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tjouffli

tjouffli

Né en 78. Prof d’anglais en collège de banlieue et chargé de TD en fac. Titulaire d’une DEA sur la littérature du merveilleux et les mythes. Chanteur et guitariste dans un groupe de rock prog (psychanoïa, si il y’en a que ça intéresse). Passionné par le journalisme et les médias. Randonneur, joueur videoludique... et sans doute un peu grande gueule aussi ! ;)

Tableau de bord

  • Premier article le 29/08/2007
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Derniers commentaires



  • tjouffli tjouffli 28 août 2007 17:24

    Merci pour votre réflexion pertinente sur cette nouvelle météorite littéraire. Vous posez en effet avec pertinence la question du statut du texte. Tout lecteur, lorsqu’il se trouve confronté avec un texte, établit ce qu’on appelle en général un « pacte de lecture », à savoir qu’il se doit d’identifier la nature du texte et le point de vue de l’auteur/narrateur (selon le texte justement), ce qui lui apportera un deuxième éclairage à rebours justement sur ce qu’il va lire et ce qu’il a déjà lu. Or ici Yasmina Reza semble introduire une ambiguïté un peu gênante en se situant entre le journalisme et la fiction, de par le terme de roman qu’elle a choisi. Bien sur, il n’est pas interdit (au contraire) de faire des mélanges de genres, de se situer à la croisée des chemins, mais la grande question va être alors celle de la réception des lecteurs. Qu’attendent-ils du texte, et ces attentes seront-elles satisfaites ?

    D’après ce que vous dîtes, on peu donc se demander si l’on est pas ici entre la biographie officielle, l’agiographie, ou le document. De même, on peut aussi se demander dans quelle mesure les découpes qu’elle a forcément opéré dans la matière accumulée au long de cette année ne vont pas former un nouveau récit, une nouvelle image du candidat/président. Dans tous les cas, c’est bien Sarkozy qui en sort vainqueur, car elle contribue à construire le mythe autour de sa personne (ce qui pose un autre problème d’un point de vue de déontologie politique).

    Si le « coup éditorial » est fort probable, comme bien souvent avec ce type d’ouvrage (et considérant les pratiques des maisons d’édition), il est aussi certain que son omniprésence médiatique, à tous les niveaux (et même littéraire maintenant), tisse autour de sa personne une aura qui lui est forcément bénéfique. Il est en permanence sous les feux de la rampe : ami des stars, des auteurs, des victimes, des grands du monde, sur tous les fronts et sous tous les projecteurs... tant et si bien qu’il s’y brûlera peut-être un jour les ailes.



  • tjouffli tjouffli 28 août 2007 13:12

    @Lerma

    Juste pour rappel. Vous vous faîtes depuis hier l’écho de l’improbable soutien populaire apporté au président dans les sondages. Néanmoins, depuis quand ceci constitue-t’il un argument ? D’une part, et je ne fais ici que ressortir un vieux poncif, la majorité n’a pas toujours raison, heureusement, et l’histoire nous l’a prouvé bien des fois. D’autre part, mis à part vous faire le chantre de votre héros, vous ne rentrez jamais dans le débat d’idée. Et là on en est carrément au niveau du : il a raison, puisque la majorité est d’accord avec lui. Alors, jusqu’où comptez vous couler le débat ? J’attends une réponse, pour une fois...



  • tjouffli tjouffli 28 août 2007 12:55

    écriture pédante et acharnement sans fond... no comment



  • tjouffli tjouffli 28 août 2007 12:15

    Ca commence en effet à être un gros problème, cette gauche qui se vide depuis un moment de tous ses neurones, notamment parce qu’il n’y a plus personne pour contrer eficacement le monstre de communication qui s’ébroue dans tous les journaux sur la rive droite.

    Je ne crois pas que Sego ait été la meilleure chance de gagner de la gauche dans cette élection dite (un peu hâtivement) « imperdable ». Elle s’est faite désignée sur son aura, son charisme, et non sur ces idées. Alors qu’elle consultait encore dans ses « assemblées populaires », il n’y avait toujours pas de programme à l’horizon. La seule idée était une femme vêtue de blanc et de bleu, projetant dans l’imaginaire populaire une image virginale (merci la com’) et arguant de sa féminité contre toute critique potentielle : « si vous me dîtes celà, c’est pârce que je suis une femme. » Cela ne constitue pas une défense solide. De même, l’enthousiasme qu’elle suscitait en tant que femme-candidate me paraissait tout aussi douteux. On ne vote pas pour un sexe, fût-il beau, mais pour des idées et un programme...

