Si j’ai bien compris, il faudrait soutenir un collègue présentant un problème d’alcoolisme depuis quatre ans (et l’ayant admis), qui avait consommé une forte quantité de ricard la veille (et l’a admis), qui a jeté à terre les affaires d’un élève qui tardait à déplacer sa table pour travailler en groupe et a répondu à la question "pourquoi vous faites ça ?" en plaquant l’élève au mur, puis, l’élève l’ayant traité de "connard", lui a collé une gifle avant de le traîner dans la pièce d’à côté pour lui faire rédiger des excuses avant de demander à toute la classe de taire l’incident ?
Désolé mais : vous ne comptez pas sur moi ! Autant je trouve cette garde à vue très nettement excessive (une mesure de suspension, puis une sanction disciplinaire, éventuellement portée au pénal si l’enquête l’avait rendu nécessaire, aurait suffit !), autant je trouve que le fait qu’aucune mesure n’ait été prise avant cet incident grave (précédé de nombreux incidents si l’on écoute ce que dit le procureur d’Avesnes) est totalement anormal, autant je trouve que le fait qu’on n’incrimine à aucun moment l’inaction du principal du collège est scandaleuse, — autant je trouve que l’attitude de soutien aveugle et sans distance relève d’une certaine forme de stupidité.
Un prof qui a des problèmes d’alcoolisme sans incidence sur son travail ? qui avoue être autoritaire mais ça n’est pas grave ? Franchement, même en étant prof depuis bientôt 25 ans, et d’une famille de profs depuis 3 générations : je n’y crois guère. Il est assez stupéfiant en la circonstance qu’on n’examine pas le point de vue de l’enfant et de la famille et qu’on ne s’attache qu’à "défendre un collègue".