« Tout État est fondé sur la force », disait un jour Trotsky à BrestLitovsk.
En effet, cela est vrai. S’il n’existait que des structures sociales
d’où toute violence serait absente, le concept d’État aurait alors
disparu et il ne subsisterait que ce qu’on appelle, au sens propre du
terme, l’« anarchie ». La violence n’est évidemment pas l’unique
moyen normal de l’État, - cela ne fait aucun doute - mais elle est son
moyen spécifique. De nos jours la relation entre État et violence est
tout particulièrement intime. Depuis toujours les groupements politiques
les plus divers - à commencer par la parentèle - ont tous tenu la
violence physique pour le moyen normal du pouvoir. Par contre il
faut concevoir l’État contemporain comme une communauté humaine
qui, dans les limites d’un territoire déterminé - la notion de territoire étant une de ses caractéristiques - revendique avec succès pour
son propre compte le monopole de la violence physique légitime. Ce qui est en effet le propre de notre époque, c’est qu’elle n’accorde à
tous les autres groupements, ou aux individus, le droit de faire appel
à la violence que dans la mesure où l’État le tolère : celui-ci passe
donc pour l’unique source du « droit » à la violence.
@wesson On retrouve dans votre rhétorique les mêmes accents et la même ligne que celle du KPD contre le SPD, lorsque, en dernière analyse, il préférait voter avec le NSDAP pour mener son « combat principal », celui contre les sociaux-démocrates.
@Trelawney Si pas d’accord sur le montant de l’indemnité, EDF ira jusqu’au Conseil d’Etat et nul doute que ça se chiffrera en milliards et pas en centaines de millions.