Certes, encore qu’il faut noter que la TVA sociale n’a pas quant à elle pour but de fausser la libre application des lois du marché mais de rétablir au contraire le juste équilibre entre notre travail et celui des étrangers, lequel équilibre a été faussé par le coût du financement de la protection sociale qui pèse sur les salaires.
Oui mais la taxe carbone c’est encore un machin fait pour fausser les lois du marché or à chaque fois que l’on intervient pour contraindre le marché à prendre une direction plutôt qu’une autre pour un motif de justice sociale ou environnemental, on nuit immanquablement à notre économie et l’on prépare les crises du futur. Il vaut mieux laisser les lois du marché s’appliquer le plus librement possible et corriger ENSUITE les manquements du marché par la solidarité nationale.
Que le financement de la protection sociale soit assuré directement par les entreprises qui travaillent en France ou qu’elle le soit sous la forme d’une taxe ou une autre qui pèse sur nos revenus, cela impacte la compétitivité de notre travail de la même façon. Donc pour résoudre ce problème, oui c’est vrai, il faudrait
nécessairement
basculer TOUT le financement de la protection sociale sur la TVA. Après quoi, on laisse les lois du marché s’appliquer librement afin de fixer les salaires des uns et des autres. Cela conduira forcément à des disparités salariales importantes mais que l’on pourra toutefois corriger avec l’impôt négatif. L’important c’est que cela conduira également à une baisse du chômage et un coup de fouet à la croissance puisque les produits manufacturés en France se vendront mieux, non seulement sur notre territoire, mais également à l’exportation. En somme, en apportant au marché la générosité dont il n’est pas capable, nous lui permettrions de mieux fonctionner. L’important, c’est juste de faire en sorte que la solidarité nationale ne vienne jamais fausser la libre application des lois du marché. Et l’impôt négatif est pour cela l’outil idéal.
Lorsque nous faisons porter la charge de la protection sociale sur le salaire des français nous rendons leur travail forcément moins compétitif. Et plus nous avons une protection sociale efficace, c’est-à-dire coûteuse, moins notre travail est compétitif vis-à-vis de celui des individus qui travaillent dans des pays où il n’existe pas de protection sociale. C’est normal !
Maintenant si nous finançons notre protection sociale avec la TVA, cela n’affecte plus la compétitivité de notre travail, puisque plus aucune charge ne pèse sur lui. Notre travail se retrouve enfin sur un pied d’égalité avec le travail de ceux qui vivent dans des pays sans protection sociale. Mais SURTOUT, nous pouvons ainsi fixer le niveau de la protection sociale en France à la hauteur que nous voulons sans plus craindre de léser nos marchandises à l’export voire sur le marché national !
En revanche, si nous laissons le financement de la protection sociale reposer uniquement sur les salaires, les marchandises importées ne subiront pas toutes forcément le même niveau de charge suivant le pays dans lequel elles auront été fabriquées ce qui nous obligera à instaurer des droits de douanes différents pour chaque pays. Outre le fait que ce sera une usine à gaz, il faut également s’attendre à ce que les pays sur lesquels nous appliquerons les plus fort droits de douanes réagissent mal et se mettent à taxer nos marchandises.
La TVA présente donc l’avantage de libérer notre travail des charges qui le handicapent et de remettre ainsi tout le monde à égalité.
L’impôt négatif et la TVA ont vocation l’un et l’autre à corriger des injustices mais pas les mêmes. L’impôt négatif corrige les inégalités salariales, il est donc l’expression de la solidarité nationale envers chaque citoyen. La TVA quant à elle vient corriger l’iniquité dans le financement de la protection sociale. Car en ne faisant porter le coût du financement de notre protection sociale que sur les salaires, on permet à des pays où les travailleurs ne jouissent pas des mêmes protections de livrer aux produits manufacturés en France une compétition déloyale. En reportant le financement de la protection sociale sur la TVA nous corrigeons cette iniquité en forçant tous ceux qui vendent en France à assumer une part de la protection sociale des Français.
Si nous renoncions à utiliser la TVA, soit nous laisserions cette injustice se perpétuer, soit nous serions forcés de rajouter des droits de douane. Or ces derniers pourraient quant à eux s’avérer iniques puisqu’ils ne s’appliquent pas indifféremment à toutes les marchandises vendu dans le pays comme la TVA.
Il faut donc bien comprendre qu’il y a deux types d’injustices : celles qui affectent les individus et celles qui pèsent sur leur travail et le rend moins compétitif. Il est important de corriger les deux et l’impôt négatif ne suffit pas lui seul à cela.