Il n’y avait pas d’esclaces africains sur le territoire « métropolitain » parce que l’exclavage est aboli en France depuis 1310, édit de Louis X (un des rois maudits) qui disait entre autre ; « puisque nous sommes dits royaume des Francs, et que nous voulons que la chose corresponde au nom... ».
L’esclavage était donc un « privilège » accordé aux compagnies gérant les iles des Antilles et de l’océan Indien. Bien mieux (et il y a eu de longs débats juridiques sur le sujet durant le dernier siècle de la monarchie) : dès que, pour une raison ou une autre, un esclave posait le pied sur le royaume de France, il était immédiatement libre. Il y eut même à deux reprises au moins des décisions du conseil du roi sous Louis XIV qui, sur recours des armateurs et propriétaires contre des jugements appliquant l’édit de Louis X, confirmaient son appplication immédiate et automatique.
(Maintenant soyons un peu marxiste, un Africain même libre paumé en France en 1710 ne doit pas s’amuser tous les jours. Mais il n’est ni plus ni moins esclave que le manouvrier itinérant qui se loue pour les récoltes).