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vraitravailleur

Etudes universitaires linguistiques et commerciales. Participe aux mouvement de mai 1968, puis prêtre clandestin dans les pays du Pacte de Varsovie.
Après 1990, crée une entreprise immobilière en France.

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  • vraitravailleur 3 juin 2007 15:07

    @phyletta

    Effectivement, du moins jusqu’à une date récente, les officiers qui partaient en retraite assez tôt bénéficiaient d’un indice de retraite équivalent à celui du grade supérieur : par exemple, un lieutenant colonel pouvait partir avec la retraite d’un colonel au 2e échelon. C’était « l’article 5 ». J’ignore s’il existe toujours.

    Par ailleurs, fonctionnaire de catégorie A, sans doute à un indice net d’environ 850 points, vous pouvez demander une mutation intéressante dans un autre ministère ou une autre direction. Vos primes sont un peu basses alors que le ministère des Finances est connu pour accorder à ses fonctionnaires les primes les plus élevées de la fonction publique.

    Effectivement, vous aussi, vous avez été bien conditionnée pour penser que vous n’êtes pas capable d’avoir une autre activité professionnelle qu’agent des douanes.

    Alors que vous avez une foule de qualités qui pourraient vous permettre de créer ou de travailler dans une entreprise ou un cabinet privé : vous possédez la connaissance des arcanes de la fonction publique indispensables pour négocier avec l’administration.

    Les règlements douaniers n’ont plus de secrets pour vous et vous savez comment les contourner ou les mettre en contradiction, car, résultant d’une série de loi votées pour satisfaire des intérêts particuliers, ils sont nécessairement incohérents. Connaissance que n’ont pas toujours les importateurs.

    Vous êtes tolérante, ouverte au dialogue, vous avez élevé deux enfants handicapés, ce qui nécessairement forme le caractère à l’endurance et à la patience.

    En revanche récriminer après les énarques n’est pas positif pour un fonctionnaire : j’ai lu plus haut que l’ENA avait été créé par Maurice Thorez (alors ministre de la fonction publique), c’est-à-dire sur le modèle de l’Ecole des cadres du parti communiste d’Union Soviétique comme le CNRS a été revu en 1946 sur le modèle de l’Académie des Sciences de l’Union Soviétique.

    Pourquoi réagir comme le petit apparatchik Nekrassov (de Sartre) qui en veut à son chef Orlov ? L’Enarque fait partie de la Nomenklatura. Pour réussir le concours, il a dû apprendre à contrôler ses propos et sa gestuelle, porter en permanence un costume gris ou bleu marine avec une chemise bleu-clair et une cravate unie et sa position est beaucoup plus instable que la vôtre, puisqu’il est révocable à tout moment. Il est donc normal qu’il s’intéresse exclusivement à sa carrière, sans état d’âme.

    Si vous décidez de rester fonctionnaire jusqu’à votre retraite, faites-vous élire dans les commissions d’avancement, développez votre pouvoir de nuisance, essentiellement en accumulant des preuves sur les détournements de fonds ou de matériels saisis effectués par la hiérarchie pour ressortir ces preuves au moment opportun en les apportant directement au cabinet du président de la République. Qui ne voudra pas de vagues.

    C’est la seule méthode efficace dans la fonction publique et qui vous permette d’obtenir davantage de primes, des congés supplémentaires, une notation d’élite, avec toutes les croix dans la bonne case, un avancement très rapide et surtout un congé exceptionnel d’au moins cinq ans avant la retraite, avec traitement complet, années validées pour cette même retraite.

    Encore jeune, vous pourrez alors entreprendre d’autres activités bénévoles ou lucratives.

    Et vous vous direz comme tous ceux qui ont vécu votre expérience avant de se mettre à leur compte : « si j’avais su, je n’aurais pas perdu tout ce temps et j’aurais voté plus tôt pour Sarkozy ».

    vraitravailleur



  • vraitravailleur 2 juin 2007 22:29

    Chirac n’a pas voulu envoyer de troupes en Irak et tout les partis politiques reconnaissent qu’il a bien agi ainsi, c’est même la seule chose dont ils lui savent gré à l’unanimité.

    Et maintenant Kouchner veut qu’on envoie la troupe au Darfour pour aider les Américains à évincer les Chinois qui s’emparent du pétrole. Sous couvert de l’« humanitaire », bien sûr. Pourquoi s’intéresser plus aux Darfouriens qu’aux Chrétiens du Soudan méridional que personne n’a protégé des massacres.

    vraitravailleur



  • vraitravailleur 2 juin 2007 22:07

    @phyletta

    Merci, pauvre phyletta, de nous avoir raconté votre vie de femme esclave, obligée de passer son temps dans un bureau à subir les caprices d’une hiérarchie uniquement préoccupée de son avancement. Vous êtes contrainte en effet de gagner un modique salaire en comptant les heures de présence (37 selon vous) parce que votre mari est incapable de subvenir seul aux charges du ménage.

