A l’image de ses créateurs, certes, mais je ne parlerais pas
d’absence de « bienveillance », je dirais plutôt
« d’indifférence par absence » qui peut coller aussi bien à
l’intelligence qu’à l’artifice.
Un marteau n’a pas
de mauvaise intention, seule la main qui le tient peut en avoir. Le
problème de l’IA, c’est qu’elle peut être à la fois le marteau et
la main, une main indifférente à ce qu’elle frappe.
Lors de ses voyages
précédents (Turquie et Liban en 2025, Algérie, Cameroun, Angola,
Guinée équatoriale, Monaco et Espagne en 2026), Léon XIV a suivi
un schéma constant. Il a été accueilli à l’arrivée, a rendu
visite au chef de l’État dans son palais et a prononcé un discours
devant les autorités. Aucun banquet d’État n’est signalé. En
Espagne, le seul dîner de gala a eu lieu au palais archiépiscopal,
et non au palais royal. Aucune décoration ne semble non plus lui
avoir été remise : l’usage a été l’échange de cadeaux
diplomatiques.
Sur ces deux points, l’absence de dîner à l’Élysée
et de Légion d’honneur n’a donc rien d’exceptionnel.
La France se
distingue en revanche sur deux autres points. D’abord, les honneurs
militaires ont été réduits à la demande du pape, alors qu’il les
avait acceptés en Turquie, à Monaco et en Espagne. Ensuite, le pape
a refusé que le président lui présente lui-même Notre-Dame.
Plutôt que d’y voir un trait de caractère, on peut penser à des
explications plus concrètes, évoquées notamment par La Croix
sans être confirmées. La loi sur l’aide à mourir a été adoptée
le 15 juillet 2026 contre l’avis de l’Église, et recevoir la Légion
d’honneur du président qui la promulguera aurait pu passer pour une
caution.
Le pape a aussi pu vouloir éviter de paraître associé à
la restauration de Notre-Dame, un projet très personnel du président
: François n’était d’ailleurs pas venu à sa réouverture en 2024.
Enfin, à quelques mois de la présidentielle de 2027, il a pu
chercher à éviter toute lecture partisane.
On peut discuter ces
raisons ou les juger insuffisantes, mais elles relèvent d’un
désaccord politique ou d’une prudence diplomatique, pas d’un mépris
envers la France.
Donc, pas de nouvelles concernant l’ensemble des sources.
Je voulais vérifier
avec vous quelques points, si vous le voulez bien, quitte à me
corriger.
Un premier petit
détail, vous dîtes « Au cours de ses cinq voyages, Jean-Paul II…
» , en fait, Il est venu sept fois en France métropolitaine : en
1980, 1983, 1986, 1988, 1996, 1997 et 2004.
Les titres de
Chanoine, là ça se brouille un peu.
Vous dîtes « de la
stalle du Latran jusqu’à ceux de chanoine de Saint-Pierre de Rome ou
de Notre-Dame de Chartres »
Le titre de premier
et unique chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran est exact. Il
remonte à Louis XI (1482) et a été renouvelé par Henri IV en
1604. En revanche, ni Saint-Pierre de Rome ni Notre-Dame de Chartres
ne figurent parmi les titres de chanoine du président. Ni la page de
l’Élysée (elysee.fr)
ni l’inventaire publié par Aleteia
ne les mentionnent. Les titres attestés sont ceux de proto-chanoine
d’Embrun et de Notre-Dame de Cléry. S’y ajoutent ceux de chanoine
honoraire de Saint-Jean-de-Maurienne, de Saint-Hilaire de Poitiers,
de Saint-Julien du Mans, de Saint-Martin de Tours, de Saint-Maurice
d’Angers, de Saint-Jean de Lyon, de Saint-Étienne de Châlons et de
Saint-Germain-des-Prés. Saint-Pierre de Rome n’est lié à la France
que par la messe annuelle de la Sainte-Pétronille, ce qui explique
peut-être la confusion.
Mais revenons à
Rome, où se trouve la basilique de Sainte-Marie-Majeure, et pas en
France. Et à ce propos, vous dîtes : « « un pays qui
réserve une stalle permanente au pape dans la basilique de
Sainte-Marie-Majeure » la France n’y réserve rien au pape. C’est le
roi d’Espagne qui en est proto-chanoine : Felipe VI y a pris
possession de son titre en mars 2026.
Maintenant la IIIème
république.
Vous dîtes : «
Même lorsque les tensions politiques étaient à leur comble sous la
Troisième République, aucun pape n’avait traité le premier
magistrat de la France avec une telle condescendance. »
Si on s’en tient
au niveau des visites papales en France, c’est un peu normal. Aucun
pape n’est venu en France entre 1814 et 1980. De 1870 à 1929, les
papes ne sortaient pas du Vatican (c’est la « question romaine »),
et les relations diplomatiques ont été rompues de 1904 à 1921. Il
n’y a donc pas de précédent auquel se comparer.
Mais ce qui
m’étonne, c’est que vous n’ayez pas cité le cas du président
Loubet en 1904.
Désolé, je n’avais pas vu votre réponse, d’où mes demandes répétées. Il faut donc que je prévienne la BNF que ses catalogues ne sont pas à jour. En attendant, soyez mon ophtalmo je vous prie, juste un lien vers un de ces ouvrages, pas deux, mais au moins un. Un monocle suffira je pense. A moins qu’un autre lecteur ait trouvé ces ouvrages et puisse me renseigner.