Un cadre qui perçoit + de 3377 € brut par mois verra sa cotisation passer de 14,97% à 11,25%, soit – 3,72% ! Cette différence va lui permettre de souscrire une complémentaire qui de plus sera déductible des impôts ! Par contre un salarié au SMIC verra sa cotisation passer de 9,48% à 11,25% !!!!
En définitive, avec la réforme de Macron, va se poser la question de travailler ou ne pas travailler (soit vivre au crochet de la société). C’est odieux n’est-ce pas ?
Mais l’homo économicus étant un homme de raison, il pose les choses à plat.
Une vie de labeur, débutée parfois tôt, très mal payée, avec des trous, bref, une moyenne sur 45 années de quelque chose comme un SMIC mensuel. A se lever tôt, à se colleter parfois 2 à 3 heures de transport, à ne pas profiter de ses enfants, à se dire que parfois que tout ce que vous gagnez, repart direct en paiement de factures, d’impôts et autres taxes diverses
Cette vie de labeur vous donnera 1000 euros de retraite. Le fameux minimum contributif. Carrière complète, âge pivôt respecté. 1000 euros. Et attendez, 1000 euros promis pour 2025-2030.
C’est sous le seuil de pauvreté actuelle. Macron vous promet donc la pauvreté à vie.
A côté de cela, vous avez le minimum vieillesse, bientôt transformé en RUA. Il est d’un peu moins de 900 euros actuellement et on le donne à toutes les personnes qui n’ont pas suffisamment travaillé ou même jamais travaillé.
Voyez le truc, d’un côté 1000 euros à taffer la galère et de l’autre 900 euros à se « la couler douce misérablement ».
Je veux dire, entre l’un et l’autre, l’écart est si infime que l’homo économicus peut raisonnablement se poser la question de savoir si ça vaut encore le coup (financièrement parlant) de travailler.
De surcroît, à la différence du CICE, dont on ne sait pas trop bien où il est allé, on sait où va l’argent des retraités.
Dans l’épargne transmissible et plutôt père de famille pour les plus riches. Dans le circuit économique pour les autres Majoritairement en France.
Les retraités sont des consommateurs. De services à la personne. De dépenses de santé (c’est aux plus aisés retraités que les mutuelles vendent leurs « sur-mutuelles »). De loisirs.
Réduisez leur budget et de suite, vous allez faire s’effondrer certains secteurs dans les services, le loisir et la santé.
Et pour ce qui concerne les fonds de pension. Si tel est le projet de Macron, non seulement ce sera un coût pour la société, du fait de la défiscalisation, mais en plus cet argent ira s’investira dans le monde. Pas nécessairement en France. L’argent des fonds de pension sera donc de l’argent non productif pour la France.
Sans compter que pour obtenir des rentabilités importantes, ces mêmes fonds de pension se comportent comme des prédateurs vis-à-vis des entreprises. En bref, il leur importe plus de faire du bénéfice immédiat, plutôt qu’une rentabilité plus longue et constructive.
A bien y regarder, dans n’importe quel sens, on prend ce projet, on y trouve pratiquement que du négatif et très peu de positif. Preuve que c’est un mauvais projet. Un projet même pas chiffré et qui risque bien de coûter trois ou quatre fois plus cher que le déficit de certains régimes actuels.
Il y a aussi le problème des réserves des caisses autonomes type AGIR ARRCO sur lesquelles Macron louche désespéremment.
Pensez, un truc comme 125-127 milliards, cumulés avec le fond de réserve des retraites, constitués depuis Jopsin.
Problème. De taille.
La loi dit très clairement que les réserves appartiennent à ceux qui les ont constitué. Sinon, c’est du vol ou du Bolchévisme. Macron est-il un voleur ou un bolchévique ? Plutôt un banquier ...
Là est le problème.
Et il est de taille.
La prochaine fois, il faudra se garder d’élire un banquier à la tête de l’Etat.