Par ailleurs, les liens qu’elle établit entre libéralisme et racisme sont troublants, d’autant que, comme je l’avais montré dans un autre post, on trouve pareille position chez divers liberaux purs et durs (genre Herman-Hoppe, même si sa position est particulièrement vulgaire)
Je n’ai jamais lu, par exemple chez Malinowski ou Radcliffe-Brown, cette tendance à vouloir tout ramener à la lutte sociale incessante pour faire valoir son droit de supériorité sur autrui.
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Les thèses fonctionnalistes ou libérales ont un lien direct avec une certaine forme de racisme, dans le sens où comme Bourdieu disait," il y a autant de racismes qu’il y a de groupes qui ont besoin de se justifier d’exister comme ils existent".
Les implications racistes de la théorie fonctionnaliste (ou libérales) de l’inégalité sont évidentes ; en postulant que la lutte assure le triomphe des meilleurs et que les meilleurs sont meilleurs par nature – par essence – on peut justifier, par l’argument de l’inégalité naturelle des individus et par conséquent, celle des groupes, des ethnies ou des races, toute forme de domination, d’exploitation et d’oppression à l’intérieur d’une société et entre les sociétés. Nous verronsd’ailleurs que Schumpeter, qui pousse le plus loin les conséquences de la théorie fonctionnaliste de l’inégalité, se réclame ouvertement des théories racistes et des théories de l’hérédité. Les autres théoriciens fonctionnalistes trouvent le moyen de s’arrêter au seuil d’affirmations racistes explicites mais nous pourrons facilement constater que la cohérence et la logique du système théorique qu’ils construisent, imposent que soit admis le postulat informulé del’inégalité de nature entre les hommes et entre les groupes humains.(Nicole Laurin Frenette)
Voilà pourquoi l’idéologie libertarienne ou anarcho-capitaliste est une escroquerie !
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Le capital est hostile à l’État, tel est l’un des grands mythes de notre système-monde moderne, lequel est, à proprement parlé, une économie-monde capitaliste. Si, en tant que mythe, il fonctionne bien en réussissant à nous détourner de la réalité, du point de vue de l’analyse, cette proposition est carrément fausse.
Considérons le problème d’un entrepreneur positionné sur un marché. Il veut vendre ses produits afin de réaliser le maximum de profit possible et d’accumuler du capital. Quel est son plus grand adversaire quant à la réalisation de cet objectif ? Évidemment ses concurrents, dans la mesure où ils ont le même projet que notre entrepreneur. Imaginons maintenant un marché libre parfait comme l’ont proposé les économistes classiques, et surtout Adam Smith. C’est un marché dans lequel se trouvent une multiplicité de vendeurs et une multiplicité d’acheteurs, et où l’information est parfaite (chaque vendeur et chaque acheteur connaît tout ce qu’il faut savoir des conditions du marché).
Sur un tel marché parfait, aucun vendeur ne réussirait à réaliser un profit substantiel. Car chaque acheteur passera de vendeur en vendeur cherchant le prix le plus bas, jusqu’à ce qu’il trouve celui qui accepte de vendre pour le prix de production plus un sou. Une telle situation serait, évidemment, un cauchemar pour les capitalistes. Donc, axiome numéro un : le marché est l’ennemi du profit. Bien sûr, l’entrepreneur a besoin d’un marché pour vendre, et il n’admet pas que d’autres, comme par exemple l’État, lui défendent de maximiser son profit. Mais ceci ne veut pas dire qu’il désire que le marché soit entièrement libre. Il vise plutôt à se positionner dans un marché sur lequel il dispose d’un quelconque privilège ou d’un avantage par rapport à ses concurrents.