Article édifiant ! Néanmoins l’auteur pourrait-il préciser ses sources ?
Car lorsqu’il écrit : « Le chantage ne s’arrête pas là puisqu’Hillary a surenchéri, en insinuant que des vies en Grande-Bretagne seraient menacées si ce document était publié (...) », cela paraît quand même énorme, tant ce genre de menace s’apparente bien davantage à des méthodes ouvertement maffieuses qu’à l’habituel langage diplomatique... alors serait possible de citer aussi les propos réellement tenus ?
Désolé, mais je conçois la compétion comme une valeur foncièrement négative, et donc n’estime pas possible de trouver un quelconque équilibre sur la base de la compétitivité, fonctionnement qui propose de manière systémique l’affrontement des énergies au lieu de leur collaboration, aboutissant à la domination des uns sur les autres. La compétitivité ne peut intrinsèquement déboucher sur la stabilité globale, puisqu’elle encourage les antagonismes et qu’il n’y a pas de « main invisible » ex machina pour réguler le tout (la preuve en est actuellement).
En revanche, la cohésion sociale pourrait se fonder, outre par le développement des solidarités, sur une saine émulation, c’est à dire la collaboration de forces non pas concurrentes entre elles, mais concourrant à des buts collectifs : cela s’appelle coopérer dans la perspective du bien commun.
Bien qu’étant profane en matière d’économie, le constat semble être qu’il ne s’agit pas simplement d’une crise financière, mettant en cause le capitalisme, mais d’une crise systémique, mettant en question le consumérisme : c’est la course folle à la croissance par la consommation qui mine ce système.
Une proposition alternative consiste à changer de paradigme économique et adopter la décroissance comme phase de transition vers une société qui privilégie les équilibres collectifs, et non plus les « réussites » individuelles des uns au détriment de la misère des autres, cela sur fond de déprédation de l’environnement.
Le constat dressé par l’auteur ne concerne pas que notre pays, et même sans aucune sympathie pour lui, on ne peut tout mettre sur le dos d’un seul homme : il a quand même été élu, certes sur des promesses mensongères, mais aussi sur une certaine vision égoïste des relations sociales en appelant volontiers à l’exclusion, que semble hélas partager une majorité d’électeurs plus consommateurs que citoyens.
C’est aussi cette majorité silencieuse profondément conservatrice du fait de ses petits avantages (de luxe superflu vécu comme un confort nécessaire, de rentes diverses, etc.) qui fait que rien ne change. L’anesthésie consciente du citoyen découle d’une servitude volontaire passive du consommateur aliéné.
Merci à l’auteur pour cette analyse lucide et implacable de la situation. Mais il n’y a aucune mièvrerie à rappeler fort justement qu’il s’agirait désormais de rejeter les valeurs négatives de la compétition et de l’accumulation du gain pour leur substituer celles, plus humaines, de solidarité et de sobriété (=> quitte à l’imposer aux plus réticents, en l’occurrence les puissants). Sans quoi, effectivement, il est permis de ne pas être optimiste (euphémisme).
« le don d’organes, ça doit être basé sur un don, et non pas un dû.Il n’y a pas de droit à la greffe, il n’y a pas de devoir à donner.Il y a la possibilité de recevoir une greffe grâce à un don librement consenti qui relève de l’altruisme. »
En effet, en France le corps humain est considéré comme un bien consommable : sans doute en grande partie un héritage de la tendance obscurantiste du cartésianisme, qui distingue le corps de l’âme, et considère l’animal comme une machine (c’est à dire un corps sans âme).