Tout le probleme est là, c est que la plupart des occidentaux ne peuvent accepter de baisser le niveau de vie, niveau de vie non soutenable sur cette terre sans degradation des ressources et du tissu social....
« Les hindouistes ne sont pas exclusivement végétariens : les protéines animales leur sont fournis par le lait et ses dérivés. »
Vous
voulez sans doute dire végétaliens, les végétariens consomment des
produits laitiers, du miel, des oeufs, produits animaux mais pas de la
chaire.
Sachez tout de même, que produire des produits laitiers et des oeufs
nécessite oblogatoirement l’exploitation animale et de tuer des animaux
indirectement. En effet, ce point est trop souvent négligés par les
végétariens, essentiellement parceque nous sommes déconnectés du vivant
et de la paysannerie vivrière. Le végétarisme théorique est un concept
très urbain et intellectuel. Des poules ne pondent des oeufs qu’une
partie de leur vie, comme les humains. Un producteur "rationnel
économiquement" et pas forcément respectueux de la vie de ses
volailles, est obligé de tuer les vielles poules, pour les manger ou
pire les jeter. De même, l’élevage de pondeuses suppose d’éliminer les
mâles qui ne pondent pas. Les animaux laitiers produisent du lait
une partie de leur vie. La lactation nécessite une naissance chaque
année. Les producteurs ne peuvent pas garder les mâles, comme pour les
poules. Et dans les deux cas, même en bio, élevé en plein air, label
rouge permaculture etc... Si on n’élimine pas les mâles, ou les « vieux », qu’en fait on ? Où les met on , dans la nature ? Qui les nourrie ? Tout
cela pour dire que le végétarisme (non végétalien) est impossible
agricolement parlant, sauf collaborer avec des carnivores...mais alors
ce ne peut plus être une éthique... Seules solutions cohérentes pour les végétariens insistants : cueillir les oeufs dans la nature dans des nids sauvages, attraper une biche sauvage allaitante (pas facile, en plus elle a de grandes chances de mourir de stress ou de s’étrangler à une corde,...je l ai vécu) et la traire.
Ou bien accepter qu’on fait partie de la communauté du vivant en interdépendance permanente, et qu’en conscience, du moins pour nous les humains, on prélève le strict minimum nécessaire à nos besoins.
Je prefere une société paysanne, où la consommation de protéine animale est minimale et raisonnable, par chasse respectueuse et/ou élevage/pêche respectueux, sans culpabilités par rapport à nos besoins conscientisés, qu’une société immature, qui se culpabilise , qui fabrique des compléments alimentaires nécessitant pas mal d’énergie grise, pour compléter les carences des végétaliens, qui nécessite tout un complexe agro-industriel, et où les gens sont de plus en plus déconnectes du vivant des réalités culturales, attrophiés car incapable de produire sa nourriture ni bricoler sa maison, ni reconnaître une plante sauvage.
@Chienassis Il n ’est nullement question d’anthropophagie.
Même dans la nature, rare sont les cas où des animaux mangent d’autres
animaux de la même espèce. Cela arrive mais pas vraiment comme un mode
alimentaire.
Je pense que l’homme, animal soumis aux mêmes lois naturelles, n’a pas
même instinctivement cette tendance ( en lutte sociale, belliqueuse
toute au plus, voir religieuse).
On ne peut pas comparer le fait pour l’ humain de manger, entre autres,
de la viande à de l’anthropophagie. Ce type de comparaison montre
encore une fois notre mecompréhension du vivant et de la nature (dû à
notre anthropocentrisme, cf Terrasson encore).
Manger entre autre de la viande, ne signifie pas non plus que les
animaux sont là pour satisfaire notre plaisir, mais cela constitue un
tout, un écosystème avec interdépendances. L’écosystème se maintient si
l’homéostasie est maintenue, si on ne dépasse pas des seuils critiques.
Personnellement, je mange cru à 100 pour cent ,depuis 8 ans, très peu de viande, quelques kilos par ans, essentiellement des insectes, des la spiruline que je cultive. J ai été végétarien pendant 12 ans. Je me suis rendu compte que pour respecter au max son écologie interieure de même que l environnement, on arrive aux mêmes conclusions, c est à dire vivre sa nature, respecter ses besoins et non ses fantasmes mentaux. Tous les animaux de la planete nous compris, disposons d un outil tres utile, l instinct alimentaire ( a ne pas amalgamer avec les « instincts » dits bestiaux de violence etc... qui sont des idees toutes faites issues de la culture moralisatrice judeo chretienne). Aller à l’encontre de ces réalités naturelles entraine de nombreux dégats en chaines. L alimentation compulsionnelle excessive est liée à la frustration de ne pas respecter sa nature, à savoir que les besoins du corps non respectes, nous poussent à manger plus. Sans parler des désordres au niveau de la santé. Allez voir du cote de l etude Heatox, etude commanditéé par l Union Europeenne,(dont les premiers resultats sont sortis cette annee), pour connaitre la toxicite des aliments cuits au dela de 42°.Vous comprendrez pourquoi nous sommes en permanence en detoxination et tout ce qui s en suit et en permanence insatisfait par notre alimentation...
Lucrezia, vous me rassurez concernant la qualité de la viande. Cependant sur les animaux qui mangent d autres animaux, vous ne pensez tout de même pas qu après avoir colonise les pays du sud et leur avoir explique comment il faut vivre et missionarisés, on va maintenant s attaquer au regne animal pour les encourager a abandonner leurs instincts, outil tre utils pour eux pour savoir quoi manger et dans quelles quantites. En quoi manger de la verdure est moins mechant que manger des animaux ? Et les bacteries c est mechant d en manger ? La bacterie spiruline par ex, ni animal ni vegetal, anterieur, pour en produire il faut d autres bacteries qui transforment l azote organique en azote mineral. Quand on cultive de la spiruline on « exploite » les bacteries nitrifiantes et on en extermine regulierement. C est similaire en jardinage... Passez au prana ; ca c est évolutionnaire.