guerre », dites-vous. Et quels éléments vous permettront de dire que nous ne serons plus en guerre ? Le monde moderne se dessine comme un état de guerre permanent. Il faut donc qu’on s’adapte autrement qu’en arrêtant de vivre.
Si c’était que votre seule approximation ma chère Ariane, ça serait pardonnable !
Je viens de vous découvrir sur le site, j’ai parcouru brièvement vos divers écrits à gauche et à droite sur le web... Et je m’étonne de votre acharnement pathologique à attaquer les Juifs dans tous vos articles, comme s’ils étaient responsables de votre névrose.
Là où le débat ne se pose pas, vous voilà telle Jeanne d’Arc entendant des voix, partant en croisade et remettant autant de couches que vous pouvez pour contrer votre incontinence raciste des juifs.
C’est fâcheux, car vous gâchez là un bon sens citoyen appréciable, au profit d’un discrédit total de vos discours. Vous auriez été adulée en 1940 en Allemagne et en France. Je remarque que les temps obscurs reviennent, à lire les nombreux avis de soutien vous concernant, et me consternant.
Ce sont des gens comme vous qui participez à la haine ambiante d’un pays qui se perd. Cette haine, exprimée de manière a priori non violente, est constante chez vous, de telle sorte qu’elle instille avec perversité cette idée que les sionistes seraient responsables de tous les maux de la Planète. Arrêtez cette incontinence, arrêtez cette névrose et concentrez-vous sur votre bon sens qui semble être un meilleur marqueur que votre analyse géopolitique.