Question à l’auteur : le libéralisme existe-t-il ou bien est-il forcément ultralibéral ? Car à vous lire, il n’existe dans la philosophie libérale aucune demi-mesure. Etre libéral c’est visiblement être extrémiste et je trouve qu’on ne peut prétendre faire de l’analyse politique en apposant des cases préconcues et des visions idéologiques sur une doctrine aussi complexe et mouvante. Les degrés de libéralisme, au cours de l’histoire et dans les dirigeants que vous citez, sont diverses. Et si on veut pouvoir à la fois éviter les débordements du libéralisme, et étudier de près cette doctrine il est nécessaire de faire les nuances et d’apposer le juste degré aux politiques des uns et des autres, qui ne sont pas les mêmes.
« J’ai voté Mélenchon au 1er tour, Le Pen au second ». Vous prouvez le vase communicant idéologique entre les deux. Et c’est très inquiétant - et ça me fait honte pour la gauche et Mélenchon mais bon. Le problème de Mélenchon, c’est que pour récupérer l’électorat populaire il va être obligé de jouer au souverainiste bon teint, au conservateur, au protectionniste, tout l’inverse des valeurs de gauche internationaliste de la gauche contestataire mais bon. Les pistes sont brouillées à l’extrême. Les populistes de droite ou de gauche, c’est un peu cinquante nuances de brun.