    Vous rendez-vous compte que vous avez gâché toute votre jeunesse et pour quoi ? Pour faire une petite carrière dans des villes moches avec un salaire de misère et pour seul bénéfice la garantie de l’emploi. Non, les fonctionnaires ne sont pas des feignants mais ils ont été conditionnés pour avoir peur de quitter la fonction publique et ils se voilent la face pour ne pas voir qu’ils sont inutiles à la collectivité, surtout ceux des douanes.

    Quand le système socialiste s’est effondré dans les pays du Pacte de Varsovie, les salaires des fonctionnaires sont devenus si médiocres que les femmes se sont lancées dans le privé tandis que les maris restaient fonctionnaires en attendant des jours meilleurs et « pour la garantie de l’emploi ». Le résultat au bout d’un an : beaucoup de femmes gagnaient vingt fois plus que leur mari et certaines en ont alors changé.

    Un peu plus haut, j’ai lu qu’un colonel 2e échelon avait moins de trois mille euro de retraite. C’est intéressant mais uniquement comme revenu d’appoint pour quelqu’un qui retravaille après sa retraite. De toutes façon, on ne pourra jamais comparer public et privé puisque dans le privé, je ne dépends de personne pour me fabriquer des revenus : si je fabrique des chaussettes et que ça ne marche pas, j’essaye de fabriquer autre chose et je finis par trouver le créneau rentable.

    Dans la fonction publique, il n’existe pas de mesure de rentabilité ni de sanction de la clientèle. C’est donc la hiérarchie qui décide arbitrairement. Et la hiérarchie, c’est un individu qui ne s’intéresse qu’à sa carrière. C’est la seule finalité de la fonction publique.

    A quarante huit ans, rien n’est perdu, chère phyletta, d’autres perspectives s’offrent à vous ! N’avez-vous jamais eu envie de faire autre chose que d’aller au bureau 37 heures par semaine subir les humeurs de la « hiérarchie » ?

    vraitravailleur



  • vraitravailleur 31 mai 2007 12:36

    @TSS

    Si vous êtes retraité et que vous n’exercez aucune activité profitable à la collectivité, vous êtes alors un oisif, quoi que vous ayez fait auparavant. Vous avez peut-être été utile aux générations d’avant mais pas à celles d’aujourd’hui que vous parasitez.

    « Celui qui ne travaille pas est indigne de vivre » , écrivait l’apôtre Paul de Tarse.

    Pourquoi ne pas chercher à créer de richesses alors que vous disposez d’un filet protecteur constitué par votre retraite. Personne ne vous empêche de créer une entreprise qui vous rapportera au point que votre retraite ne vous servira plus qu’à payer une partie de vos impôts.

    vraitravailleur



  • vraitravailleur 31 mai 2007 12:11

    Pourquoi devient-on fonctionnaire ? Pour la garantie de l’emploi (c’est-à-dire pour devenir un prébendier). Pourquoi dirige-t-on une entreprise ? Pour créer des richesses.

    Là réside la différence fondamentale entre le « public » et le privé.

    Louis XIV a définitivement établi le statut du fonctionnaire : il doit sa place au bon plaisir du roi -c’est là son seul mérite - et il devient propriétaire de son grade. S’il ne commet pas de grave faute professionnelle (et notamment le détournement de mineurs ou de fonds dans le cadre de ses fonctions, ou encore le harcèlement sexuel), son traitement à vie est assuré.

    Encore qu’ il y a quelques temps, l’organisation d’un détournement de fonds au profit d’un « grand frère » politique intouchable constituait parfois la condition sine qua non pour obtenir une nomination par décret présidentiel.

    Dans ces conditions, le « mérite » d’un fonctionnaire est d’avoir obtenu des diplômes et réussi un concours d’entrée devenu difficile du fait de l’afflux des candidats, alors que les nobles de l’Ancien régime s’étaient contentés de naître.

    Mais pour l’instant, personne n’a pu mesurer l’efficacité d’un fonctionnaire ? Exceptées les forces de l’ordre notées au nombre de P.V. attribués aux conducteurs qui ne respectent pas à la lettre le code de la route, les fonctionnaires ne peuvent être notés et promus qu’à travers le regard subjectif de leurs chefs et de la commission paritaire d’avancement.

    Le fonctionnaire ne peut être efficace au sens du service rendu à la collectivité, puisque, par nature, c’est le parasite de ceux dont le travail est sanctionné par un résultat économique.

    Conseil aux fonctionnaires : faites-vous élire dans la commission paritaire qui décide de votre avancement. C’est alors que votre « mérite » sera vraiment reconnu.

    vraitravailleur

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