Merci pour cet article salutaire en ces temps de frénésie boursière.
Vous soulignez adroitement et justement la prise de pouvoir de l’économie sur le politique et la naissance d’une nouvelle « aristocratie » qui est au-dessus des lois et n’admet aucune limite à son avidité.
Cela m’inspire quelques idées que d’autres pourront compléter.
Jusqu’à maintenant, les « masses laborieuses » ont assez bien profité du dynamisme économique engendré par cette course au profit : hausse du niveau de vie, espérance de vie en hausse, loisirs et voyages accessibles au plus grand nombre.
Mais ce système ne peut s’auto-entretenir qu’avec l’hyperconsommation, elle même générée par la publicité. L’abrutissement par les médias, télé en tête vient parfaire le système qui nous place au rang de producteurs-consommateurs autant que possible décérébrés et acculturés.
Ceci ne peut qu’aboutir au désastre écologique et social annoncé, déjà bien entamé.
Si une révolution à l’échelle mondiale n’est guère envisageable, pour l’instant, on a tout de même la possibilité de résister à titre individuel :
- consommer seulement selon nos besoins ;
- refuser les produits issus de pays n’offrant ni couverture sociale ni salaires décents à ses travailleurs ;
- boycotter les émissions sponsorisées par la pub, sport notamment ;
- encourager les initiatives économiques alternatives : coopératives, AMAP etc.
- éduquer nos enfants au respect de l’environnement et leur apprendre la valeur des choses, le plaisir de la découverte hors des écrans en tous genres ;
- placer nos politiques devant leurs responsabilités et leurs promesses et les sanctionner, s’il le faut, sans sectarisme ;
- ...
Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire !