Ce qui serait intéressant c’est que l’Afrique n’ait plus besoin D’ACTIONS HUMANITAIRES !
Mais ça c’est une autre affaire, disons qu’en terme d’une d’urée de vie humaine (Occidentale ! ), ce n’est pas pour demain...Donc les ONG et pourquoi pas les médiateurs d’ONG ont encore de beaux jours devant eux.
Et on pourrait aussi en cas de dérapage de ces « médiateurs d’ONG, leur adjoindre des »controleurs de médiateurs d’ONG« ... puis »des controleurs de ces controleurs des mediateurs d’ONG" et ainsi de suite...
Pourquoi pas ? Il y a de la place pour tout ce petit monde sympathique en Afrique . Et c’est bien connu plus on est de fous plus on rigole !!!
En matière de coopération entre Etats, quel plus bel exemple de relations asymétriques, quelle plus belle démonstration de ce que doivent être les rapports de vassal à suzerain.Dans cette affaire, ce qui interpelle le plus au regard d’une certaine morale dont nous nous voulons les dépositaires face au monde moins développé, c’est la distorsion, pire le hiatus dans notre appréciation de faits selon qu’ils se déroulent chez nous ou, « ailleurs », et selon la catégorie des humains concernés.
Dans un précédent topic,J’ai déja eu l’occasion de formuler la semaine dernière, mon modeste point de vue sur cette lamentable affaire. Il n’a pas varié mais s’est bien au contraire renforcé et peut se résumer ainsi, à savoir que ceux qui se rendent coupables d’agissements criminels au regard du Droit international, et de la législation de pays hôtes, devraient assumer pleinement leurs responsabilités , et à ce titre rendre des comptes à la justice de ce pays nonobstant les peines encourues et les éventuelles rigueurs de l’incarcération sur place.
Pour revenir à cette ONG, après les images édifiantes présentées hier soir à la télévision (TF1), il n’est plus permis de s’intéroger sur le dégré de culpabilité de cette ONG, et à l’appui échaffauder toutes sortes d’hypothèses sur leurs motivations « profondes », dans le seul bût de masquer la faute et transformer le vice en vertu.
Venant de tous ces gens,( nos compatriotes),les manifestations de soutien à cette ONG,donne la mesure de ce que peuvent être les comportements abérrants et les réflexes irrationnels - et choquants- dès que s’agisssant de l’Afrique noire.
Pour eux consciemment ou non,l’interprétation de l’évennement et son appréciation, passe nécéssairement par un étalonnage éthique prenant en considération le critère « éthnique ». Cette grille de lecture explique tout. Elle explique aussi bien les reactions surréalistes de la rue( propos entendus, contenu des pancartes des manifestants, etc.),que les déclarations -sidérantes !- de certains journalistes fraichements libérés qui en dépit des charges accablantes pesant sur les membres de cette association, persistaient à les présenter comme des victimes innocentes, seulement coupables de quelques « petites maladresses », mais avant tout « bourrés de bonnes intentions » et, ayant jusque-là fait « un boulot remarquable ». Pas moins !...
Ces dernières décades nous ont apporté milles preuves de ce que devrait être la véritable souveraineté des états en matière de justice rendue à l’encontre de ressortisssants étrangers.
- Ainsi la justice Néo-Zéllandaise a jugé en son temps les agissements criminels des Français auteurs de la destruction du Rainbow Warrior, et les a incarcéré.
- La jusice Taïwanaise à jugé souverainnement et incarcéré un agent de change frauduleux, responsable d’un Krach boursier qui ébranla la City.
- La justice Française a jugé et incarcéré, -ou interné- pêle-mêle, des terroristes ou leurs agents, des escrocs,des meurtiers, des pédophiles, un Japonais canibales (ayant tué et dévoré sa petite amie) etc.
- La justice Lybienne a jugé souverainnement les infirmières Bulgares.
Chaque jour les justices Espagnoles, Anglaises, Allemandes, Italiennes, jugent souverainnement et incarcère « à priori »
des auteurs etrangers - et leurs complices-coupables d’agissements criminels.
Les transferts de ces justiciables vers leurs pays d’origine -selon les acords- interviennent « à postériori », après que soit passée la justice du pays ayant été le théatre du délit.
Nous avons TOUS une part de responsabilité dans cette "affaire. Il suffit d’écouter, regarder ou lire les médias, ou encore constater les manifestations de rue,et lire les commentaires ici ou là sur le Net.
Cette affaire et son épilogue prévisible -et déja entamé-, traduit le peu de confiance que nous avons à l’égard de la justice des « autres »,mais surtout donne la mesure du mépris dans lequel nous tenons les Africains, et ceci sans égards pour les populations des pays concernés, ou pour ceux de nos compatriotes ayant des origines en Afrique noir.