    De même, sa posture virginale contrastait avec l’usage qu’elle faisait de la démagogie, tout à l’image du candidat UMP. Faut-il ainsi rappeler ce passage ridicule du débat présidentiel où, suite à une réaction concernant le viol d’une policière, Sego proposa de faire raccompagner toutes les femmes de la fonction publique à leur domicile ? Certes, c’est une façon comme une autre de créer des emplois, mais était-elle sérieuse ? Non, elle l’a même reconnu, elle ne croyait pas à bon nombre de ces propositions. Comment alors, dans ce contexte, redonner confiance dans le Politique ?

    La responsabilité de l’échec de la gauche est donc bien portée en partie par la candidate, même s’il est certain que le parti (dont elle avait décidé de s’émanciper pour faire cavalière seule) ne l’a pas aidé là où il aurait pu fourni un peu plus de contenu à ses discours.

    Responsabilité aussi de son compagnon d’alors, avec sa politique du consensus au sein du PS : à force de jouer la carte de la synthèse, le PS s’est peu à peu vidé de toute substance idéologique, de toute possibilité de réponse aux problèmes de la société. Quant aux éléphants, ils semblent trop occupés à jouer le jeu du pouvoir (parfois même avec un arrivisme déconcertant qui contribue largement au délitement de l’opposition) pour proposer une alternative. Eut-elle tenté plus tôt une alliance avec Bayrou (comme le lui recommendait Delors), les choses aurait pû être différentes. Sarko aurait eu plus de mal à vampiriser le future Modem en le vidant de ses élus, ceux-ci se serait trouvés confortés et dans une possible position d’assumer un rôle dans les cinq prochaines années. Bayrou aurait approté des idées et des voix, et le PS aurait consolidé le futur parti du centre. mais hélas, c’était trop attendre de Ségo et des éléphants, avec qui (et c’est un peu normal), le chef de l’UDF renâclait à s’allier.

    On se retrouve donc aujourd’hui avec une opposition plus que moribonde, incapable de lutter efficacement contre la machine sarkozyste. Sans opposition, les médias courbent l’échine, jouent le jeu d’une politique people et arriviste, gesticulatoire, alors même que certains tenants de notre constitution se trouvent mis à mal par le pouvoir en place (voir l’affaire Cecilia en Lybie, ainsi que le non-lieu de la « présidente », commenté sur Agoravox hier).

    Décidément, la France va mal, et c’est en partie la faute d’une gauche inerte, en panne d’idée et de renouvellement. C’est à vous faire regretter le sursaut des dernières législatives : peut-être une bonne vieille baffe aurait-elle réveillé le PS un bon coup, forçant une potentielle renaissance. De plus, la France n’aurait pas été forcément plus facile à gouverner avec une énorme majorité UMP à l’assemblée (dont il aurait fallu ménager les susceptibilités et les divers courants historiques gaullistes) plutôt qu’avec une opposition de gauche insipide. Ca va mal...



  • tjouffli tjouffli 28 août 2007 11:13

    Oui, je suis assez d’accord. Et je m’en étonnais justement à l’instant. Ceux qui semblent ici faire preuve d’esprit critique sont systématiquement notés en négatif. De là à imaginer qu’il y ait une forme de collusion s’acharnant sur ceux qui émettent des doutes quant au bien-fondé de l’argumentation, il n’y a qu’un pas... que je ne franchirai pas sans preuve. Mais le doute subsiste.

    J’ai d’autre part un autre doute au sujet du CV de l’auteur. Sa qualité de « journaliste d’investigation » me parait d’ores et déjà remise en cause par son propre parcours. J’attends en effet d’un journaliste d’investigation une certaine indépendance à la fois des politiques et des grands groupes industriels. Or notre auteur vient de chez Nestlé (ce dont il est fier, vu qu’il l’affiche sur son CV). Je ne rentrerai pas là non plus dans la polémique sur les OGM, Monsentos et les fabriquants de malbouffe (tout en n’en pensant pas moins), mais son indépendance journalistique n’en reste pas moins douteuse de fait. C’est pourtant, à priori, ce que l’on vient rechercher sur sur AV, non ? Alors, y’aurait-il une forme d’entrisme ici ?

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