Il est peut-être dommage de bien réfléchir quand on est mal informé ou pas suffisamment... L’apparition des armes est aussi venue en réaction à une répression violente, des milliers de films en témoignent, c’est désormais indubitable. D’un autre côté, il y a, à n’en pas douter, bien des terroristes dignes de ce nom dans toute cette affaire, mais aussi : des millions de syriens qui en ont vraiment marre... Pour vous donner une idée simple et rapide : Imaginez 40 ans de Sarco non-stop et votre état d’esprit exact après ça... je vous laisse savourer.
Totalement impossible : les tensions à la frontière syro-libanaise sont désormais Enormes. D’abord ce ne sont pas des gendarmes, c’est l’armée libanaise ; ensuite les soldats sont à la limite de la mutinerie (car pas mal de sunnites dans la troupe), de plus le hezbollah surveille toute la zone de très près (et il y a eu une espèce de contrat tacite entre les hezbistes et l’armée, du genre « si vous faites pas le job, on s’en chargera... »), bref c’est devenu en quelques semaines un cocktail tellement explosif pour les libanais eux-mêmes qu’on voit très mal un ambassadeur de France se risquer dans pareil bourbier.
Le seul sérieux problème c’est quand même la source : le Fatah n’est pas vraiment amoureux de Damas, le Hamas vient ouvertement de lâcher Bachar, reste donc le FPLP, autrement dit le porte-parole direct d’un régime dont les soucis de vérité sont éblouissants, surtout en ce moment... De plus sécuriser une sortie de Homs encerclée avec juste treize soldats, c’est encore jouer aux playmobil. Et puis sécuriser quoi ? Car quelques menus milliers de mètres séparent cette ville de la frontière libanaise. Et si ce n’est pas sécuriser, que feraient des officiers français dans ce marécage ? Irrecevable, et maladroit, mais qui sait...