@ Lerma
Vous me surprendrez toujours. Vous écrivez : « les series françaises sentent le pétainisme et non la réalité » et : « Le cinéma américain est fait pour réver et c’est pour cela qu’il fait un carton et rapporte des milliars de dollars ».
Pour votre information :
En 2003, le Parents Television
Council (PTC), association créée aux États-Unis en 1995, rapportait,
qu’aux États-Unis, en plus d’une augmentation de la quantité de scènes de
violence dans les heures de grande écoute entre 1998 et 2002, on y voyait de
plus en plus d’armes à feu, de sang et de morts. Selon une nouvelle étude de
cette très conservatrice association, relayée par l’Agence France Presse, les enfants
sont assaillis d’images violentes ou à caractère sexuel toutes les 3,5 minutes
aux heures de grande écoute à la télévision américaine. Le réseau qui s’inscrit
au premier rang de cette violence télévisuelle est la Fox, la chaîne réputée
pour être la plus « outrageante », affirme le PTC, qui, avec 20,58
occurrences d’images violentes ou sexuelles, fait deux fois pire que ses
rivales. La chaîne ABC quant à elle tient la palme des séries à contenu le plus
sexuel. L’étude a relevé 2.246 images sexuelles ou blasphématoires soit 12,48
par heure diffusée toutes chaînes confondues. Les scènes contenant de la
violence ont augmenté de 52,4 pour cent par rapport à une étude similaire
réalisée en 2001 dans les programmes diffusés dans ces cases horaires. Aux heures
de grande écoute, sur les grands réseaux non-câblés, les enfants assistent
ainsi à 4,19 actes de violences en une heure - près du triple pour la chaîne
Fox (11,37 par heure) - et 3,76 scènes de sexe.
Avant le 11 septembre 2001, les
scènes de torture étaient plutôt rares à la télévision américaine. De 1996 à
2001, 102 scènes de torture ont été diffusées aux heures de grande écoute, et
pas moins de 624 de 2002 à 2005. Les bourreaux ne sont plus les méchants,
tueurs en série et trafiquants de drogue, mais les gentils, les héros : les
patriotes. Cette banalisation a des conséquences particulièrement perverses.
Selon l’association américaine de défense des droits de l’homme Human Rights First,
elle ne rend pas seulement la torture plus acceptable aux yeux des
téléspectateurs, elle influence aussi jusqu’à ceux qui mènent des
interrogatoires sur le terrain : les soldats en Irak. « Nous avons un faisceau de preuves qui montre
que les jeunes soldats imitent les techniques d’interrogation vues à la
télé », alerte David Danzig, qui dirige la campagne Primetime Torture (Libération).
Où voyez-vous le rêve dans ces données statistiques ?
Pierre R.