C’est vrai que vous mesurez tous les jours (ou presque) la misère du monde et en ce vous méritez tout le respect pour une tâche qui n’est pas toujours facile mais choisie en connaissance de cause du poids social et occasionnellement dangereux qu’elle représente... aussi les institutions vous assurent-elles des conditions de travail, de protection et de légitimité qu’elles sont loin d’assurées aux enseignants de tout niveau qui subissent souvent plus qu’ils ne mesurent la misère du monde et dont le métier n’est en soit ni le maintien de l’ordre ni d’être l’exultoire des frustrations sociales et exposés sans beaucoup de protection à la vindicte et à l’insulte ! Pas de gilet pare-balles en classe, par de 7.65 (ou autre ) à la hanche, par de trucmuche électrique pour immobiliser le violent ... bien peu de soutien administratif ou populaire ! Mais le devoir d’instruire avec pour outil une pédagogie souvent obsolète et bien peu utile devant la violence des mots, des gestes ou des attitudes ! Je n’irai pas plus loin, mais il y a un bout de temps que j’ai quitté les couloirs des lycées en tant que professeur... pas de gaité de coeur, mais à voir comment évolue le cadre de l’enseignement, sans regret non plus ! Et je ne parle pas des élèves ! Au 19e ou avant la guerre les enfants scolarisés n’étaient sans doute pas des anges... et ni au 16, ni 17e ni au 18e ... les archives sont là et les témoignages aussi ! Mais les adultes en étaient responsables et assumaient cette responsabilité ...