Je me satisferais d’une victoire de Hollande bien que je n’y crois pas vraiment. De toute façon, Hollande et Sarkozy n’ont aucune compétence en économie et se borneront à faire ce que leurs conseillers économiques leur diront.
C’est pourquoi je pensais que Strauss Kahn aurait été meilleur président puisqu’il avait la capacité de juger la pertinence de ses choix de lui-même.
Vu a qui profite le jeu démocratique et le faible nombre des bénéficiaires, ne dirait-on pas que les votants sont sans acception idéologique et dans les grandes largeurs des c... ?
Je ne prendrais pas le risque de me prononcer sur la sincérité de Marine le Pen, surtout quand je vois son programme économique copié sur celui de l’extrême gauche. En revanche, pour ce qui est de sont père, je crois que vous vous trompez..
Je crois que cet homme pensait au contraire TRÈS SINCÈREMENT chaque mot de son discours de haine envers les Juifs, les immigrés musulmans, les homosexuels et les « SIDAïques ». Si Jean Marie le Pen n’est jamais arrivé au pouvoir, c’est justement parce qu’il n’a jamais su parler autrement que sincèrement sans jamais masquer la laideur de sa pensée. Il n’est pas arrivé au pouvoir parce qu’il n’a jamais été capable, à l’instar de tout bon loup de la politique, de se déguiser en agneau pour pénétrer dans la bergerie.
Non, reconnaissons au moins à Jean-Marie le Pen ce mérite : il était dans l’expression de sa pensée, le dernier homme politique honnête qui restait dans ce pays, même si dans son cas, il aurait mieux valu qu’il ne le fût pas !
Il y a une semaine la défaite de Sarkozy semblait assurée et aujourd’hui, plus personne n’oserait parier qu’il sera battu.
Le problème d’Aubry et Hollande, c’est que pour passer le premier tour ils ont besoin de rassembler au-delà de leur camp mais qu’ils ne sont crédibles ni aux yeux de l’extrême gauche qui leur préfère Mélenchon ni aux yeux des centristes qui leur préfèrent Borloo, Bayrou voire Sarkozy.
Strauss Kahn quant à lui, avait l’avantage d’être un candidat crédible non seulement
aux yeux
du centre, mais également d’une bonne partie de la droite, ce qui faisait de lui l’adversaire incontournable du second tour.
Mais bon, rien n’étant jamais écrit : peut-être qu’Hollande en droitisant sont discours parviendra à ramener à lui des électeurs du centre. A moins qu’Aubry en le gauchissant ne parvienne à reprendre des voix à Mélenchon.
Une seule chose est certaine c’est qu’aujourd’hui, plus rien n’est sûr !
Ce n’est pas un grave handicap pour Hollande puisque, comme vous le faites pertinemment remarquer, le Pen se porte très bien dans les sondages sans que nul ne sache davantage qui elle est réellement. Non, le fait de n’avoir jamais vu ses gens à l’œuvre et de ne pas savoir à quoi ils sont réellement prêts à associer leur nom dans l’histoire de ce pays, constitue simplement une prise de risque pour ceux qui vont leur faire confiance.
Et je me dis que les socialistes échaudés par Ségolène Royal en 2007, ne vont pas choisir de confier une fois encore leur destin à une image médiatique mais plutôt à une valeur sûre comme Martine Aubry, laquelle de toute façon, par sa simple qualité de femme, incarnera à leurs yeux bien mieux le changement auquel ils aspirent que n’importe quel homme.