Assurément les noirs Africains ont comme je l’ai déja dit, beaucoup de soucis a se faire pour leur avenir...
Quelle belle humanité, cette triste affaire « d’humanitaires » !
« Il a qu’ a de »balarguer« une super méga-bombe nucléaire sur l’ Iran, et le problème sera fini réglé, et les poissons pourront continuer de se baigner tranquillement. »
« Désolée, mais ce droit de protéger ou ce devoir de protection ne s’applique pas seulement aux ressortissants des pays concernés : »
Très bien mais dans les faits ?!
Avez-vous vu bouger quiconque pour ce qui se passait en Allemagne entre 1940 et 1943 ? ou pour ce qui se passait en URSS entre 1946 et 1956 ? ou au cambodge entre 1975 et 1979 ?
Et pour finir au Rwanda entre 1994 et 1995 ?
..............
« Ce qui me gène est que ce devoir ou droit car l’un ne va pas sans l’autre, dépend davantage des intérêts géo-politiques des nations siègeant au Conseil de Sécurité que du caractère strictement humanitaire d’une situation. »
...............
C’est un voeux pieux que vous émettez-là ! puisse le ciel vous entendre un jour...
Si on veut poursuivre ce débat, il faudrait commencer par définir ce qu’est cette fameuse « Communauté internationale »
De plus en plus l’expréssion fait rigoler tout le monde dans de très nombreux pays . Il y a sur bien des grands pb du monde actuel des opinions radicalement différentes. Des pb qui se posent en ASIE (Birmanie), au MOYEN-ORIENT (Palestine, Gaza, Israël, Liban etc.en AFRIQUE,(Soudan, Darfour,Congo etc.) en AMERIQUE LATINE (Bolivie, Nicaragua, Haïti, Mexique )chacun des protagonistes de ces conflits fait pourtant bien partie de le Communauté Internationale.
Mais cette « Communauté internationale » dont vous entendez souvent parler et dont on nous rebat souvent les oreilles, n’est rien d’autres que le groupe de nations occidentales petites et grandes qui sur les grands problèmes de l’heure ont une vision à peu près identique.
C’est leur présence au conseil de sécurité- parmi d’autres- et surtout leur poids économique et le fait qu’elles possèdent toutes l’arme de dissuasion, et à ce titre savent qu’elles peuvent exercer toutes sortes de préssions et de menaces -sanctions économiques, gel des avoirs, embargo, menaces d’intervention-, et ainsi contraindre les autres a se rallier in fine à leur vues.
En clair chère Mme ou Mlle, il est de plus en plus convenu d’admettre la « communauté internationale », comme étant pour l’éssentiel représenté par Les USA et leurs alliés Européens,le Japon, une petite partie du M.O et une petite partie de l’Amérique Latine.
Pour le reste, -une gosse moitié de l’Humanité- sur beaucoup des pb évoqués ne partage pas les vues de cette « communauté internationale »,et parfois les ressent comme profondément injustes,(Iran, Palestine, Corée du Nord), mais pour les raisons évoquées, cette autre communauté internationale-là, concede ou se plie.
« l’ONU a approuvé le principe du Droit de Protéger. »
Oui en effet, comme vous le dites si bien « ...a approuvé le principe... »
Ce qui ne veut pas dire qu’elle autorise les Nations les plus fortes a aller sous couvert « ...du Droit de Protéger. »(ses ressortissants), a s’immiscer pour des raisons plus occultes, dans les affaires de nations plus faibles,en arguant du « Droit d’ingérence Humanitaire ».
Seul le conseil de sécurité est à même de définir le caractère de catastrophe humanitaire et en conséquences réunir sous son commandement -comme en ex-yougoslavie, au Liban,en Palestine, en Afrique,en Haïti, etc.- , des forces multinationales d’interposition et d’aide aux populations civiles sinistrées.
Unilatéralement aucun pays n’est autorisé a violer la souveraineté d’un autre, sous le prétexte du « Droit d’ingérence Humanitaire », ce serait trop facile. Lisez bien les textes sont clairs dans ce domaine.
Ce Droit-là, n’existe pas. Les grandes puissances qui interviennent unilatéralement le font généralement en opérant une confusion volontaire dans l’esprit de leurs opinions publiques, entre le principe du « Droit de Protéger(leurs ressortissants) » et ce qu’il conviendrait d’appeler l’ingérence pure et simple.
Ressortissants à « protéger » ou pas,ce genre de pratique leur est avec le temps -heureusement !- de plus en plus difficile.