Mais enfin essayez de réfléchir un peu avant de répondre !
Aujourd’hui le financement de la protection sociale n’alourdit que le prix des seuls produits manufacturés en France. Si l’on transfert les charges sociales sur la TVA, tous produits qui se vendra dans ce pays, qu’il soit fabriqué en France ou à l’étranger, sera alourdi du coût de nos charges sociales.
Et les produits que nous vendrons à l’étranger ne serons plus alourdi desdites charges ce qui les rendra plus compétitifs. Même en France le prix des marchandises françaises va diminuer puisque les charges que l’on aura enlevées sur les produits français seront reportés sur TOUS les produits qu’ils soient cette fois français ou étrangers.
Aujourd’hui le poids de notre protection sociale pèse entièrement sur le travail des seuls Français ce qui en renchérit le coût et désavantage les productions made in France à l’exportation. Si l’on transfère les charges sociale sur la TVA, d’une part on contraint tous ceux qui vendent en France, chinois y compris, à participer au financement de notre protection sociale et d’autre part on redonne
de la compétitivité
au travail des Français.
Maintenant comprenez que la France ne peut pas vivre en autarcie. Si nous voulons fermer notre marché aux Chinois il va falloir le fermer à quasiment toute la planète car même si un téléviseur n’est pas fabriqué en chine, il risque de contenir des composants chinois ou des matériaux (métaux rares) chinois. Et si nous faisons cela, plus personne ne voudra acheter nos marchandises ou nous vendre de matière première et ce sera la ruine.
Maintenant pour ce qui est de l’équité on peut très bien adapter le taux de TVA en fonction des marchandises ou carrément instaurer un impôt négatif afin de mieux redistribuer la richesse produite. Mais il n’en demeure pas moins qu’il est plus avisé de faire peser le coût de la protection sociale sur le prix des marchandises que sur le travail des Français.
Vous avez parfaitement le droit de ne pas apprécier les positions de Valls, mais ne présentez pas Montebourg comme un réformateur. On ne saurait incarner la réforme et le changement en prônant le retour aux valeurs socialistes d’antan. C’est absurde !
Valls incarne peut-être une forme de blairisme mais, aussi étrange que ça paraisse, cela reste pour les socialistes français une nouveauté.