Bonjour jérome.
Je ne pense pas que je lirai cet essaie, car il risque de reprendre des lectures déjà faites.
Mais je n’aime pas trop l’utilisation du terme chaos pris dans le sens de désordre. Le chaos est l’ordre universel qui échappe à la compréhension humaine ce n’est donc pas le désordre mais la limite de notre aptitude.
Ensuite ce qui se modifie est la transgression de l’ordre occidental qui lie tout le reste du monde suivant son paradigme, et distingue par exemple chez l’islam, le religieux et le politique. Ce qui n’est pas fondé car l’on gagne les grâces de dieu certes, par la prière, mais aussi par une vie politique exemplaire. La séparation républicaine et laïque française d’avec la religion n’est pas universelle.
Ensuite la disparition du bloc de l’est à n’a pas fait disparaître de fait tous les opposants qu’il regroupait ou soutenait, il s’en est suivit de nombreux chefs de guerre ou de groupes armés.
Les tentatives de fédération de ces opposants se font clairement sous l’appel de l’islam, mais il n’y a pas de façade en cela, car l’islam comme toutes religions est aussi politique. La confusion l’est pour ceux qui ont établie une séparation culturelle entre le politique et la religion, cette situation dichotomique pose des problèmes à ceux qui ne vivent pas dans l’esprit de leur foi.
Ce que n’a pas l’islam en propre depuis la fin de l’empire ottoman c’est un état. Il lui est donc devenu impossible de livrer une guerre traditionnelle, pour deux raisons.
1/c’est que l’opposition islamiste subversive c’est construite autour du conflit Israélo palestinien, la chute du shah d’Iran et la guerre russo américaine en Afghanistan, donc difficile d’identifier un chef (vu occidentale d’où le « bendalinisme » récurant).
2/ c’est qu’il n’y a pas de guerre déclaré seulement des déclarations de promulgation de lutte contre le représentant du Mal, ce qui engendre des actions d’éclats aux motivations les plus diverses sans champ de bataille précis avec un armement de fortune aléatoire.
Le terrorisme auquel il donne cours n’est pas en soit un phénomène nouveau d’opposition, il a seulement un nouveau visage à deux faces l’une sert aux USA d’investir les lieux pétrolifères, l’autre d’exercer sur les citoyens des contrôles et des surveillances qui relèvent de moins en moins de la démocratie.
Quand à la criminalité, depuis les années soixante dix, années du départ du consumérismes et du chômage, elle n’a fait que croître jusqu’à fin des années 90, et se maintien à un haut niveau depuis.
Le fait de noter paradoxalement à l’élévation du niveau de vie des uns, un accroissement de la pauvreté chez d’autres ne peut être qu’un facteur criminogène, Le Play en a fait la démonstration il y a bien longtemps.
Mais parmi ceux-ci il faut distinguer ceux qui s’organisent et se professionnalisent, et qui utilisent la technologie pour leur fin (informatique) et ceux qui sont des relaies médiocres de la pauvreté condamné aux larcins de petites envergures.
Pour celle-ci j’avais lu les travaux de Tremblay et j’avais trouvé bien inquiétante sa recherche du criminel à la base dans les familles, ce qui lui avait fait dire que la criminalité était culturellement transmissible, comme l’est l’opposition terroriste lorsqu’elle s’enracine dans la durée, tel le conflit Israélo palestinien.
Je crois que l’on ne peut pas mettre sur le même pied le terrorisme comme action politique, qui pose un problème de jugement insoluble, (car nous avons vu Arafat chef terroriste devenir chef d’état, ce qui laisse entendre ce que l’on savait déjà que lorsque un terrorisme réussi il n’est pas condamnable) et celui du crime de droit commun qui se juge comme tel.
Souvent les terroristes tombent sous le coup du droit commun car ils blessent ou tuent des civils, mais qu’en serait-il s’ils ne s’en prenaient qu’aux militaires, les quelques cas basques et irlandais ont démontré que cela ne changer pas la vision de celui qui est au pouvoir, mais dénote notre incapacité à juger le fait pour ce qu’il est.
Espérons que nous n’aurons pas dans ces temps de révisionnisme du passé, un fou pour juger les résistants à l’occupation nazi pour terrorisme.
je ne crois pas que la complexité soit plus difficile que par le passé, ce qui l’est c’est la taille du terrain d’investigation, les moyens de communications et la quantité de sujet et produit donnant cours à malversation à destination d’une population consommatrice plus fortuné.
Rien n’est immuable il y a eu un renversement de valeur qui conduit à ce que le citoyen se présume coupable, que celui qui veut améliorer sa condition sociale devient un réactionnaire anti libéral, les mondes ne sont pas séparé pour que l’on n’y trouve pas cette inversion, où être malhonnête devient presque une référence. C’est pour cela qu’Attali écrit que notre monde d’aujourd’hui se caractérise par la déloyauté.
Cordialement.