Effectivement ce n’est pas aussi simple. Mais L’ONG Arche de Zoé avait avant de partir, informé : le Ministère de la Justice, le Ministère de l’Intérieur, le Ministère des Affaires Etrangères pour les autorités officielles ainsi que le juge pour enfants de Reims Vatry. Le préfet était sur place le 25 octobre (à l’aéroport) et il est évident qu’à l’arrivée fort médiatisée de ces enfants, les autorités françaises auraient dû prendre des décisions quant à leur prise en charge (D’autant que plusieurs d’entre eux présentaient des pathologies allant de la dénutrition à l’hépatite B par exemple et qu’ils nécessitaient des soins à leur arrivée). Là encore les familles n’avaient aucune certitude que le juge accepte de les confier aux familles, simplement il était envisageable de penser que les autorités françaises auraient accepté la solution prévue (prise en charge par les familles d’accueil) puisque cette solution ne coûtait pas un sou au contribuable français donc à l’état.
Il ne faut pas non plus oublier que l’intention d’Eric Breteau était, par cette action, d’alerter l’opinion publique sur la situation tragique dans laquelle se trouve actuellement la population darfourie.
La situation continue de s’aggraver là-bas cf le communiqué de la FIDH, la LTDH et l’ATPDH du 27 novembre 2007.
Je suis assez écoeurée aujourd’hui que l’acte d’humanité dans lequel ma famille et moi nous étions engagé soit devenu un acte suspect au mieux ou malhonnête au pire ! Effectivement il faut sans doute laisser cela aux « professionnels de l’humanitaire ».
Je suis absolument révoltée de lire dans un communiqué de l’UNICEF publié le 30 octobre 2007 qui condamne et qui accuse l’Arche de Zoé, « les interventions d’accueil de ce type sont de nature à perturber les enfants, à freiner le flux des dons... ». C’est vrai leurs « produits » sont bientôt en vente. Apparemment cela ne choque personne, moi si.