Avec tout mon respect pour le 6e imam, ceci est une parole connue du Prophète lui-même, et en plus c’est assez mal traduit ; le seul intérêt ici c’est que le mot « dhéla’a » employé en arabe est le descendant direct du « tsela’a » hébraïque qu’on lit dans le texte biblique. Mais ce n’était peut-être pas le propos de l’auteur de l’article... qui aura eu le malheur de chapeauter un texte sensible et beau par cette question de querelle théologique saugrenue.
C’est vrai que le mot est connu pour être, non pas rare, mais carrément unique, toutefois l’affaire est posée/résolue autrement : d’un côté il y a la côte, mais sur un autre versant, en suivant les trois récits successifs de la création de l’humain, il y a une évolution : d’abord ils sont créés « côte-à-côte », puis Dieu pense que ça ne va pas, du tout... et il refait les choses ; - donc d’abord : 1/ création de l’Adam qui est à la fois « masculin-et-féminin » - puis : 2/ recréation - de sorte à ce que Ève réapparaisse, dit le texte, comme une « aide en face de lui », ce qui rend les choses nettement plus intéressantes ; certains vont même jusqu’à forcer la traduction en lisant, dans le paradoxe assumé : « comme une aide contre lui » (tout un programme).
Mais faut pas trop focaliser sur cette côte, après tout l’essentiel de ce qui fait l’intérêt de ce texte étrange n’est-il pas qu’il faut d’abord qu’il roupille profondément pour qu’elle se lève ?...