Enterrer un réacteur nucléaire avant qu’il ne soit mort est un acte d’une cruauté absolue !!!
Rien qu’à imaginer le sort de ce petit réacteur innocent, j’en ai les larmes aux yeux. Un grand merci à vous Olivier d’avoir porté à la connaissance du public les plans criminels de ces hommes. J’espère que le petit réacteur a pu être récupéré sain et sauf et rendu à sa maman.
Mais pourquoi diable voudrais-je vous supprimer mon pauvre Omar ?!
Au contraire, sachez mon ami que votre existence flatte mon ego.
Maintenant revenons à notre vieille affaire : J’attends toujours que vous m’écriviez qu’à votre sens, la foi des Juifs ou des Hindous vaut autant que celle des Musulmans et méritent le même respect.
Alors vous me la donnez cette preuve de votre tolérance ou vous préférez fuir une fois encore ?
La question est d’où tirent-ils cet argent ? Pour que le centre commercial du Hamas à gaza puisse par exemple fonctionner, il lui faut nécessairement des clients avec les revenus conséquents. Mais les revenus en question sont-ils le fruit d’une économie souterraine florissante ou plus prosaïquement la matérialisation des aides internationales ? Parce que dans le premier cas, c’est un véritable exploit à la gloire de l’intelligence humaine et bien sûr dans ce cas-là, j’ai tort de mettre en doute la faculté des Palestiniens à prospérer dans un état souverain, tandis que dans le second cas, ce n’est pas une vraie richesse et les Palestiniens auraient alors tout lieu de craindre l’obtention de cette souveraineté car elle les mettrait forcément face à leurs lacunes économiques.
Très franchement, je crois au génie humain et en la capacité de l’homme de se surpasser dans les moments difficiles, mais faire naître une économie florissante et diversifiée dans un tel pandémonium me paraît assez invraisemblable. Je reste donc convaincu que les chiffres que l’on nous présente sur la belle l’éducation des palestiniens sont en réalité captieux, car la vraie valeur d’une formation dépend de son adéquation au marché de l’emploi. Or des hommes formés à un marché de l’emploi qui n’existe nulle part chez eux, seraient autant de chômeurs en puissance dans un état palestinien devenu souverain.
Quand vous dites que le problème n’est pas pour l’heure l’éducation mais la situation de guerre permanente, je suis entièrement d’accord avec vous. Quand vous me parlez des possibilités économiques de la Palestine, ma foi, je suis là encore d’accord avec vous. Ce que je m’obstine à dire, c’est que travailler à la reconstruction politique avant la reconstruction économique, c’est mettre la charrue avant les bœufs et c’est exposer le peuple palestinien à des déboires considérables. Si monsieur Gorbatchev a échoué c’est parce qu’il a fait prévaloir les réformes politiques sur les réformes économiques. Et si la Chine réussit si bien, c’est parce qu’elle a, à l’inverse, privilégié les réformes économiques sur les réformes politiques.
Les annonces de monsieur Obama ne sont à mon sens que tape à l’œil et amertume en perspective pour les Palestiniens. Il ne suffit pas de donner un état souverain à ces derniers pour leur assurer travail et prospérité. La qualité de leur formation s’évalue en fonction des perspectives d’emploi et des besoins prévisibles de l’économie et non pas en fonction des des chiffres onusiens coupés de toute réalité économique. Ces chiffres ont beau paraître jolis, ils ne vont pas permettre l’émergence d’une économie prospère parce qu’on aura donné un état souverain aux Palestiniens. Ce n’est pas comme cela que ça fonctionne ! Il faut d’abord la paix, la stabilité puis ensuite un effort de formation soutenu de la jeunesse au besoins économiques du pays. Cela sera long et c’est seulement après ce processus que la construction politique pourra durablement s’engager.
Quand je parle de hordes de Palestiniens désœuvrés se jetant sur Israël et y semant le chaos, c’est malheureusement à mon sens ce à quoi tendrait inévitablement cette stratégie qui consiste à accorder le prééminence à la construction politique sur la construction économique.
@ Birdy
Cette formation dont vous parlez ne signifie rien et les israéliens le savent pertinemment. La valeur de l’éducation que nous donnons à nos jeunes s’évalue forcément en fonction des perspectives d’emploi du pays. Or dans une région constamment en guerre quelle adéquation peut-il bien y avoir entre cette illusoire formation des jeunes et un marché du travail chimérique ?
J’ai entendu Netanyahou dire qu’il fallait privilégier la reconstruction économique sur la reconstruction politique de la Palestine. Il est évident pour moi qu’il a raison ! Reste cependant à savoir s’il est sincère car je pense qu’il aurait de bonnes raisons de jouer la montre en se disant que la prochaine génération d’Israéliens sera en meilleure posture que lui pour négocier la paix avec le monde arabe, ceci dans la mesure où les richesses pétrolières de celui-ci seront toutes épuisées. L’économie des pays musulmans est bridée dans sa capacité d’innovation par le filet d’une morale islamique qui loin de se desserrer se resserre au contraire d’année en année. Israël peut espérer être demain le moteur économique de la région et un acteur incontournable. Netanyahou a donc toutes les raisons de faire préférer faire semblant de d’agréer au processus voulu par Obama en sachant pertinemment qu’il constitue une impasse pour les Palestiniens.
La valeur de toute formation s’entend inévitablement par rapport aux débouchés en terme d’emploi qu’elle permet. Alors qu’un pays constamment en guerre dont l’économie est insignifiante et de surcroît instable, puisse offrir à ses jeunes une meilleure formation que bien des états qui ont quant à eux une économie stable aux débouchés plus variés, eh bien cela ne tient pas à mon sens du simple tour de force, mais purement et simplement de l’escroquerie intellectuelle.
Mais chacun est libre d’y croire et d’interpréter les chiffres de l’ONU à sa façon...